Publié le 12 janvier 2011 | par Rédaction

Après sept ans de bons et loyaux services, le Ford C-Max fait entièrement peau neuve et sera surtout disponible dans deux carrosseries cinq et sept places. Avec cette offre inédite, Ford espère concurrencer les Français représentés par le Renault Scénic ou encore le Citroën C4 Picasso.

Lors de la présentation du nouveau C-Max, Martin Smith, directeur exécutif du style Ford, était fier de nous présenter son dernier bébé version « Kinétic ». Kiné quoi ? D’après le constructeur, ce style « exprime la tension musculaire de l’athlète en accord avec les prestations routières exceptionnelles des Ford ».

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Pourquoi pas mais en pratique le Kinétic design, c’est surtout une calandre trapézoïdale, des passages de roues marqués, des arêtes saillantes et un profil agressif grâce à une surface vitrée remontant en virgule sur la partie arrière. Séduisant ? Les ventes traduiront votre sentiment mais force est de reconnaître que la rupture entre les générations de C-Max est évidente.

Deux versions, deux styles

Pour définitivement faire « oublier » l’ancien modèle, Ford proposera pour la première fois son C-Max dans une version sept places… « très attendues par les entreprises » d’après Jean-Luc Gérard, Directeur Général de Ford France. Et contrairement à certains constructeurs, le géant américain ne s’est pas contenté d’étirer le cinq places pour obtenir la carrosserie sept places.

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Au-delà de quelques différences esthétiques (optiques, ligne de pavillon, etc), le Grand C-Max se distingue évidemment par sa taille (+14 cm soit 4m52) mais surtout par deux portes latérales coulissantes. Bien intégrées, ces dernières se révèlent ainsi très pratique pour accéder à l’intérieur… même si elles ne possèdent pas d’assistance électrique.

Installé à bord

Comme ses concurrents, le Grand C-Max montre les limites des versions sept places. Evidemment, la capacité d’emmener sept personnes apporte toujours un plus mais l’espace réservé pour les occupants de la dernière rangée est comme souvent restreint et en plus les sièges sont assez inconfortables. Ce derniers serviront donc à dépanner et pas plus pour des adultes.

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Le deuxième point négatif de cette architecture concerne le volume du coffre. Avec seulement 56 l, le Grand C-Max vous oblige à choisir entre passagers et valises. En fait, le point fort du coffre Grand C-Max par rapport à la carrosserie « courte » se situe dans sa version cinq places puisqu’il offre un volume de 719 l contre 627 l pour le « petit ».

Concernant la modularité, Ford nous a vanté son système pour manipuler les sièges mais en pratique, nous n’avons pas été complètement conquis. Rien de rédhibitoire mais peut mieux faire…

Au niveau des places avant, en revanche, aucune différence n’est perceptible entre les deux carrosseries. Les C-Max possède une présentation originale et assez agréable mais au niveau de la finition, une fois encore… peut mieux faire. Les incontournables plastiques mous ne sont pas présents partout et certains assemblages, au niveau de la console centrale par exemple, sont perfectibles.

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De même dans le coffre, la qualité des plages arrière et leur système de fixation font plus « bon marché » qu’autre chose. Pour le reste de l’habitacle, rien à redire. Les rangements sont en nombre et vous prendrez aisément vos marques grâce à des commandes en bonne place, un levier de vitesse disposé sur la console centrale et des sièges et volant réglables en hauteur et profondeur.

Douceur de conduite

Après quelques kilomètres, un terme vient à l’esprit : douceur. Le C-Max se révèle en effet très doux à conduire et à tous les niveaux. Les boîtes de vitesse manuelle et automatique (Powershift à double embrayage) sont agréables. La direction assistée électrique ne réclame aucun effort mais reste consistante. Les suspensions, quant à elles, absorbent presque toutes les irrégularités des routes… sans être trop molles.

De même, le moteur de notre véhicule d’essai, le bloc diesel 2.0 TDCi de 163 ch ( seul disponible), s’est montré à son aise sur les petites routes de la côte d’azur. Grâce à sa souplesse, les relances se font sans problème et surtout sans rétrograder si vous parvenez à rester au-dessus de 1500 tr/mn. Côté consommation, le Grand C-Max est largement dans la moyenne avec 5,8 l/100 km en usage mixte (5,3 l/100 km en boîte manuelle). Les émissions de CO² se limitent enfin à 154 g/km (139 g/km boîte manuelle) soit ni bonus ni malus.

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Finalement, la conduite du nouveau C-Max a certes perdu un peu du dynamisme de l’ancien mais son comportement routier s’avère sans reproche et sécurisant. Ford a clairement façonné son monospace pour des utilisateurs qui seront, d’après une étude réalisée en interne, constitués par 89 % de familles avec quatre enfants. Toujours sur le chapitre sécurité, il n’est donc pas étonnant de retrouver en série l’ESP et le différentiel électronique actif. D’après Ford, ce système augmente la sécurité active et limite le patinage et par conséquent l’usure des pneumatiques.

En pratique, cet équipement permet de contrecarrer efficacement le sous-virage (glisse des roues avant vers l’extérieur) dans un virage abordé à trop vive allure.

Par rapport à la concurrence ?

Fort de sa position de premier monospace importé en France, le Ford C-Max aspire bien évidemment à conserver ce statut. Ses principaux rivaux, Volkswagen Touran et Opel Zafira, surveillent d’ailleurs cette arrivée avec attention. Reste les Français. Et malheureusement pour Ford, le Renault Scénic, Citroën Picasso et Peugeot 5008 devraient conserver leur hégémonie sur la catégorie grâce à leurs qualités respectives (volume de coffre plus grand, finition plus soignée, comportement routier plus dynamique, etc).

Sans oublier des réseaux plus conséquents. Mais attention, le Ford C-Max possède un rapport prix/équipement qui devrait séduire bon nombre de professionnels. Notre Grand C-Max 2.0 TDCi en boîte Powershift finition haut de gamme Titanium sera commercialisé dès le mois d’octobre au tarif de 30 850 euros avec en série ABS, ESP, GPS, climatisation régulée bizone, système de détection de pression des pneumatiques, prise USB, jantes alliage 16 pouces, régulateur de vitesse, etc. A noter enfin qu’en option, le C-Max permet de disposer du système de parking automatique avec aide au stationnement avant et arrière pour 300 euros supplémentaires !

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Avec ce dernier, plus besoin de savoir faire un créneau puisque le C-Max exécute la manœuvre automatiquement au niveau du volant. Votre unique action se situe sur les pédales. Hayon automatique et système de détection des angles morts sont également disponibles en option. Pour vous donner une idée de la concurrence, le Renault Grand Scénic sept places en boîte auto finition Jade (haut de gamme) 2.0 dCi 150 ch est vendu 32 900 euros… soit 2050 euros de plus et des équipements en moins.

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