Notre offre d'abonnement
au magazine

Accueil > Articles parus > L’homme du mois > Marc Langenbrinck, Président de Mercedes-Benz France

Marc Langenbrinck, Président de Mercedes-Benz France

mercredi 20 avril 2016, par Bertrand GAY, Louis DAUBIN

Marc Langenbrinck, Président de Mercedes-Benz France
« La gamme Mercedes nous positionne sur tous les segments de clientèle »

Le président de Mercedes-Benz France trace les grandes lignes de l’évolution de la marque à l’étoile sur le marché français. Il évoque les futures motorisations et les systèmes d’aide à la conduite.


-  KMS : Comment Mercedes France a commencé l’année ?
- Marc Langenbrinck : Nous sommes plutôt confiants pour l’année, car le marché semble mieux orienté et plus optimiste qu’à la même époque. Mais, il ne faut pas oublier que le marché français sort d’un cycle baissier. Nous avons entamé la cinquième année à moins de 2 millions de voitures particulières. Nous sommes dans un vrai mouvement de hausse et, dans ce contexte, l’évolution des ventes Premium est positive.

Depuis quatre ans, nous sommes la marque la plus dynamique du Premium. Pour des raisons ponctuelles, nous sommes un peu derrière nos concurrents au premier trimestre 2016 mais nous sommes bien placés en commandes. Nous connaissons une belle dynamique pour notre gamme compacte et les commandes de GLC sont très hautes. Nous sommes dans les objectifs.

-  KMS : Et côté ventes sociétés ?
- M.L. : Nous avons très bien démarré en ventes sociétés. Nos commandes sont supérieures de 30 % à celles du début 2015. Au premier trimestre, les ventes sociétés représentent 47 % de nos volumes. Pouvons –nous rester sur cette tendance ou même l’amplifier ? Cela dépend de nombreux facteurs, tels notre gamme ainsi que la politique de rémunération des entreprises. Aujourd’hui, celles-ci regardent la rémunération potentielle que représente la voiture. L’image de marque joue un rôle important ainsi que le prix qui s’exprime en TCO. Nous avons un énorme avantage en termes de VR.

-  KMS : L’élargissement de la gamme Mercedes n’en fait-il pas un généraliste ?
- M.L. : Nous avons aujourd’hui une gamme complète de véhicules compacts avec cinq modèles mais nous restons une marque Premium. Nous sommes présents sur de nombreux segments de véhicules, mais à chaque demande client, nous apportons une réponse Premium. L’utilisateur sait que rouler en Mercedes lui coûtera à peine plus cher que s’il roulait dans une voiture de marque généraliste.

-  KMS : Comment maintenir la valeur d’une Mercedes dans le temps ?
- M.L. : Nous faisons tout pour protéger les VR de nos voitures. Nous modérons les volumes réalisés en location. Lors de leur retour, ces voitures alimentent notre label d’occasion Millétoile. Pour nous, le véhicule d’occasion est extrêmement important car il constitue une porte d’entrée dans l’univers Mercedes.

-  KMS : Où en êtes-vous en matière de location longue durée ?
- M.L. : Nous augmentons les volumes réalisés avec les loueurs longue durée. Nous sommes sur un rythme de progression de 20 % par an. Plus généralement notre gamme actuelle nous permet de nous positionner sur tous les segments de clientèle.

-  KMS : En répondant aux spécificités du marché français ?
- M.L. : Le marché français reste orienté vers les petites voitures mais le marché Premium croît. Actuellement, nous réalisons 55 % de nos ventes avec les modèles de la famille compacte ; Cela s’explique notamment car nous sommes dans la seconde année pleine du GLA et du CLA Shooting Brake. Le marché français se caractérise par trois éléments : sa stabilité, ses petites voitures et la part de marché importante des marques françaises. Et le mouvement vers les petits voitures se nourrit à la fois des conditions de circulation en ville et de la volonté de consommer moins de carburant.

-  KMS : Et qu’en est-il au sujet des motorisations diesel ?
- M.L. : Le sujet est en constante évolution à la fois sous l’influence du contexte politique et des consommateurs. Déjà, un grand nombre de constructeurs ont abandonné le moteur diesel dans le segment de la petite voiture. Par ailleurs, les constructeurs se focalisent technologiquement sur le moteur essence car il existe un plus fort potentiel de progrès technique en essence qu’en diesel. Et le mariage semble harmonieux entre un moteur essence et un moteur électrique pour obtenir un hybride. De plus, les hybrides rechargeables sont particulièrement bien adaptés au marché des entreprises. Mais également, de plus en plus de clients particuliers s’intéressent aux hybrides.
Pour revenir sur le diesel, la forte pénétration de voitures à moteur diesel constitue principalement un phénomène que l’on observe en France et en Belgique.

-  KMS : Quel pourrait être l’impact des nouvelles normes de mesure des émissions ?
- M.L. : Nous travaillons avec les instances européennes pour que les normes soient plus proches des conditions réelles d’utilisation. Nous avons toujours répondu aux normes d’homologation. Aujourd’hui, la nouvelle génération de Mercedes Classe E avec son moteur diesel émet 102 g/km de CO2 et la E 350e hybride rechargeable émet 49 g/km. Technologiquement, nous sommes à la pointe de l’évolution de l’automobile.

-  KMS : L’hybride constitue-t-il une solution pérenne à long terme ?
- M.L. : L’association entre l’essence et l’électricité dans une motorisation hybride est harmonieuse aujourd’hui. Mais l’hybride est une solution transitoire qui peut durer quelques dizaines d’années. A plus long terme, la pile à combustible s’imposera. Notre objectif, c’est le « zéro émission » local. Nous avons une Classe B électrique dans notre gamme qui atteint cet objectif, mais les infrastructures et les conditions d’utilisation ne sont pas là. Les technologies sont là mais les coûts additionnels liés aux propulsions alternatives retombent sur les pouvoirs publics, les contribuables et les utilisateurs. Daimler a également mené de nombreuses initiatives dans le domaine des mobilités innovantes en créant Moovel et Car2Go. Nous sommes présents sur tous ces différents fronts.

-  KMS : Quels sont les points forts de la nouvelle Classe E que vous lancez actuellement ?
- M.L. : Outre ses nouveaux moteurs diesel, la nouvelle Classe E est dotée de nombreuses technologies d’aide à la conduite qui constituent un grand pas vers la conduite autonome. Nous intégrons de nombreux systèmes et fonctions innovantes, telle la gestion automatique des embouteillages, dans cette voiture. Nous sommes capables de développer ces systèmes, nous les intégrons sur les véhicules de la Classe S et Classe E puis nous les diffusons petit à petit vers les autres gammes. Nous sommes convaincus chez Mercedes que le déploiement de la voiture autonome va réduire le nombre d’accidents et de victimes sur la route. Nous allons vers une réduction très très substantielle des accidents car ceux-ci sont majoritairement causés par des erreurs humaines.

-  KMS : Etes-vous satisfait du réseau ?
- M.L. : Nous avons un bon réseau. Cette année on va afficher une profitabilité du réseau de 2 % et plus. L’intégralité du réseau est profitable. Nous travaillons avec ceux qui sont au bas de l’échelle pour qu’ils progressent. Nous savons pour quelles raisons, ils sont moins bien placés, c’est ainsi que que nous les aidons. Dans le réseau, nous avons 60 vendeurs dédiés au marché des entreprises.

-  KMS : Que diriez-vous à un chef d’entreprise pour qu’il se tourne vers Mercedes ?
- M.L. : Mercedes est la seule alternative qui permette de satisfaire les collaborateurs de l’entreprise. Nous avons tous les types de voitures. Venez chez Mercedes car nous sommes attractifs, performants et jeunes, tout en gardant l’ADN Mercedes.

Propos recueillis par Louis Daubin et Bertrand Gay

Répondre à cet article



Kilomètres Entreprise Contacts | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Briag.com Briag.com
KILOMETRES ENTREPRISE est édité par la SARL de presse KMS édition 33, avenue du Général Leclerc 75014 Paris - Tél. + 33 1 40 64 11 30 - Fax + 33 1 40 64 15 80