Publié le 25 octobre 2012 | par Rédaction

Ces deux termes ne vont pas toujours de pair. Justement, c’est en matière d’efficience et de technologie embarquée que le SUV « intermédiaire » d’Ingolstadt évolue principalement. Suffisant pour continuer de séduire les amateurs du genre « chic et surélevé » face aux breaks conventionnels : le Q5 devient aussi économique qu’une A4 Avant équipée du même 2.0 TDI 143 ch. De quoi tordre le cou aux idées reçues…

Le Q5 est aussi économique que l’A4 Avant… à un petit gramme de CO2 près, soit 139 contre 138 g/km, pour une consommation normalisée mixte identique (5,3 l/100 km). Une prouesse valant bien 850 € supplémentaire à finition égale Business Line ! C’est ce que nous allons tenter de démontrer même si le Q5 reste un véhicule statutaire, où le 100 % raisonnable n’a pas lieu d’être. Si cette nouvelle mouture animée par le « petit » TDI 143 ch n’est disponible qu’en deux roues motrices, elle se met assurément en quatre pour séduire une clientèle de professionnels.

Le modèle Audi

Rappelons que la marque aux quatre anneaux jouit d’une période commerciale totalement euphorique ces dernières années avec une croissance mondiale record, notamment grâce à la Chine devenue 1er marché national avec 313 000 véhicules vendus en 2011. La France connaît également un chiffre historique avec 62 000 exemplaires, soit une hausse de 18,1 % par rapport à 2010. Un bilan d’autant plus réussi lorsque le marché continue de subir les conséquences de la crise économique.

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Serait-ce le fruit d’une stratégie rigoureuse de plusieurs années, de marges particulièrement élevées, d’une cohérence de gamme à toutes épreuves, d’une corrélation stylistique indéniable ou encore d’une qualité de fabrication modèle ? Leader incontesté du haut de gamme, Audi joue donc un rôle déterminent dans l’ascension fulgurante du groupe Volkswagen propulsé au rang de constructeur le plus profitable au monde avec 15,4 milliards d’euros de bénéfices net en 2011… soit deux fois plus qu’en 2010.

Evolution de l’espèce

Après 4 ans de réussite commerciale et plus de 5600 unités écoulées sur l’année 2011 en France, le Q5 s’accorde une petite cure de jouvence pour continuer de miser sur 5000 exemplaires en 2013. Il compte ainsi consolider sa position de leader dans la catégorie en devançant d’une courte tête son principal rival à domicile en 2011, le BMW X3 pourtant renouvelé en 2010. A propos de changement, Audi n’est pas du genre à bouleverser les grandes lignes de son design. Un paroxysme ici atteint où seul un œil averti identifiera ce Q5 « restylé ». On note en effet des optiques redessinées de l’intérieur, des boucliers légèrement retouchés et un nouveau choix de jantes alliage.

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Si cette architecture surélevée n’est pas toujours favorable au jeu du rapport encombrement/habitabilité, le Q5 sait se défendre. Ses dimensions extérieures généreuses (4 629 mm de long, 1 898 mm de large et 1 627 mm de haut) justifient un habitacle sensiblement plus spacieux que l’A4 Avant, pourtant plus longue et moins haute de 7 cm. Les occupants comme le volume de coffre en profitent en hauteur comme en largeur. Si l’A4 prend l’avantage en longueur de chargement avec un seuil plus bas, son volume total reste inférieur avec 490 et 1 430 litres banquette rabattue contre 540 et 1 560 litres pour le Q5.

Le plein de technologie

A bord, les nouveautés s’apprécient davantage avec de nouvelles applications de bois et d’aluminium, un système multimédia MMI 4 touches au lieu de 8 avec Google Earth et Street View, un volant plus design, de nouvelles ambiances intérieures ou encore l’option sièges climatisés. Pas de doute, le Q5 continue sa route vers le grand luxe… et l’assistanat pour le conducteur.

Car en matières de sécurité et d’aides à la conduite, la liste est longue avec les détections de fatigue, de collision potentielle, de bande blanche avec maintient de trajectoire, d’angle mort… Sans oublier le fameux « Park Assist » pour se garer « sans les mains » et le régulateur de vitesse auto-adaptatif maintenant la distance avec le véhicule qui précède, jusqu’à l’arrêt complet ! Par rapport à la version de base Ambiente 2 900 euros moins chère, la finition Business Line ajoute les feux à LED arrière, les feux Xénon et le système GPS avec module de navigation MMI et commande vocale.

Course à l’efficience

Hormis la récente version hybride apparue en 2011, toutes les versions évoluent techniquement. Pour l’heure, celle qui nous intéresse le plus est la version d’appel en 2.0 TDI de 143 ch qui perd 10 grammes de CO2 et 0,4 l/100 km de moyenne en cycle mixte. Les principaux responsables sont sa nouvelle direction assistée électromécanique et un système Stop/Start. Résultat : le Q5 échappe pour la première fois au malus écotaxe.

En adoptant une conduite paisible, l’ordinateur de bord n’indiquera pas plus de 6 l/100 km ! Côté performances, le « petit » TDI ne rechigne pas d’être cravaché puisque sa puissance maximale est atteinte à 4 200 tr/mn. Sans être un foudre de guerre avec un 0 à 100 km/h établi en 10,9 s, il délivre des accélérations et des relances suffisantes pour un usage quotidien.

Plus confortable que dynamique

Bien installé derrière son volant à l’ergonomie parfaite, on redécouvre une finition exemplaire en tous points. Le moteur émet peu de vibrations au ralenti même s’il apparaît plus présent que le V6 TDI. On se délecte d’un niveau de confort princier grâce au moelleux de la monte pneumatique d’origine aux flancs généreux (235/65 R17), d’une suspension plus souple qu’avec les versions 3.0 et d’une boîte manuelle à six rapports offrant un guidage précis et un embrayage bien amorti. Enquiller les kilomètres à son volant sans la moindre fatigue, telle est la vocation du Q5 !

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En gardant à l’esprit un poids flirtant avec les 1 700 kg à vide et un centre de gravité non négligeable, le comportement demeure très rassurant. Malgré l’absence de transmission Quattro, le train avant n’est jamais débordé par le couple et l’ESP intervient toujours discrètement. Si l’agilité ne peut rivaliser avec l’A4 Avant, la philosophie du Q5 diffère nettement avec les questions de goûts qu’elle comporte. « Freine tard » et autres amateurs d’arsouille, c’est bien l’A4 qu’il vous faut…

Retour sur investissement

Dès lors, on peut se poser la question de l’intérêt d’un Q5 deux roues motrices si l’on occulte un instant ses efficiences raisonnables. Assumer un Q5 dans sa globalité revient à choisir une version quattro 177 ch facturée 5 200 € de plus, émettant 20 g/km de CO2 supplémentaire et réclamant sur le papier 0,7 l de rab tous les 100 km. Moins utilitaire, plus polyvalente, cette version s’impose si l’on est régulièrement confronté à des parcours aux adhérences précaires comme en montagne. Au final, malgré une grille tarifaire coquette, le Q5 demeure un véhicule attachant… avec un investissement de départ compensé par une excellente valeur résiduelle.

SQ5 : pour le plaisir, mais pas seulement !

Un mot concernant la sulfureuse version sportive SQ5. Pour la première fois dans l’histoire de la marque, la définition sportive « S » rime avec Diesel. Rien de choquant tant ce type de motorisation se révèle adapté aux 4×4 comme aux SUV. Il s’agit donc du V6 3.0 BiTDI développant la bagatelle de 313 ch, étrenné sous le capot de l’A6. Signe particulier : il délivre la musicalité d’un véritable petit V8 essence grâce au système de haut-parleurs intégrés dans les échappements !

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L’abaissement de la garde-au-sol de 30 mm annihile toute prise de roulis et les accélérations « velues » décuplent les sensations (5,1 s au 0 à 100 km/h et 250 km/h en pointe). La consommation mixte de 7,2 l/100 km peut alors rapidement s’envoler à 12 l/100 km. La TVS culmine à plus de 3 000 € par an (180 g/km de CO2 estimés) mais pour un tel niveau de performances et d’efficacité, on aurait tord de s’en priver en tant que chef d’entreprise (69 990 €)… qui plus est dans un contexte de fiscalité « Diesel » avantageux.

Adrien Cortesi

En chiffres…

Audi Q5 2.0 TDI 143 ch

– Moteur : 4 cylindres Diesel
– Cylindrée : 1 968 cm3
– Puissance : 143 ch à 4 200 tr/mn
– Couple : 320 Nm à partir de 1 750 tr/mn
– Vitesse maxi : 192 km/h
– Accélérations : 0 à 100 km/h en 10,9 s.
– Consommation mixte : 5,3 l/100 km
– Emissions de CO2 : 139 g/km
– TVS : 764,5 euros
– Prix : à partir de 36 700 euros


3 questions à François Bacquet, Chef du Service Presse et Relations Publiques

Comment justifiez-vous l’intérêt du nouveau Q5 pour les entreprises ?

D’abord, nous avons mis en place une baisse des consommations et des émissions, de nouvelles connectivités et une direction électromécanique sur toutes les versions. De plus, avec la proposition deux roues motrices en 2.0 TDI 143 ch, le Q5 répond clairement à une démarche à la fois statutaire et économique avec seulement 5,3 l/100 km en cycle mixte. Et il nous permet de se démarquer par rapport à une A6 par exemple, avec des loyers plus intéressants.

Le coût réel de dépréciation du Q5 est le plus faible de sa catégorie, comment expliquez-vous ce phénomène ?

Sur l’ensemble de la gamme Audi, nous sommes majoritairement en tête de notre catégorie. L’exemple du Q5 compte parmi les plus significatifs, devant l’A4 et l’A6, avec une dépréciation de 43,82 % en 36 mois sur un Q5 2.0 TDI lorsque le second du « ranking », un BMW X3 20d équivalent, perd 50,74 %. La principale explication réside dans la forte demande du produit et une certaine difficulté à fournir. Nous tablons en effet sur 8 à 10 mois de délais même si ces chiffres tendent à se limiter sur 3 à 4 mois. D’autre part, le fait que le Q5 ait subi une mise à jour et non une refonte totale lui permet de maintenir sa cote. Revendre un Q5 de 2009 est donc une excellente affaire, qui plus est dans le cadre d’un renouvellement.

A l’inverse du 2.0 TDI 143 ch, vous proposez un virulent SQ5 de 313ch en diesel. Quels sont vos objectifs ?

L’objectif des ventes de SQ5 est d’environ 250 en Europe sur 2013. Et comme sur l’ensemble des Q5 TDI, nous en vendons environ un quart aux entreprises. De la même manière que pour une clientèle de particuliers, la cible du SQ5 s’adresse logiquement aux dirigeants de PME. C’est en effet un véhicule que l’on choisi aussi bien d’un point de vue plaisir que pour l’image de son entreprise. J’ajouterais que l’aspect inédit du label « S » à motorisation diesel ne peut qu’être un avantage déterminent grâce à ses avantages fiscaux que l’on connaît…

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