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Des technologies à l’épreuve des faits

mercredi 22 mai 2013, par Antoine Hindré

L’essentiel en 5 points :

- Le GPS est bel et bien un levier d’économies sur le budget carburant et diminue le risque routier
- Les cartes pétrolières s’affirment comme de véritables outils de paiement qui dépassent le seul carburant
- Dès que l’entreprise fait appel à plusieurs fournisseurs pour gérer sa flotte, un logiciel spécialisé devient indispensable
- Avec des prix en baisse, la géolocalisation se démocratise et intéresse désormais les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité
- L’électrique tarde à décoller alors que l’hybride frémit.


GPS, cartes carburant, logiciels de gestion, géolocalisation, les technologies de l’information et de la communication ouvrent de nouvelles voies pour réduire les budgets des véhicules d’entreprise. Plus leur nombre est important, plus les économies à la clé deviennent prometteuses. Ces technologies présentent l’avantage d’une disponibilité immédiate face à une révolution électrique qui tarde à s’imposer.

Les études se succèdent et concluent au même phénomène. Les embouteillages constituent un véritable fléau et ont un impact important sur l’économie. Dernière étude en date, le CEBR (Center for Economics and Business Research) a calculé le coût annuel des embouteillages en France pour le compte d’INRIX, fournisseur d’informations trafic. Principal enseignement, les bouchons provoquent la perte de 5,6 milliards d’euros.

Les coûts directs (carburant et temps perdu) s’ajoute aux coûts indirects, soit la répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises. Sur le poste carburant, les embouteillages entraînent une dépense supplémentaire de 530 millions d’euros, soit l’équivalent de 68 euros de carburant par voiture pour les 7,8 millions de conducteurs français. Le temps perdu dans les bouchons est chiffré par le CEBR à 431 euros par conducteur, soit une facture globale de 3,3 milliards d’euros. Selon l’institut, les véhicules d’entreprise ou de transport de marchandises représentent 19 % du trafic routier.

La répercussion du coût des embouteillages sur les prix et services des entreprises s’élève à 1,7 milliards d’euros, soit 147 euros par foyer chaque année.

Le CEBR a affiné les résultats de son étude en s’intéressant à Paris et à l’Île-de-France. Seuls 46 % des 11,6 millions d’habitants qui résident dans la région parisienne utilisent leurs véhicules pour rejoindre leur lieu de travail. Pourtant la capitale et sa périphérie concentrent 40 % des bouchons. Chaque année, les conducteurs franciliens passent 57,8 heures immobilisées dans les embouteillages, soit l’équivalent de près de deux semaines de travail. Une autre étude citée par TomTom montre qu’en Europe, les bouchons sont responsables de la perte d’un point de PNB chaque année.

Un GPS pour un véhicule sobre

Dans ces conditions, les GPS connectés à l’information trafic permettent de réaliser des économies substantielles. Le fabricant hollandais TomTom a réalisé une étude à Berlin pour mesurer les gains obtenus. Bilan : si 10 % des conducteurs étaient équipés d’un TomTom disposant de l’info-trafic, leurs temps de parcours baisseraient individuellement de 15 %. Mais la collectivité dans son ensemble en profiterait également puisque les temps de conduite de l’ensemble des conducteurs baisseraient de 5 %.

Autre étude, mêmes conclusions. Navteq, principal fournisseur de cartes numériques et de données routières, a comparé trois profils différents de conducteurs : ceux qui circulent sans système de navigation, ceux qui sont équipés d’un navigateur et ceux qui disposent d’un système de guidage qui intègre l’information sur le trafic. Les résultats sont sans appel : les conducteurs qui disposent d’un GPS conduisent sur de plus courtes distances et moins longtemps.

Réalisée dans deux métropoles allemandes (Düsseldorf et Munich), cette étude a également démontré que sur un parcours de 100 kilomètres, les conducteurs équipés d’un système de navigation réduisent leur consommation de carburant dans des proportions qui atteignent jusqu’à 12 %. Ainsi, les volumes consommés passent de 8,3 à 7,3 litres aux 100 kilomètres pour les utilisateurs de GPS.

Et ce n’est pas tout : comme on s’y attendait, cette économie de carburant se traduit par une réduction des émissions de CO2. L’étude estime cette baisse à 0,91 tonne par conducteur et par an, soit une réduction annuelle de 24 % si l’on compare ces résultats avec les émissions moyennes d’un conducteur qui n’utilise pas de système de navigation. Cette réduction équivaut à 25 grammes par kilomètre et par véhicule.

Des pneumatiques préservés

Le GPS présente un autre avantage pour réduire les coûts d’utilisation des véhicules. Selon l’étude réalisée par NuStats pour le compte de Navteq, en Allemagne, généraliser les systèmes de navigation permettrait de réduire les distances parcourues de près de 2 500 kilomètres par an et par conducteur. Bénéfice induit : 1,19 millions de pneus pourraient être préservés de l’usure et des déchirures et donc, de la mise au rebut.

Dans le cadre de cette étude, les véhicules des participants dépourvus de système de navigation ont été équipés d’appareils destinés à enregistrer leurs itinéraires et leurs vitesses. Les résultats obtenus font état de 2 100 déplacements, plus de 20 000 kilomètres parcourus et près de 500 heures de trajet. Selon Navteq, ces volumes permettent de valider les résultats obtenus et de les généraliser à l’ensemble du trafic routier.

L’étude a été menée par NuStats, une société de recherche en sciences sociales qui, depuis 25 ans, est l’un des principaux acteurs sur le marché des enquêtes démographiques et des études qualitatives. Elle montre que l’ajout d’informations sur le trafic réduit encore davantage les temps de trajet et les distances parcourues. Les plus fortes réductions ont été observées chez les participants qui utilisent un système de navigation diffusant des informations routières pendant les heures de pointe (de 7h00 à 8h59 et de 16h00 à 18h59).

Enfin, les gains les plus importants sont enregistrés sur les trajets inhabituels. Logique puisque les itinéraires inconnus engendrent davantage d’erreurs. Autre avantage du GPS, le conducteur n’a plus à se préoccuper de son parcours. Moins stressé, sa conduite est plus souple, moins consommatrice de carburant, plus respectueuse de l’environnement et plus sûre. Le nombre d’accident comme les coûts d’assurance partent à la baisse.

Des informations à la carte

A l’image des GPS, de nombreuses technologies permettent de contrôler et de réduire le budget mobilisé par les véhicules. Deuxième poste de dépense après le financement, le carburant représente entre 25 et 30 % des coûts d’utilisation complets. Selon Robert Maubé, consultant spécialisé dans l’optimisation des flottes, quand le litre de gazole passe de 1,33 euros à 1,66 euros, la part du carburant dans les coûts complets bondit de 27,1 % à 29,5 %. Dans ces conditions, avec un financement sur lequel il est difficile d’obtenir des économies importantes, le carburant devient une variable incontournable pour réduire son budget.

Avant d’agir, il faut appréhender avec précision ses dépenses. Or, les cartes carburant constituent un vecteur privilégié pour obtenir un maximum d’informations sur ses consommations. Leader sur le marché, Total a lancé une offensive sur plusieurs fronts pour contrer l’arrivée de la grande distribution sur ce marché. Face à Leclerc, Auchan et Intermarché, le pétrolier a lancé de nouveaux outils comme Axeane dédiée aux artisans, aux TPE et aux PME. Cette carte de paiement permet d’accéder au meilleur tarif entre le prix affiché à la pompe et la moyenne constatée au niveau national. De plus, les consommations peuvent être suivies en temps réel sur Internet et le responsable des véhicules dispose d’outils pour analyser en profondeur son budget.

La carte Axeane donne également accès à e.conso, une application inédite qui permet aux entreprises de sensibiliser leurs collaborateurs à l’impact de leur conduite sur la consommation et sur l’environnement. Pour commercialiser la carte Axeane, Total s’appuie principalement sur son site Internet. Un système de signature électronique permet aux TPE et aux PME de contracter en ligne encore plus rapidement.

Le réseau contre les prix

En 2012, Total a également lancé une nouvelle carte prépayée et rechargeable baptisée Vatoo. Elle permet aux entreprises dont la trésorerie est tendue de disposer d’une carte de paiement sans avoir à apporter de garantie.

Enfin, Jubileo se présente sous la forme d’une carte prépayée et jetables qui vient remplacer les chèques carburant jugés obsolètes par de nombreux clients. L’entreprise habille la carte à ses couleurs et fixe le montant des dépenses en fonction de ses priorités.

Depuis 2008, Total propose plusieurs actions pour aider les entreprises à réduire leurs consommations. Réuni sous le label « Consommer moins », ce programme s’appuie sur l’application e.conso, sur la sensibilisation à l’éco-conduite, sur l’utilisation du carburant Excellium ou encore sur le dispositif des Certificats d’Economie d’Energies.

Sur un marché global de 2,5 millions de cartes pétrolières, Total s’adjuge 1,4 millions d’unités. Et le potentiel de croissance est plus que prometteur puisque 65 % des véhicules d’entreprise ne sont pas encore équipés d’une carte pétrolière. Total entend bien défricher cette terra incognita avant les enseignes de la grande distribution. Pour séduire cette clientèle, Total s’appuie sur son offre diversifiée, mais également sur l’étendue de son réseau.

Présent sur l’ensemble du réseau routier, le pétrolier revendique 4 500 stations sur le territoire français avec ses enseignes Total, Elf et Elan. Si Auchan (256 stations), Leclerc (500) et Intermarché (1 250) peuvent difficilement lutter sur ce terrain, en revanche leurs modèles s’appuient sur la compétitivité des prix à la pompe. Face à cet argument, Total déploie un réseau à bas prix sous l’enseigne Total Access. Fin 2012, 300 stations du pétrolier avaient adopté ce nouveau concept qui devrait réunir 600 points de distribution d’ici à la fin de l’année.

La limite des outils proposés par les fournisseurs

Au-delà du contrôle des consommations, la carte de carburant se présente comme un outil de paiement qui permet au conducteur de s’acquitter également de ses frais de péages ou de parkings. Non seulement, le conducteur gagne du temps et renforce ainsi sa productivité, mais il n’a plus à rédiger de notes de frais. En amont, l’entreprise centralise les factures et réduit ses frais administratifs. Le temps libéré peut être consacré à d’autres dossiers.

Parallèlement à leurs cartes de paiement, les différentes enseignes mettent à la disposition de leurs clients des sites Internet où ils peuvent paramétrer l’utilisation en fonction des jours de la semaine, de volumes maximums autorisés sur une période donnée... Ces sites Internet apporte également des éléments chiffrés pour analyser les consommations. Le responsable de la flotte a la possibilité d’importer ces informations et de les intégrer à de simples outils informatiques comme Excel.

Mais, au-delà d’un certain nombre de véhicules et avec plusieurs fournisseurs, il devient difficile de piloter sa flotte à partir d’un simple tableur. De plus, impossible d’intégrer les informations d’un fournisseur sur l’outil informatique d’un second. Pour rassembler et consolider les données, un logiciel dédié devient nécessaire.

Depuis de nombreuses années, les principaux éditeurs de progiciels sont identifiés et se compte sur les doigts d’une main. As-Tech, Infoparc, Europarc, Winflotte ou encore Atal ont développé une expertise spécifique et déploient des logiciels qui englobent tous les aspects de la gestion d’une flotte de véhicules.

Ces dernières années, plusieurs acteurs sont venus grossir les rangs de ces spécialistes : Gac Technology, Logimot, Ger’Systèmes, Cogecar ou encore Phoenix. Ces deux derniers bénéficient de l’expertise de consultants spécialisés dans l’optimisation des véhicules d’entreprise.

Un logiciel dédié aux professionnels

Pour séduire la clientèle des TPE et des PME, certains éditeurs proposent des logiciels dont les fonctionnalités sont moins étendues mais répondent à des besoins limités de gestion tout en affichant des prix compétitifs. C’est le cas de Winflotte Professionnel lancé par Delta Tech en 2010.
Gratuit jusqu’à 3 véhicules, le logiciel est ensuite loué 0,50 euros par véhicule et par mois à partir du 4ème véhicule.

« Une PME ou une TPE a du mal à investir dans la mise en place d’un progiciel spécialisé, explique Yann Dépond, directeur général de Delta Tech, l’éditeur de Winflotte. Pourtant la flotte de véhicules représente une charge qui est loin d’être négligeable pour ce type d’entreprises. »

De plus, dans les TPE et les PME, la gestion de la flotte est généralement confiée au comptable ou à l’assistante de direction. Avec Winflotte Professionnel, aucune installation particulière n’est nécessaire et le gestionnaire de la flotte accède directement à l’interface avec un simple identifiant et un mot de passe. Disponible depuis n’importe quel poste informatique équipé d’une connexion Internet, cet outil consolide toutes les données relatives au parc (véhicules, conducteurs, coûts…) et les restitue de manière synthétique.

Autre fonction utile aux PME et TPE, Winflotte Professionnel permet d’intégrer automatiquement les factures des loueurs et des pétroliers. Les doubles saisies sont évitées et le responsable de la gestion gagne un temps précieux. Par ailleurs, le calcul de la TVS se fait automatiquement avec l’impression de l’imprimé Cerfa 2855. Pour appréhender avec davantage d’acuité les fonctionnalités de ce nouvel outil, Delta Tech a déployé une version de démonstration sur son site Internet (www.winflotte.fr). « Pour cet outil, le potentiel est important, assure Yann Dépond. Plusieurs millions d’entreprises gèrent aujourd’hui des flottes qui comptent entre 5 et 250 véhicules. »

Des solutions anti-crise

Pour aller encore plus loin dans la maîtrise des véhicules, la géolocalisation permet de suivre les déplacements et d’obtenir des informations clefs en temps réel : position, parcours, kilométrages, niveau des fluides, style de conduite… Les éditeurs de logiciels de gestion ont développé des interfaces spécifiques pour intégrer les informations issues de la télématique embarquée.

Ainsi, le responsable contrôle l’utilisation de ses véhicules en direct et obtient des informations précises dans l’instant. Les spécialistes de ses technologies se frottent les mains devant le succès rencontré par leurs solutions. En 2012, sur le sol français, Masternaut a enregistré une croissance de 25 % du nombre de véhicules équipés par ses soins pour atteindre 100 000 unités.

De son côté, TomTom Business Solutions a dépassé les 250 000 unités au niveau international. « Nous avons un produit anti-crise, explique Eric Hubert, directeur de la filiale française de TomTom Business Solutions. Le retour sur investissement est rapide et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à en prendre conscience. »

Si la géolocalisation intéressait principalement les TPE et les PME, les grandes entreprises commencent aujourd’hui à s’équiper avec des volumes prometteurs à la clé. Jugée trop intrusive et peu respectueuse de la vie privée, la géolocalisation était rejetée par les représentants des salariés. Pour contourner ce frein, les différents acteurs ont exclu le tracking de certaines de leurs offres et créé de nouvelles fonctionnalités.

Désormais, les projets des grands groupes visent à promouvoir l’éco-conduite et à suivre à distance toutes les données susceptibles de les aider à diminuer les coûts de leurs flottes. Autant de fonctionnalités tout aussi pertinentes pour les TPE et les PME.

Des vertus écologiques et économiques

Grâce aux informations transmises par la télématique, les entreprises analysent précisément l’utilisation de leurs véhicules et identifient les leviers d’économie. Elément-clé de la gestion d’une flotte, la connaissance exacte des kilomètres parcourus permet d’adapter l’analyse des coûts à l’utilisation réelle. Autre fonction, des alertes peuvent être envoyées au responsable de la flotte lorsque les niveaux d’huile ou de liquide de frein atteignent un seuil critique ou lorsque la date d’une révision approche. Les risques de pannes mécaniques diminuent et l’entreprise optimise ses frais de maintenance.

Les systèmes proposés sont également capables d’enregistrer les comportements du conducteur (consommation, régime du moteur, passage des vitesses, accélération, freinage…) et de les restituer sur l’écran de son GPS sous forme de pictogramme pour qu’il adopte une conduite plus sobre. A partir de ces mêmes informations, le gestionnaire de la flotte peut identifier les conducteurs les moins disciplinés et les former avec davantage d’efficacité.

Avec l’éco-conduite, les budgets dédiés au carburant, aux pneumatiques et à l’entretien diminuent de 10 à 15 %. La conduite économique étant également plus sûre, la sinistralité de l’entreprise suit également une courbe déclinante. « Les fonctionnalités autour de l’éco-conduite constituent un déclencheur d’achat, constate Marc Trollet, directeur général de Masternaut France.

La perception de nos solutions change radicalement. Il ne s’agit plus de « fliquer » les collaborateurs, mais de promouvoir des pratiques vertueuses, de réduire les coûts indirects et d’améliorer l’efficience globale de l’entreprise. » De plus, moins intrusives, ces nouvelles offres peuvent être déployées dans n’importe quelle entreprise et ce, quels que soient sa taille ou son métier.

La démocratisation en marche

Si les solutions de gestion des véhicules à distance ont un réel impact sur les coûts, certaines entreprises reculent encore face au montant de l’investissement. En obligeant les transporteurs européens à équiper leurs 800 000 poids lourds de boîtiers de géolocalisation, l’écotaxe devrait lever ces derniers freins. « Quel que soit le type de véhicule -poids lourds, utilitaires ou voitures particulières-, cet événement va avoir une influence considérable sur nos métiers », s’enthousiasme Marc Verdet, président de Fleet Technology.

Avec la massification du marché, les coûts de revient vont atteindre leur seuil le plus bas. Comme dans la téléphonie mobile ou l’ADSL en leurs temps, la baisse des prix va entraîner une démocratisation des technologies. Après les utilitaires et les poids lourds, les véhicules particuliers de l’ensemble des entreprises constituent désormais un terrain de jeu élargi pour l’ensemble des acteurs. Paradoxe, c’est en proposant des solutions sans localisation que les spécialistes des technologies de la géolocalisation s’ouvrent en grand le marché des véhicules d’entreprise.

Avant d’intéresser les grands comptes, la télématique a trouvé un territoire d’élection auprès des flottes de véhicules utilitaires affectés au dépannage, à la maintenance ou encore aux livraisons. Grâce à des rapports d’activité récurrents, les responsables des véhicules analysent les dérives et réorganisent les tournées. Kilométrages à la baisse, tournées supplémentaires à périmètre constant, mobilisation des ressources les plus proches d’un lieu d’intervention, les bénéfices sont multiples. A titre d’exemple, avec une solution facturée une trentaine d’euros par mois et par véhicule, le Groupe René Bertin, spécialiste de la rénovation de l’habitat, a économisé 6 % sur ses contrats de location longue durée et 9,5 % sur le coût total hors financement de ses véhicules utilitaires.

La mobilité en question

Au-delà de ses outils technologiques, l’entreprise doit mener une véritable réflexion sur ses déplacements. Alors que les grandes organisations commencent timidement à établir des Plans de Déplacement d’Entreprise (PDE), les TPE et les PME ont tout intérêt à établir également des règles simples, mais prometteuses en termes d’économies. Pour les trajets de plus de 150 ou 200 kilomètres, le recours au train n’est-il pas plus pertinent ? La rencontre physique est-elle toujours nécessaire ? Bien préparée et réunissant des professionnels qui se connaissent déjà, une visio-conférence peut s’avérer plus efficace et plus économique.

Le co-voiturage, l’autopartage et le recours aux transports au commun constituent également des leviers d’optimisation et permettent de limiter l’empreinte environnementale des entreprises. En région parisienne, un parcours en métro ou en RER est souvent plus rapide qu’un trajet en voiture ralenti par des embouteillages à répétition. Quels que soient sa taille ou son secteur d’activité, chaque entreprise a tout intérêt à mettre en place des règles qui sont généralement dictées par le bon sens.

Dans les centres urbains, la marche à pied et le vélo peuvent s’avérer plus rapides qu’un parcours motorisé. Pour optimiser sa flotte, préserver les ressources naturelles et limiter les émissions polluantes, utiliser ses véhicules avec parcimonie reste la meilleure solution. Encore faut-il se rendre à l’évidence et agir en conséquence.

Antoine Hindré

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