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Matthieu Carrigue, Directeur du Département Flottes Automobiles de Verspieren

mardi 12 novembre 2019, par Bertrand GAY, Louis DAUBIN

Matthieu Carrigue : « Nous aidons les entreprises à optimiser leurs assurances »

Matthieu Carrigue, Directeur du Département Flottes Automobiles de Verspieren, souligne l’intérêt de s’adresser à un courtier en assurance pour optimiser les coûts tout en gardant un fort niveau de prestations.


Kilomètres Entreprise : Quelle est la mission et quelles sont les prestations de Verspieren sur le marché des entreprises ?
Matthieu Carrigue : Verspieren est un courtier en assurances proposant des produits s’adressant à de nombreux secteurs et utilisateurs dont les flottes d’entreprises. Le groupe Verspieren est une entreprise familiale qui existe depuis 1880. Notre mission est la suivante : il s’agit de conseiller les entreprises et de les aider à construire des programmes d’assurance répondant exactement à leurs besoins. Autrement dit, il s’agit de défendre et de servir les intérêts des entreprises pour leur apporter le meilleur de l’assurance.

KMS : Quel est le rôle d’un courtier en assurances ?
M.C. : Nous agissons comme un intermédiaire d’assurance. Nous réalisons avec le client un état des lieux de ses besoins. Notre rôle est d’optimiser les solutions proposées sur le marché. Ainsi, nous répondons aux besoins d’assurance des clients. Il s’agit de trouver la meilleure assurance avec le contrat qui répond précisément aux besoins. Evidemment, les loueurs longue durée proposent des prestations d’assurance, mais ce n’est pas le cœur de leur métier.

KMS : Prenons un cas pratique, comment doit s’assurer un chef d’entreprise qui a dix utilitaires et vingt voitures particulières ?
M.C. : Avant d’émettre un conseil sur l’assurance et le contrat, nous devons connaître l’acticité de l’entreprise, l’état du parc et sa composition. Du point de vue assurantiel, il peut y avoir des marques de voitures à éviter pour des questions de coûts. Après estimation des gisements d’amélioration de coûts, nous passons à l’autre volet ; celui du choix de l’assureur. Là, il faut s’adresser à tous les acteurs du marché, sans oublier les petits qui peuvent offrir des solutions plus adaptées.

KMS : Et côté contrat ou couverture ?
M.C.  : J’aurais tendance à aller vers des formules tous risques. Et, par ailleurs, il fait évaluer la question de l’auto-assurance des flottes ; Mais ce choix-là demande une compréhension très fine des coûts. Auto-assurance ou pas, il faut réaliser une analyse bien précise du coût de chaque risque. Ainsi, nous conseillons, si leur probabilité est faible, d’exclure le bris de glace des contrats.

KMS : Que pensez-vous de la formation à la conduite ?
M.C. : Former des conducteurs pour qu’ils adoptent la meilleure attitude offre souvent des gains assez concrets. De plus, l’implantation éventuelle de boîtiers d’enregistrement de données peut offrir des opportunités. Il est intéressant de voir que certaines entreprises ont modifié leurs trajets pour éviter des endroits trop accidentogènes.

KMS : Comment les assureurs peuvent-ils aider les parcs ?
M.C. : Aujourd’hui, les parcs ne sont pas visités par les assureurs, donc ils n’apportent pas de conseils. Ainsi, la question des pneumatiques pour véhicules utilitaires, la charge et la protection des passagers sont des sujets importants est rarement étudiée par les assureurs. Malheureusement, cela provient également du fait que les grandes entreprises ne connaissent pas finement la législation et ne mesurent pas précisément l’impact des sinistres sur les coûts.

KMS : Les entreprises sont amenées à mettre en place des plans de mobilité. Quelles en sont les conséquences sur le plan assurantiel ?
M.C. : Le sujet est encore neuf mais nous y sommes attentifs. Nous disons à nos clients de ne pas aller trop loin sur ces sujets car rien n’est obligatoire et il a beaucoup de flou. Qu’en est-il des risques couverts par l’assurance ? Où circuler ? Le seul point clair est que ces véhicules-là doivent être couverts avec une assurance responsabilité civile. De plus, il faut couvrir le collaborateur comme s’il utilisait un véhicule classique. Par ailleurs, nous conseillons aux entreprises de ne pas de précipiter et d’attendre une clarification légale.

Propos recueillis par Louis Daubin et Bertrand Gay

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