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Au « pifomètre »

mardi 17 octobre 2017, par Louis DAUBIN

Le Malus fiscal pour l’automobile sera officiellement descendu à 120gr de CO2 pour son seuil de mise en application, au lieu des 127 gr actuel.


Vous pourriez vous dire quoi de plus normal ! Citoyen engagé vertueux, vous voulez lutter contre l’affreuse pollution supposée des nouvelles voitures diesel euro6-b auxquelles la maire de Paris ne tardera pas à attribuer 100 000 morts par semaine au rythme inflationniste de ses déclarations fantaisistes. Voilà une belle taxe écologique, pensez-vous. Elle devrait abattre les « pollueurs » en diesel. Pourtant ce nouveau seuil du malus provoque la satisfaction des utilisateurs, incultes et rétrogrades comme chacun sait, de motorisation diesel.

En fait, en descendant le grammage, le gouvernement surexpose le moteur essence, gros émetteur de CO2, au malus et protège le moteur diesel qui émet peu de CO2. La distorsion va s’aggraver au profit du diesel dans une zone de malus à partir de 120 gr entre 50€ et 1000€ de malus supplémentaire pour les petites et moyennes berlines essence.

L’impôt supplémentaire prévu sur le carburant gasoil ne suffira pas ainsi à entamer la transformation énergétique voulue par le gouvernement. Du moins pas dans l’immédiat, puisque nous ne savons pas encore à quelle sauce sera préparée la nouvelle TVS 2018 . Pas plus que nous ne sommes au courant de la norme qui sera retenue pour le calcul du CO2 des voitures neuves immatriculée entre le 1er janvier 2018 au 1er janvier 2019 : NEDC ? NEDC T ? WLTP ?

Tout cela nous laisse une sensation étrange. Le gouvernement fait preuve d’une bonne volonté évidente et d’un réalisme économique nécessaire. Mais les « pros » de l’automobile font défaut au plan technique pour évaluer les décisions à valider.
Surtaxer les moteurs essence face au Diesel est pour le moins contraire à l’objectif fixé par ce même gouvernement.

Parler de pollution d’un moteur diesel « propre » euro6b face à un moteur essence techniquement plus polluant est assez curieux.
Annoncer un parc tout électrique qu’il faudra alimenter par d’immenses centrales au charbon importé de Chine tout comme les batteries ultra polluantes a rayonnements toxiques inconnus entassés dans nos voitures, avec le risque de pandémie de cancer et de leucémie au niveau du scandale de l’amiante ,laisse songeur…Si c’est ça l’écologie…

Louis Daubin

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