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Ford Tourneo Connect - Opération premium !

mardi 6 mai 2014, par Adrien Cortesi

Ne qualifiez plus le Tourneo Connect de rustique : en faisant peau neuve, le ludospace Ford entend bien bousculer les meilleurs offres du segment grâce à une technologie embarquée dernier cri et un niveau de confort proche d’une berline compacte… les aspects pratique en plus.


Après le Tourneo Custom, et en attendant le Tourneo Courier, voici le Tourneo… Connect. Cette refonte de gamme touche non seulement les modèles, 100 % nouveau, mais également les appellations qui méritent une petite explication. Par exemple, Transit ne représente plus le modèle mais la déclinaison VU du modèle, au même titre Tourneo pour la version VP. Ainsi, la gamme s’articule en trois formats de véhicules, Courrier, Connect et Custom (l’ex Transit), chacun pouvant être choisi en configuration Transit (VU) ou Tourneo (VP). Vous suivez ?

Pour corser encore un peu plus les choses, Ford a choisi d’apposer la variante avant le modèle… Nous sommes donc en présence d’un ludospace revenant directement chasser sur les terres du tandem Peugeot Partner et Citröen Berlingo (leader du marché à 46 %), du Renault Kangoo (29 %) ou encore du Dacia Dokker (16 %). Si les marques françaises raflent ainsi 87 % du marché en France, l’objectif raisonnable du constructeur allemand pour 2014 est de 1300 ventes, soit 4 % du segment. Les ventes de Diesel se tourneront essentiellement vers les entreprises, TVA oblige.

A vivre

Le principe, c’est d’avoir un véhicule le plus compétant possible en terme de volume et d’aspects pratiques, aussi bien pour le travail que les loisirs. Tout en assumant un design cubique. La notion de transport de personnes, notamment à mobilité réduite, tient aussi une place importante dans ce segment. Rappelons que Ford peut se targuer d’être le seul constructeur à développer ses véhicules sans partenariats... et ne manque pas de le rappeler.

En repartant d’une feuille blanche, la marque à l’ovale s’est focalisée sur les attributs familiaux, avec notamment un plancher totalement plat en version longue 7 places : il s’agit du Grand Tourneo Connect pouvant, moyennant 500 € de plus, disposer d’une troisième rangée de sièges individuels. Entre les deux variantes d’empattements disponibles, la longueur passe de 4,42 mètres à 4,82 mètres. La hauteur reste quand à elle unique, soit toujours inférieure à 1,90 mètres, ce qui autorise l’accès aux parking souterrains.

Extérieurement plus moderne et travaillé, le Connect ne cache pas sa volonté de monter en gamme. Ses optiques fuselées et sa large calandre lui apportent une certaine personnalité. Dans la même veine, l’habitacle dégage une impression soignée et reprend les dernières technologies Ford en matière d’équipements de sécurité et de connectivités : Bluetooth, reconnaissance vocale, système de freinage automatique en ville, GPS intégré avec écran tactile et caméra de recul, antibrouillards à éclairage d’angles, pare brise dégivrant ou encore sièges chauffants… Bref, un vrai plus dans la catégorie.

Le tableau de bord dérivé de la Focus apparaît familier et la finition un cran au dessus de la moyenne. La cohérence de la stratégie mondiale « One Ford » se ressent. Du coup, ce ludospace annihile presque totalement l’impression d’être à bord d’un « utilitaire » qui reste pourtant sa vocation originelle. Notez que le coffre à ouverture verticale remplace la double porte arrière. Une évolution pas forcément appréciée de tous, même si la visibilité arrière en profite et le hayon peut servir d’abri.

Question chargement, le Connect dispose d’une soute impressionnante de respectivement 1029 litres et 1529 litres en version courte et longue en configuration 5 places (sous le cache-bagages). Avec la troisième rangée de sièges en place, le volume tombe à 322 litres seulement, sachant que l’espace aux jambes est satisfaisant pour de petits gabarits. Les deux portes latérales coulissantes de série autorisent un accès béant à l’arrière, où trois adultes se sentiront à l’aise sur la seconde rangée. Chaque siège pouvant se rabattre ou se retirer de façon individuelle, la modularité n’a peu à envier à un monospace… si ce n’est une banquette coulissante.

A conduire

Cette nouvelle mouture, basée sur la plate forme C1 des Focus, C-Max et Kuga, fait rapidement oublier la rusticité de l’ancien modèle dès les premiers tours de roues. En toute logique, le comportement routier se révèle ainsi imperturbable même si l’adhérence des pneumatiques s’est révélée perfectible sur chaussée humide. Le contrôle de stabilité s’est en effet vu intervenir à plusieurs reprises sans excès de zèle particulier. Quoiqu’il en soit, les prises de roulis demeurent contenues et le guidage du train avant sans reproche. Etonnant même, au vu d’un centre de gravité non négligeable.

Côté confort, la suspension offre un bon compromis entre confort et dynamisme malgré une certaine sécheresse à vide. Les bruits aérodynamiques ont fait l’objet d’un soin particulier, de même que l’isolation du moteur. Avec près d’une tonne et demie à tracter à vide en Tourneo court (1 458 kg), le 1.6 TDCi de 95 ch n’est pas un foudre de guerre mais distille des accélérations suffisantes à l’usage. Il s’apprécie surtout pour son élasticité dès les plus bas régimes.

A l’inverse, le moteur 115 ch, à l’essai en version longue (1 521 kg), nous est ici apparu plus creux et ce n’est qu’à haut régime que l’on profite de performances supérieures. Et ce malgré l’avantage d’une boîte manuelle à six rapports (au lieu de cinq en 95 ch) mieux étagée et plus courte sur les trois premiers rapports. Si la fiche technique a de quoi séduire avec une moyenne théorique de 5 l/100 km et 130 g/km de CO2 (en 95 ch, 115 ch, court et long), nous avons relevé 7,5 l/100 km dans le cadre d’un parcours mixte pour les deux motorisations.

Notez qu’une version 75 ch du 1.6 TDCi, que nous n’avons pas pu prendre en main, est proposée en entrée de gamme. Un mot enfin sur le bloc essence 1.0 EcoBoost de 100 ch (disponible uniquement en Tourneo court), extrêmement discret mais d’un caractère lymphatique quelque soit le régime… On se consolera avec consommation raisonnable pour un essence avec à peine plus de 8 l/100 km sur le même parcours ! Avec un bilan routier très satisfaisant, le Tourneo démontre de sérieux arguments routiers souvent insoupçonnés dans cette catégorie d’engins.

Disponible à partir de 19 400 € en TDCi 75 ch et 20 400 € en TDCi 95 ch, le Tourneo Connect joue clairement les trublions dans la catégorie. Attention toutefois à l’équipement, plutôt dépouillé en version de base Ambiente (climatisation et régulateur de vitesse en option) et très riche en haut de gamme Titanium. Pour la comparaison qui fâche, le Dacia Dokker, facturé environ 6 000 € de moins à dotation équivalente, dispose d’autant de volume intérieur et d’une suspension encore plus confortable. Pour le reste, gageons que l’écart tarifaire est justifié par un contenu qualitatif et technologique indiscutable…

Adrien CORTESI


En chiffres…
Ford Tourneo Connect 1.6 TDCi
- Moteur : 4 cylindres Diesel
- Cylindrée : 1 560 cm3
- Puissance : 95 / 115 ch à 3 600 tr/mn
- Couple : 230 / 270 Nm dès 1 500 / 1750 tr/mn
- Transmission : Manuelle 5 / 6 rapports
- Vitesse maxi : 160 / 165 km/h
- Accélérations : 0 à 100 km/h en 14,7 / 13,8 s.
- Poids à vide : 1 458 kg
- Consommation mixte : 5 l/100 km
- Emissions de CO2 : 130 g/km
- TVS : 715 euros Prix : à partir de 20 400 euros

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