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Crédit-bail : Souplesse et transparence

mardi 27 juin 2017, par Guillaume GENESTE, Louis DAUBIN

- 1) Le crédit-bail est une location avec option d’achat : il prévoit, dès la signature du contrat, le montant de l’apport, des loyers et de l’option d’achat en fin de contrat.
- 2) Le crédit-bail reste un mode de financement des immobilisations, dont le parc automobile, très apprécié par les PME et les PMI, pour sa simplicité et sa transparence
- 3) Le crédit-bail est particulièrement bien adapté aux véhicules utilitaires et plus particulièrement ceux dotés d’un équipement spécifique et coûteux. A la fin du crédit, l’entreprise peut conserver ce véhicule et continuer à l’utiliser
- 4) Alors que des PME et des PMI passent à la LLD, certains grands comptes commencent à se demander s’il ne redevient pas plus intéressant de revenir au crédit-bail


Le crédit-bail : un financement facile à appréhender

Le crédit-bail est un mode de financement ancien et toujours apprécié par les entreprises, notamment pour l’acquisition de leurs véhicules. En quoi consiste un crédit-bail ? « Le crédit-bail est un financement locatif qui a une particularité : la possibilité d’acquérir le bien en fin de location grâce à l’option d’achat définie à la signature du contrat. Le crédit-bail est la même chose que la LOA ou location avec option d’achat proposée aux particuliers. L’articulation financière est la même » explique Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail.

Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services ajoute que « l’un des avantages du crédit-bail, c’est que la valeur de rachat du bien est définie pour toute la durée du contrat. Il s’agit d’un financement global du véhicule, TVA incluse ». « Auquel il est possible d’associer désormais des services ! » lance Patrick Pouletty, responsable marketing et digital PSA Finance France – Citroën – DS. « D’un point de vue technique, la location longue durée et le crédit-bail ne sont pas soumis aux mêmes législations » explique Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac. « Le crédit-bail est un produit régulé ; il faut une licence bancaire pour pouvoir le proposer ce qui n’est pas le cas de la LLD » précise Marc Milewski. « Pour proposer de la location longue durée, il suffit d’être une simple société commerciale. Le crédit-bail ne peut être effectivement proposé que par un établissement financier » confirme Thierry Bercy.

La part du crédit-bail dans les ventes entreprises ?

Le crédit-bail est donc, par définition, réservé aux entreprises. Quelle est la part de ce type de financement dans les ventes de véhicules aux entreprises en France ? « Chez Volkswagen Groupe, le crédit-bail représente environ 20 % des ventes à entreprises, hors professions libérales qui ne sont pas toujours simple à « visualiser ». La répartition entre LLD et crédit-bail se fait avant tout en fonction de l’utilisation à venir des véhicules. Généralement, les véhicules financés avec le crédit-bail ont une durée de détention beaucoup plus longue. La levée de l’option d’achat en fin de contrat permet à l’entreprise de conserver le véhicule et de continuer à l’exploiter. La principale différence entre la location longue durée et le crédit-bail, c’est la possibilité pour l’entreprise de racheter le bien à la fin » affirme Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services.

« La part du crédit-bail dans les ventes entreprises est déterminé avant tout par l’usage à venir du véhicule et l’intérêt de l’entreprise. Le crédit-bail peut permettre au dirigeant de la PME de « s’offrir » une belle auto » sourit Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail. Il poursuit : « Nous finançons beaucoup de voitures particulières en crédit-bail, surtout des voitures premium et de luxe ». « En ce qui concerne les véhicules haut de gamme ou premium, le crédit-bail permet de disposer d’une durée de financement plus longue et le rachat en fin de contrat. Mais il ne faut pas croire que le crédit-bail ne sert qu’au chef d’entreprise pour des véhicules de luxe. Il sert aussi et surtout pour financer des véhicules utilitaires transformés en fonction de l’activité de l’entreprise. Ces véhicules disposent souvent d’équipements dont la valeur est supérieure à celle du véhicule de base.

L’entreprise a alors intérêt à conserver ce véhicule le plus longtemps possible pour exploiter au maximum ces équipements. Le financement qu’est le crédit-bail n’est pas appréhendé de la même façon entre un chef d’entreprise et un entrepreneur – artisan. Chez RCI, le crédit-bail représente environ 38 % des financements VN contre 28 % pour la LLD et 18,9 % pour le crédit classique » explique Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac. « Dans le cadre de la location longue durée, c’est le loueur qui propose l’éventuel rachat du véhicule, pas le client qui le demande. Chez PSA Finance, sur 100 financements en crédit-bail, environ 20 % portent sur des voitures particulières et environ 80 % sur des véhicules utilitaires légers. Après quatre à cinq ans, les VUL ne valent plus grand-chose mais peuvent effectivement encore être utilisés dans certaines entreprises » précise Patrick Pouletty, responsable marketing et digital PSA Finance France – Citroën – DS. « Les clients du crédit-bail apprécient le fait que le prix de rachat du véhicule est déterminé à l’avance » ajoute Thomas Lemoine, ventes spéciales et méthodes commerciales division automobile Honda France.

Crédit-bail ou LLD : quelles préférences de la part des clients ?

Sans forcément opposer le crédit-bail à la location longue durée, comment évoluent ces produits et pourquoi choisir l’un plutôt que l’autre ? « Chez Peugeot, environ 34 % des clients professionnels font appel au crédit-bail contre environ 64 % pour la location longue durée. En termes de contrats, 22 % sont des crédits-bails et 78 % des contrats de LLD. Le crédit-bail concerne principalement la clientèle des TPE, PME-PMI et professions libérales » explique Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance. « A contrario, chez ERCG, nous nous occupons principalement d’entreprises comptant de 50 à plusieurs milliers de véhicules et la LLD représente 99,5 % des contrats » affirme Patrice Nahmias, président du cabinet conseil ERCG.

« La différence de ventilation entre LLD et crédit-bail est aussi liée à la différence d’appréciation des dossiers des clients qui existe entre les captives des constructeurs et les filiales de banques. Dans les captives, la relation avec le vendeur en concession est essentielle. Les clients peuvent avoir peur de la fin de contrat et le vendeur est là pour les rassurer ce qui peut permettre en outre une certaine bascule vers la LLD » ajoute Vincent Hauville. « La location longue durée est un produit fidélisant pour le constructeur alors que le crédit-bail, avec sa transparence, ses loyers préétablis et le montant prédéterminé de la levée d’option d’achat peut davantage inciter le client à changer de constructeur » précise Thierry Bercy.

« Cela étant, il est désormais possible d’associer au crédit-bail des services identiques à ceux de la location longue durée ; services, maintenance, perte financière, assurance etc. Ce package complet est plus fidélisant tout en laissant une grande liberté au client » renchérit Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance. « Dans le cadre de la location longue durée, le client est obligé de passer par le loueur mais pas forcément par le constructeur » tempère Thomas Lemoine. Il poursuit : « La relation client est très importante chez nous et nous avons, à contrario, tout intérêt à aller vers le crédit-bail ».

« Il n’y a plus de différence entre les actions et les prestations qu’il est possible d’associer au crédit-bail et celles associées à la location longue durée. Cela étant, dans le cadre des ventes d’utilitaires légers, il y a souvent, de la part du client, une recherche de confiance avec le point de vente et de fiabilité des véhicules. Dans ce cadre, la relation avec le point de vente est primordiale » rajoute alors Patrick Pouletty. « C’est le changement d’approche de l’utilisation même des véhicules qui fait évoluer les choses entre crédit-bail et la location longue durée. Certains clients LLD reviennent vers le crédit-bail et pour les VUL, l’équation LLD n’est pas toujours la plus pertinente » explique à son tour Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services. « Le retour de certaines entreprises vers le crédit-bail est aussi lié à l’agressivité commerciale de certains loueurs vis-à-vis des petits parcs qui ne sont pas toujours satisfaits de la prestation » ajoute Thomas Lemoine, ventes spéciales et méthodes commerciales division automobile Honda France.

« Cette agressivité commerciale des loueurs longue durée sur les petites entreprises est liée au fait qu’il n’y a plus de marges sur les grands-comptes et que, désormais, la marge se fait sur les mono, bi ou tri possesseurs. Il ne faut pas confronter la location longue durée et le crédit-bail. Il s’agit de solutions différentes en fonction de l’usage qui va être fait du bien. Il faut aussi rappeler qu’en 2018, il va y avoir une évolution des normes IFRS et la LLD ne sera plus « déconsolidante » puisque les entreprises devront déclarer leurs engagements au bilan alors qu’actuellement les loyers n’apparaissent que comme une simple charge d’exploitation. De son côté le crédit-bail entraîne une obligation d’inscription comme engagement hors bilan » expose Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail.

« Dès qu’il y a achat, cela doit apparaître au bilan ; avec la LLD, les loyers sont dans le compte de résultat » précise Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance. « Je ne pense pas que l’arrivée de ces nouvelles normes va révolutionner le marché dans la mesure où toute acceptation de dossier est faite en prenant en compte la situation de l’entreprise, y compris les engagements hors bilan » souligne Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac. « La différence fondamentale entre le crédit-bail et la location longue durée, c’est le risque à la revente qui est endossé par le loueur alors qu’avec le crédit-bail, c’est l’entreprise qui endosse ce risque. Le choix du mode de financement se fait en fonction de l’appétence de l’entreprise à endosser ce risque » affirme Patrice Nahmias, président du cabinet conseil ERCG.

« Avec le crédit-bail, la valeur économique doit être largement inférieure à la valeur du marché, donc il n’y a aucun risque » rétorque immédiatement Marc Milewski. « Souvent, le choix du crédit-bail se fait au détriment de la location longue durée parce que cette dernière apparaît moins lisible et moins transparente que le premier, notamment au niveau de la fin de contrat et de la valeur des équipements du véhicules. Plus ces éléments seront précis et transparents pour le client, plus la LLD progressera » sourit Vincent Hauville. « Il faut quand même préciser qu’il n’est pas non plus possible de faire « n’importe quoi » avec la voiture en crédit-bail. En cas de restitution par anticipation, le véhicule doit être dans un état d’usage standard » souligne Thierry Bercy.

Vers davantage de services

En intégrant des services au crédit-bail, les prestations globales s’approchent de celles de la location longue durée. Les clients sont-ils de plus en plus sensibles à cet argument ? « En faisant abstraction de l’intérêt du crédit-bail au niveau du bilan (voir ci-dessous), la vraie question est celle des services associés. Désormais, la différence entre la LLD et le crédit-bail est de plus en plus faible au niveau des services. C’est donc le type de véhicule et son utilisation qui vont déterminer le mode de détention » explique Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac.

« Nous intégrons de plus en plus de services associés au crédit-bail : maintenance, perte financière, assurance, carte carburant… Nous avons aussi intégré un service additionnel : le mandat pour la revente du véhicule en fin de contrat ce qui exonère l’entreprise de la revente du véhicule » confirme Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail. « Avec le crédit-bail, il est aujourd’hui tout à fait possible de disposer d’une maintenance à la carte sur la durée et le kilométrage alors qu’avec la LLD, la maintenance se déroule en parallèle avec le contrat. Concernant ce contrat de maintenance, nous allons logiquement vendre un contrat lié au réseau de la marque. Si l’entretien du véhicule est fait hors réseau, nous n’allons pas forcément accepter et payer la facture » tient à souligner Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services.

« Chez nous aussi. Une fois le prix de l’entretien défini au moment de la signature du contrat, je ne vois pas l’intérêt de ne pas aller dans le réseau. Il faut répondre aux besoins et aux questions du client au moment de la signature. Le fait de disposer d’un interlocuteur unique est synonyme de simplification et de gain de temps pour le chef d’entreprise » rajoute Vincent Hauville.

Quelle loi d’amortissement ?

Avec le crédit-bail, quel est la loi d’amortissement du véhicule associé ? Selon Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance : « Pour la loi d’amortissement, nous allons déterminer les besoins du client pour faire le montage financier le mieux adapté. Il s’agit là d’une des forces du crédit-bail. L’amortissement peut être progressif, linéaire ou dégressif en fonction des besoins de l’entreprise et de l’utilisation du véhicule ». « L’amortissement progressif peut être intéressant pour les véhicules électriques. Il s’agit d’un achat plus conséquent mais il n’y pas de consommation de carburant. L’amortissement progressif avec le crédit-bail peut être intéressant dans ce cas » explique Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services. « Tout est possible et envisageable. Il nous arrive même de faire des échéanciers avec des mois pendant lequel il n’y a pas de remboursement, en cas d’activité saisonnière par exemple. Avec le crédit-bail, si le client demande une modification, même en cours de contrat, nous recalculons l’échéancier, voilà tout. Le crédit-bail, c’est la souplesse » renchérit Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail.

Le choix des véhicules business

Les gammes des constructeurs se sont récemment enrichies de versions « business » spécialement élaborées pour répondre aux besoins des entreprises, principalement avec la LLD. Ce type de véhicule peut-il être financé avec un crédit-bail et faut-il privilégier les versions business en crédit-bail ? « Globalement, le crédit-bail porte principalement sur le financement d’utilitaires qui sont, par définition, des versions business. Concernant les VP, les clients raisonnent comme un loueur lors de leur choix et prennent en compte la valeur résiduelle du véhicule. Dès lors pourquoi ne pas choisir une version business généralement bien équipée et avec un tarif attractif. Le rôle du vendeur reste essentiel dans le choix de la voiture » affirme Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services.

« Techniquement, le financement ne joue pas sur le choix du véhicule » lance Patrick Pouletty, responsable marketing et digital PSA Finance France – Citroën – DS. « Le crédit-bail est principalement utilisé par les TPE et les PME qui ont encore une vision très patrimoniale de leur parc de véhicules. Ce que nous constatons, c’est que les ventes en crédit-bail portent essentiellement sur les véhicules utilitaires » confirme Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac.

En conclusion

Pour Patrick Pouletty, responsable marketing et digital PSA Finance France – Citroën – DS, « le crédit-bail est une formule de financement simple aussi bien pour les clients que pour les vendeurs. Il permet une budgétisation du parc des entreprises avec les services de la marque et créé une relation avec le point de vente. Le crédit-bail n’est pas un concurrent de la location longue durée mais une solution de financement complémentaire. Ils offrent des réponses différentes en fonction des besoins de l’entreprise ». « Le crédit-bail est un choix de gestion et une certaine vision de l’automobile par les professionnels. Il permet une souplesse de gestion et l’allègement des charges de gestion. Il est désormais possible d’y associer toute une palette de services avec notre Easy Pack Pro en fonction des besoins de chacun : garantie, maintenance, assistance, zéro apport etc. » explique à son tour Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac.

Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance, tient à rappeler que « l’approche crédit-bail permet d’apporter du volume d’affaires au réseau et offre au client une grande facilité pour vendre son véhicule. La frontière avec la LLD est de plus en plus proche avec, notamment, la possibilité de disposer d’un engagement de reprise de la part du concessionnaire. Nous allons adapter la palette de services aux besoins de chaque entreprise, au cas par cas. Cette offre packagée permet aux points de vente de vendre un véhicule aujourd’hui, en vendre d’autres par la suite et aussi de préparer le renouvellement du véhicule, y compris pendant la durée du contrat ». « Le point de départ, c’est le client. Nous proposons des solutions en fonction des besoins de l’entreprise. Le crédit-bail et la location longue durée sont complémentaires, avec des caractéristiques différentes. Quel que soit le financement, il s’agit d’un élément de fidélisation pour nos revendeurs. L’intérêt de la marque, c’est avant tout de trouver des clients et de les conserver » explique Thomas Lemoine, ventes spéciales et méthodes commerciales division automobile Honda France.

Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail, tient à souligner le fait que « nous ne sommes pas là pour faire la promotion d’un type de financement mais pour conseiller le client et l’orienter sur le bon produit en fonction de ses besoins et de l’utilisation à venir des véhicules. Naturellement, les réseaux bancaires sont plus forts en crédit-bail qu’en location longue durée. Nous pouvons même financer un véhicule que le client a déjà commandé chez son concessionnaire. Il faut aussi faire état du fait que certaines flottes, moyennes et grosses, qui sont en LLD depuis une quinzaine d’années, peuvent avoir intérêt à repasser au crédit-bail pour sa transparence et la totale maîtrise des coûts qu’il permet ».

Patrice Nahmias, président du cabinet conseil ERCG, explique que « ERCG est un cabinet conseil dont les clients sont souvent en LLD. Le crédit-bail peut être une solution pragmatique pour les petites flottes ou les VUL conservés longtemps en parc. Cela étant, les problèmes liés à la fin de contrat sont toujours là. Le crédit-bail ne peut avoir de sens, pour les plus grosses flottes, que s’il est complété par la prestation de revente du véhicule ».

Le mot de la fin revient à Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services : « Nous devons prendre en compte deux types de clients : nos concessionnaires et les clients finaux. Nous devons fournir à nos concessionnaires et aux clients les outils répondant à leurs besoins en fonction de l’utilisation à venir des véhicules. Il n’y a pas de guerre des financements mais la possibilité de choisir parmi plusieurs solutions la mieux adaptée au cas présent. Le développement du crédit-bail ne se fait d’ailleurs pas au détriment des autres produits de financement. Aujourd’hui, il apparaît de plus en plus naturel de choisir la location et les prestations de services associées. L’attachement à la propriété est moins fort qu’auparavant ».

Les participants à la table ronde
- Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services
- Patrice Nahmias, président du cabinet conseil ERCG
- Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail
- Thomas Lemoine, ventes spéciales et méthodes commerciales division automobile Honda France
- Bruno Bertacchini, directeur d’activité d’agence Peugeot Finance
- Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac
- Patrick Pouletty, responsable marketing et digital PSA Finance France – Citroën – DS


La reprise des véhicules

Quel est le pourcentage des entreprises qui reprennent les véhicules à la fin du contrat de crédit-bail ? Avec une LOA standard ou un crédit-bail, la valeur de rachat varie entre 1 et 5 % après, au maximum, 72 mois. Le client connaît le montant financé et la valeur finale du véhicule. Pour racheter le véhicule, il suffit à l’entreprise, et je souligne bien qu’il s’agit de l’entreprise, de lever l’option d’achat. Sinon, en cas de revente, le prix doit être à la valeur du marché. Le véhicule peut aussi servir comme apport, comme premier loyer en cas de reprise par le concessionnaire associée à un nouveau contrat de crédit-bail » explique Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail.


Le premier loyer majoré

L’une des caractéristiques du crédit-bail est que le financement comprend un premier loyer majoré, sorte de garantie pour l’organisme financier prêteur. Comment ce loyer majoré est-il calculé et quels sont les éléments pouvant le faire évoluer ? « Le montant du premier loyer majoré dépend avant tout de la durée du contrat » lance Marc Milewski, directeur fleet solutions VW Financial Services. « Il représente entre 25 à 30 % maximum de la valeur du bien sinon il peut y avoir requalification en achat par l’administration fiscale. Le mois le mieux adapté est le dernier du bilan, généralement en décembre. Ce premier loyer majoré permet de faire baisser les bénéfices de la société et donc le montant de l’impôt sur les sociétés que l’entreprise devra acquitter. Il s’agit là encore de l’un des avantages du crédit-bail » sourit Thierry Bercy, directeur filière automobiles développement chez CM-CIC Bail. « En général, le montant du premier loyer majoré correspond globalement à la décote du véhicule sur la première année » précise Vincent Hauville, directeur des ventes spéciales à la Diac.

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