Publié le 15 novembre 2016 | par Louis DAUBIN

Cette phrase que nous a confié Carlos Tavares lors de notre dernier entretien n’est pas la preuve d’une manifestation d’ignorance du PDG de PSA de la pollution, ni de ses composantes et composants, mais bien l’inverse.

La difficulté de la définition de ce que doit être un air propre dans le domaine automobile s’impose avant tout au politique au pouvoir. Celui qui entend faire les lois et décrets sur un sujet aussi délicat doit définir les règles et les objectifs avec précision et les graver dans le marbre de la durée pour que les constructeurs puissent s’y adapter.

Comment vous, chef d’entreprise, pourriez-vous modifier la composition de votre production industrielle au jour le jour en fonction de l’humeur de l’autorité politique ? Ce serait impossible. C’est pourtant ce que l’on impose aux constructeurs automobiles. Un jour tout doit être Diesel, le lendemain tout électrique, puis tout éthanol, ensuite, tout E95, et tout à l’essence, encore à l’hydrogène, enfin au GPL, puis au gnv, hybride Diesel, et pour continuer, hybride essence, après, hybride plug-in en attendant les règles fiscales a valeur quasi Hebdomadaire et distinctes selon leurs sources Europeennes, nationales, communales, citadines,…

Cycle_Opel-Karl-von-Opel.jpg

Et en sus ,le politique, en cours d’année changera les règles du bonus /malus, puis annulera les avantages fiscaux de telle motorisation, reniera les engagements pris il y a moins d’un an, inventera de nouvelles règles de calcul des consommations, décrètera des polluants « propres » et d’autres « mortels », annoncera des morts par milliers dû à la version automobile au seul polluant désigné, avant de reconnaitre avoir été la victime d’escrocs vert…

Il est plus que temps de fixer la loi sur la pollution automobile dans son contenu, son champ d’application et sa durée intangible.
Monde d’incompétence face à monde de compétences. Voilà le vrai problème.

Les commandes du pays sont aux mains de gens ignorants du contenu des sujets et qui se flattent de mater la connaissance et la réalité pour la soumettre aux rêves. Au 20ème Siècle les ignorants politique « rêveur »ont fait 560 millions de morts dans des guerres et massacres sur toute la planète au nom du rêve. Au nom du rêve on écrase notre intelligence, au nom du rêve on tue l’économie d’un pays, au nom du rêve on enlève leurs voitures aux pauvres, au nom du rêve on tue l’automobile, on tue la diversité, on tue la liberté de se déplacer anonymement, de choisir son mode de déplacement. Au nom du rêve on promeut l’enfer…

Louis Daubin

Robert Breschkow : « Les gammes Seat et Cupra laissent un large choix aux clients » Robert Breschkow, dirige les marques Seat et Cupra sur le marché français depuis un peu plus d’un an, évoque les performances et le positio…

Lire la suite
edito

Voilà, c’est fait ! Nous rentrons d’un périple sur 48 h de 2000 kilomètres effectués entièrement avec des voitures 100% électriques. 9 constructeurs ont joué le jeu en nous confiant leurs meilleures voitures électriqu…

Lire la suite
Les articles les plus lus

Toyota C-HR Hybride Business : Un crossover hybride

Parce que le segment du crossover est désormais incontournable dans la compétition commerciale, To...

Renault Kangoo Maxi : Le Kangoo dopé aux anabolisants

Après le Kangoo « normal » et la version Compact dédiée aux professionnels des villes, Renault ...

Augmentation de salaire vs voiture de fonction ?

Si l'automobile n'a plus le même pouvoir de séduction, la voiture de fonction conserve ses droits ...

Législation : ZFE-m : 33 supplémentaires en 2024 ?

La loi “Climat et Résilience” prévoit d’étendre les Zones à Faibles Émissions mobilité (...

« Il faut apprendre à lire et résister au politiquement correct » (Elisabeth Badinter)

En une phrase simple, madame Badinter aura résumé ce qui doit nous guider dans nos métiers. Lire ...