Publié le 26 février 2014 | par Rédaction

La technologie pourrait presque devenir la signature de Mercedes en découvrant la dernière Classe S. Moteur, confort, sécurité, aucune nouveauté sur ces postes ne manque à l’appel ! La nouvelle « limousine » de la marque à l’étoile affiche ses ambitions face aux Audi A8, BMW Série 7, Jaguar XJ ou encore Maserati Quattroporte.

Avec la septième génération de la Classe S, Mercedes avance à pas découvert. Le constructeur allemand annonce même avoir conçu en toute simplicité « la meilleure voiture du monde » figurant les premiers pas de la conduite autonome ! Pour la marque à l’étoile, l’objectif est simple : satisfaire une clientèle particulièrement exigeante qui se trouve à 45% en Asie, 25 % en Amérique du Nord et 30 % en Europe afin de conserver sa place de leader sur le marché mondial des limousines.

UN DESIGN ADOUCI

Par rapport à la précédente génération, la nouvelle Classe S mise sur la fluidité même si quelques arêtes bien saillantes résistent au niveau du profil. Mais dans l’ensemble, la Classe S adopte un style tout en douceur sans toutefois oublier d’imposer sa carrosserie remarquable, notamment au niveau de la large calandre. A noter que dans cette axe de douceur, les designers ont gommé les ailes trop bodybuildées de l’actuelle version. Enfin pour information, sachez que la Classe S, outre ses versions courtes et rallongées (+13 cm au niveau de l’empattement), recevra d’autres carrosseries dont une XXL longue de 5m40, un coupé, un cabriolet et peut-être même un shooting-brake comme sur le modèle CLS.

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Dans l’habitacle, l’ensemble a également été redessiné avec notamment une planche de bord inédite. Une large casquette englobe ainsi deux larges écrans dont l’un accueille ordinateur de bord, menu de navigation, musique ou système de navigation alors que l’autre reçoit les différents compteurs. Comme souvent, ne cherchez plus le classique compteur tachymètre à aiguille, vive le numérique représentant… des aiguilles et offrant de multiples ambiances de couleurs. Les sièges ont également été repensés pour offrir toujours plus de confort.

C’EST LA OUATE

Sur le chapitre du confort justement, Mercedes n’a pas lésiné sur les moyens. Les occupants peuvent, par exemple, profiter de sièges en cuir de haute technologie : multiples réglages électriques à mémoire, chauffage pour l’hiver (présent également au niveau du volant et des accoudoirs), ventilation pour l’été, renforts latéraux dynamiques réduisant les effets de la force centripète dans les virages… sans oublier un système de massage fonctionnant grâce à quatorze coussinets et six programmes différents dont deux de types « pierres chaudes » à 55°.

Mieux, le passager installé à l’arrière et à droite, pourra profiter d’une position semi-couchette à 43,5° après avoir avancé le siège avant inoccupé. Évidemment, tous ces plaisirs se facturent au prix fort. Dans la liste des options, Mercedes propose, ainsi, un système audio réalisé par Burmester avec 10 haut-parleurs pour 1400 euros ou 24 HP pour 6250 euros, un diffuseur de parfum avec ionisateur (+ 450 euros), un minibar placé dans l’accoudoir central (+ 1350 euros), des tablettes rabattables type aviation avec encadrement en aluminium (+ 2200 euros) ou encore des écrans fixés dans les appuie-tête arrière (+ 2900 euros : pack divertissement).

Mais le plus incroyable argument de confort se trouve au niveau de la suspension avec l’implantation de la technologie baptisée « Magic Body Control ». Les ingénieurs sont parvenus à faire lire la route à la Classe S en associant un amortissement piloté et une caméra stéréo logée derrière le pare-brise. En théorie, les suspensions agissent indépendamment et ajustent la pression adéquate en fonction des imperfections de la route.

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En pratique, un gendarme couché ou ralentisseur est avalé comme si la route était plane. Mercedes précise tout de même que ce « Magic Body Control » fonctionne uniquement de jour et sous la vitesse de… 130 km/h ! Ce qui réduit son usage a des déplacements urbains. Dernier équipement notable, l’aide au stationnement qui évite au chauffeur de se fatiguer puisque la Classe S manœuvre automatiquement pour les places en bataille et les créneaux. En revanche, pour les places en épi, la Classe S n’est pas encore programmée.

UNE SÉCURITÉ HORS-NORME

Au-delà des multiples airbags ou des ceintures dotées d’airbags intégrés diminuant la pression sur la surface du thorax de 3 fois par rapport à une ceinture classique, la Mercedes Classe S possède une pléthore d’équipements de sécurité passive et active pour satisfaire à la fameuse conduite autonome. Les caméras et capteurs permettent ainsi de circuler sans s’occuper de la position des phares car le faisceau lumineux s’adapte à la circulation pour n’éblouir personne.

Les piétons et les animaux sont également détectés la nuit par une caméra infrarouge et éclairés par un spot individuel pour signifier que vous arrivez ! De jour, si un piéton flâne de façon distraite, la Classe S alerte le conducteur par des signaux sonores et visuels pour qu’il freine. Mais si le conducteur n’est vraiment pas concentré sur sa conduite, un freinage d’urgence pour éviter l’impact s’activera si la vitesse est inférieure à 50 km/h. Grâce à « l’Intelligent Drive », le régulateur de vitesse adaptatif contrôle la vitesse et la distance de sécurité en freinant ou accélérant suivant le rythme de la circulation.

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La lecture des lignes au sol garantit également une trajectoire rectiligne car le moindre écart est rectifié automatiquement. Mais attention pour les conducteurs qui se voient déjà téléphoner ou envoyer des mails, Mercedes précise et même insiste sur le fait que ce système n’a pas vocation à remplacer le conducteur. Ainsi, cette correction de trajectoire ne s’exécute que deux fois, à la troisième, un signal sonore et visuel oblige à reprendre les commandes. Enfin comment ne pas évoquer le système de surveillance des angles morts et des carrefours. Grâce encore une fois aux capteurs et caméra, un freinage automatique ou une correction de trajectoire peuvent se déclencher jusqu’à 50 km/h, si une voiture surgit.

DES MOTEURS TOUJOURS MOINS GOURMANDS

Pour le moment, la Mercedes Classe S sera disponible en France avec trois versions : S400 Hybrid (V6 de 306 ch, 147 g/km de CO2), S500 (V8 de 455 ch, 199 g/km), S350 BlueTEC (V6 de 258 ch, 146 g/km). Lors de notre essai, nous nous sommes intéressés au modèle S350. Et bonne nouvelle, la berline à l’étoile malgré ses 1955 kg procure des sensations agréables. Son point fort n’est certes pas le dynamisme notamment dans les virages serrés mais son bloc grâce à un couple de 620 Nm présent dès 1600 tr/mn génère des accélérations intéressantes.

Témoin ces 6,8 secondes pour abattre le 0 à 100 km/h ou les 250 km/h en vitesse maxi. Mais évidemment, les qualités de la Classe S s’expriment pleinement sur autoroute. Tenue de cap impeccable, boîte automatique à 7 rapports douce, confort type pullman ou encore consommation modérée (mixte : 5,5 l/100 km) font avaler les kilomètres avec une aisance déconcertante.

Finalement, la septième génération de la Classe S a tous les atouts de la séduction. Certains évoquent le problème des tarifs élevés (à partir de 87 600 euros pour la S350 BlueTEC) ou celui d’une politique des options excessive. Cependant, ce n’est rien face à la démonstration de luxe, technologie, confort, sobriété, etc., qui permettra probablement à Mercedes de conserver sa position dominante dans le monde des limousines avec chauffeur. Car, la Mercedes Classe S s’apprécie surtout pleinement en tant que passager.

Benoît Le Floc’h

En chiffres
Mercedes S350 BlueTEC*

Moteur : V6 diesel
Cylindrée : 2987 cm3
Transmission : boîte automatique 7G Tronic plus
Puissance : 258 ch
Couple : 620 Nm
Vitesse maxi : 250 km/h

Conso mixte : 5,5 l/100
CO2 / TVS : 146 g/km / 1679 euros
Volume coffre : 510 l

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