Publié le 25 juillet 2022 | par Louis DAUBIN

Reuters a communiqué les chiffres d’investissements des constructeurs, en premier, des équipementiers et de la filière automobile dans le véhicule électrique, ce, jusqu’à l’aube  de 2030. Ce chiffre donne le vertige et explique le pourquoi du dialogue de sourds entre les directeurs de la communauté Européenne et les constructeurs et autres motoristes « rétrogrades » qui prônent la diversité, la sagesse et la méthode pour l’avenir de l’automobile.

Foin de tout cela. L’électrique c’est 515 Milliards de Dollars engagés sur la planète dont la moitié pour la seule Europe. Dans cette course à l’électrification totale, monopolistique, et exclusive, les montants engagés n’autorisent plus la moindre hésitation, ni discussion, ni partage. La fusée électrique est lancée, le compte à rebours est dépassé et nul ne doit pouvoir contester l’objectif, ni les moyens, et encore moins la pertinence du véhicule électrique. Trop d’argent, de conséquences,  de profits, sont en jeu pour se permettre autre chose que la victoire finale absolue. L’électrique doit maintenant gagner à tous prix et quelqu’un soit le prix. Même en cas d’échec avéré il n’y aura pas d’échec. Il ne peut y en avoir.

Et pourtant. Le tarif de l’électricité est déjà remis en question par les évènements. On est cependant en droit d’imaginer que la brutale augmentation du prix de l’électricité serait temporaire… Soit.

Reste la production de l’électricité. Point crucial, central, fondamental de son avenir automobile. Aujourd’hui nous assistons à la conversion obligatoire et simultanée des foyers à l’électricité à 100%. 

A la conversion simultanée et obligatoire de la production industrielle et économique à l’électricité à 100%. 

A la conversion simultanée et obligatoire des moyens de mobilité et de transports. Le tout sera réalisé en moins de 20 ans… c’est un ordre. 

20 ans ce n’est rien comme délai. Pour atteindre cet objectif de la CEE du 100% électrique il faudrait, pour la seule France, multiplier par 18 la production électrique en 20 ans. Or en arrêtant le programme Nucléaire Français, François Hollande a engagé une réduction de 50% de notre production Nucléaire dans 20 ans… Devrons-nous, comme nos voisins Allemands, ouvrir de calamiteuses et cancérigènes centrales à charbon ultra polluantes pour faire rouler des voitures électriques ? Nous n’avons pas de Charbon. Nous n’avons plus de centrales Nucléaires neuves disponibles. Nous ne pouvons pas multiplier l’électricité par 18 comme le Christ multipliait les pains et les poissons… Madame Von der Leyen croit-elle au miracle ?

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