Publié le 25 octobre 2011 | par Rédaction

En poste depuis 21 ans chez Eurovia France, l’un des leaders mondiaux spécialisés dans les infrastructures de transport et les aménagements urbains, Didier Thévenard fait le point pour Kilomètres Entreprise sur la flotte automobile de l’entreprise et la gestion des appels d’offres.

Kilomètres Entreprise : Quels sont les critères de choix pour la flotte automobile d’Eurovia ?

Didier Thévenard : « L’ensemble de notre flotte, véhicules particuliers comme véhicules industriels, est systématiquement constitué de modèles français, en l’occurrence Peugeot et Citroën. »

K.E. : Quel est le facteur déclenchant d’un appel d’offres en matière de véhicules chez Eurovia ?

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D.T. : « C’est systématiquement le kilométrage moyen des véhicules, 30 000 kilomètres en moyenne, qui induit le renouvellement. Globalement, les VP font un peu plus de kilomètres que les VU, ces derniers étant soumis à des contraintes plus importantes sont plus souvent renouvelés. »

K.E. : Sur le plan du financement, quel système pratiquez-vous ?

D.T. : « L’ensemble de la flotte automobile d’Eurovia est financé sous forme de LLD, avec les loueurs captifs des constructeurs. Ce système de financement est relativement récent et a été généré par la crise économique : en période faste, il était beaucoup plus facile d’acheter plutôt que de recourir à la location longue durée et nous avons du nous adapter à cette formule de financement qui nous satisfait pleinement désormais. Aujourd’hui, nous négocions sur deux axes, les volumes avec les remises qui y sont liés et le financement en LLD lui-même. »

K.E : Quel est le volume total de votre flotte en France et qui est en charge de leur sélection ?

D.T. : « Actuellement, nous disposons de 7 000 véhicules au total, soit 2 500 berlines et 4 500 VU, répartis sur l’ensemble du territoire national et nous nous chargeons nous même de leur sélection, sans passer par un intermédiaire. Notre maison mère Vinci passe des contrats globaux avec les constructeurs nationaux, puis le département achats d’Eurovia fait ensuite son propre choix de modèles. »

K.E. : Comment s’effectue la maintenance d’une flotte de cette importance ?

D.T. : « Notre métier est particulier, puisque « nomade », avec des chantiers répartis sur l’ensemble du territoire, chantiers en mouvement perpétuel. Pour la maintenance des VP, nous sommes en contrat avec les constructeurs et l’entretien s’effectue dans leurs ateliers. Cette centralisation de la maintenance ne s’applique pas aux VU qui sont eux entretenus au plus près des chantiers où ils interviennent. »

K.E. : Dans la flotte VP, certains de vos collaborateurs demandent-ils à racheter leur véhicule ?

D.T. : « Cela ne s’est pas produit jusqu’alors et les voitures sont restitués en fin de contrat, selon l’usage en matière de LLD. »

K.E. : Avez-vous des attentes particulières vis-à-vis des constructeurs en matière de valeur ajoutée ?

D.T. : « Votre question m’interpelle, car il existe un service qui n’est pas encore proposé par les constructeurs. Eurovia traite les coûts directs : nous connaissons le prix d’un véhicule, le coût de son financement et de son entretien, ainsi que celui de la carte carburant. Mais il reste des coûts indirects qui ne sont pas gérés, lors de la maintenance d’un véhicule : lorsqu’on doit l’emmener en atelier, cela monopolise deux personnes et deux véhicules, pour le déposer, puis pour venir le récupérer.

C’est du temps et des compétences qui sont perdus pour l’entreprise ! L’idéal serait que les constructeurs mettent en place un service dédié, permettant de venir récupérer le véhicule pour sa maintenance et de le ramener ensuite… Je sais qu’ils lisent votre magazine et j’espère que ma suggestion leur donnera l’idée de mettre en place ce système ! »

Propos recueillis par Dominique HOFFMANN

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