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Jean-Yves Tallois, Marketing Fleet Performance ORANGE

vendredi 22 mars 2013, par GUILLAUME ROUL

Au mois de novembre, Fleet Performance, l’offre de gestion de flottes automobiles d’Orange Business Services a communiqué sur de nouvelles solutions. A cette occasion, nous avons rencontré Monsieur Jean-Yves Tallois, Directeur Marketing de l’Unité d’Affaire Fleet, pour qu’il nous présente ces solutions. Les objectifs sont variés mais le but principal reste de vous aider à réduire les coûts.


Kilomètres Entreprise : Bonjour, pouvez vous nous présenter Fleet Performance ?

Jean-Yves Tallois : Fleet Performance est une offre de gestion de flottes automobiles d’Orange Business Services, le département d’Orange dédié aux entreprises. Notre rôle n’est pas de commercialiser les offres de l’opérateur mais de commercialiser des services qui vont utiliser l’offre d’Orange.

KME : Depuis quand cette offre existe-t-elle et qui sont vos concurrents ?

J-Y T : Fleet Performance existe depuis 2005 mais nous avons opéré une grosse réorganisation en 2009 avec le rachat de Data et Mobiles qui est devenu à 100% filiale d’Orange. Nos concurrents ne sont pas les gros opérateurs de téléphonie qu’Orange a généralement en face de lui mais des « pures players » de la géolocalisation, c’est à dire des gens qui ont construits leur société sur la vente exclusive de systèmes de suivis de véhicules. La plupart sont des PME et nos concurrents directs sont les quelques leaders un peu plus importants.

KME : Malgré tout Fleet Performance souffre d’un relatif déficit de notoriété, non ?

J-Y T : Être Orange pour nous a un avantage et un inconvénient. La marque met en confiance mais elle est tellement identifiée comme opérateur que nous sommes encore un peu éclipsés.

Jean-Yves TALLOIS

KME : Quel est l’état du marché de la géolocalisation en France aujourd’hui ?

J-Y T : Il existe quatre ou cinq grands acteurs fiables sur le marché plus quelques entreprises plus petites qui occupent des niches très spécialisées. Le ramassage des déchets par exemple. Orange ne rentre pas dans ces niches mais propose des offres génériques. Nous développons des spécificités sur certains métiers mais sans aller trop loin dans la spécialisation. Notre marché, c’est 60 à 70 % de personnes qui font de la maintenance, du dépannage, du nettoyage en entreprise. C’est logique, sur sept millions de véhicules professionnels qui tournent en France, la moitié sont sur ces secteurs. Notre second marché, c’est le BTP. On équipe bien sûr des véhicules utilitaires mais aussi des engins, type grues, pelleteuses...

KME : Des grues ? Elles bougent peu !

J-Y T : Oui mais grâce à nos systèmes, on peut aussi mesurer les temps d’utilisation par exemple, les charges qu’elles transportent. Nous travaillons bien sûr aussi beaucoup avec le secteur de la livraison et les collectivités locales.

KME : Quelle est la typologie des parcs de vos clients ?

J-Y T : Nos critères sont les parcs de moins de 50 véhicules, de 50 à 300 et au dessus de 300. En réalité, ça va de 5 à 10 véhicules pour les plus petits à plus de 10 000 ou 15 000. France Télécom par exemple en possède 22 000 (qui ne sont pas tous équipés en géolocalisation). Notre parc moyen est de 25 véhicules, ce qui est un peu plus important que nos concurrents car 30 à 40% de notre parc est sur des grands comptes pour lesquels nous sommes particulièrement bien adaptés. Et plus de la moitié des véhicules que nous équipons sont des VP.

Jean-Yves TALLOIS

KME : Pouvez vous nous parler de votre offre ?

J-Y T : Nous avons deux offres de géolocalisation dont l’une est sans géolocalisation ! Cette offre appelée « gestion de parc » permet de remonter toutes les informations utiles mais pas la localisation. Elle nous ouvre les portes de tous les grands clients. Car si la géolocalisation ne pose pas trop de problèmes dans les petites entreprises où la proximité entre les patrons et les salariés est plus grande et où en général il est possible de faire comprendre les atouts de la géolocalisation, il n’en va pas de même dans les grandes entreprises. Cette offre s’adresse donc aux gros gestionnaires de parc qui n’ont pas une problématique d’exploitation mais d’économie de coût. Grâce à cette offre, ils savent quand le véhicule démarre, combien de kilomètres il a parcouru mais pas où il se trouve. Grâce à nos solutions, des gens qui font trois à quatre interventions par jour vont en faire au moins une de plus. Les entreprises gagnent donc en rentabilité en plus de pouvoir piloter leurs postes de coût de manière beaucoup plus précise. Nos solutions permettent aussi de remonter le kilométrage parcouru par un véhicule en location et d’alerter le client s’il est en train de dépasser le contrat.

KME : Théoriquement c’est le travail du loueur !

J-Y T : Si je comprends bien, ça ne doit pas toujours être bien fait puisque c’est leurs clients qui nous le demandent. Les loueurs sont intéressés par nos systèmes mais freinés par le coût économique. Pour le loueur, il faudrait que les services soient à moins de 5 euros par mois et ce n’est pas possible. Ou bien, il faudrait qu’ils vendent le service de géolocalisation à leurs clients mais ils ne savent pas le faire.

KME : Quel est le prix de votre offre justement et la durée des contrats ?

J-Y T : Notre offre a la forme d’un abonnement mensuel tout compris entre 20 et 30 euros par mois et par véhicule selon les options choisies. Nous avons un réseau de 360 installateurs. L’installation prend environ une demi heure et a souvent lieu chez le client. Sur les gros parcs, les boîtiers sont installés par les fournisseurs des véhicules en sortie de chaîne ou par les concessionnaires. Les contrats courent généralement entre 3 et 4 ans mais notre offre évolue tous les 3 ou 4 mois. Certaines évolutions ont un coût et sont proposées en option, d’autres sont des améliorations de l’offre dont tous les clients bénéficient automatiquement, y compris au niveau des boîtiers. Le produit existe maintenant sur smart phone, on le prépare sur tablette et on sort des boîtiers autonomes. En 2013, nous proposerons un capteur de surcharge. Le système est garanti le temps du contrat.

Jean-Yves TALLOIS

KME : Fleet Performance vient aussi de communiquer autour d’une offre liée à l’éco conduite…

J-Y T : En effet, Fleet Performance eco-driving vient en complément des formations. Notre système permet de mesurer leur efficacité et surtout la dérive qui suit. La mesure va avoir tendance à prolonger l’effet de la formation sur tous les conducteurs et permettra au gestionnaire de parc de détecter les conducteurs qui ont besoin d’un rappel.

KME : Quelles sont les ambitions de Fleet Performance ?

J-Y T : Pour nous, la crise est très porteuse : elle encourage fortement à la rationalisation des parcs. Nous voulons devenir l’un des leaders européens et dans ce but continuer notre croissance qui est de l’ordre de 30 à 40 % par an. 10 à 12% des 7 millions de véhicules français sont équipés, dans ce marché nous voulons équiper au moins 500 000 à un million de véhicules.

Propos recueillis par Guillaume Roul

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