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L’essai révélateur - Mercedes Classe-V

lundi 7 juillet 2014, par Benoît LE FLOC’H

Après la présentation statique du Classe-V en mars 2014 (voir Kilomètres Entreprise n°101), Mercedes a, comme convenu, convié quelques rédactions, dont celle de Kilomètres Entreprise, à un essai afin de réaliser un test grandeur nature de son grand monospace.


L’histoire du Vianeo, variante directe de l’utilitaire Vito, est belle et bien terminée. Avec le lancement du Classe V, Mercedes veut démontrer que son grand monospace est un modèle intégré dans la gamme et non une pièce rajoutée dérivée d’un utilitaire. Deux exemples illustrent le fait : pour la première fois, la version transport de personnes a été dévoilée avant la version utilitaire (arrivée probable du Vito en fin d’année), ensuite la marque à l’étoile vient de signer, début mai, un engagement spécifique avec Europcar afin d’être représenté pendant le Festival International du Film à Cannes. Transport de VIP oblige.

Un habitacle de qualité

L’univers des modèles Mercedes est bien présent à l’intérieur. Le dessin de la planche de bord est agréable et est caractérisé par un niveau de finition sans reproche. De même, les nombreux équipements placent ce grand monospace dans la catégorie premium du segment. A l’usage, le conducteur apprécie le positionnement du levier de vitesse qui tombe parfaitement sous la main, le volant multifonctions ergonomique, la climatisation régulée, la caméra de recul, etc. Sans oublier un grand écran multifonction commandé par le pavé tactile Command Controller afin de faciliter la navigation dans les différents menus. La première impression est donc plutôt positive.

Mais après plusieurs kilomètres et divers tests, quelques limites du Classe V apparaissent. La position de conduite peut dérouter car elle est assez verticale avec un volant à plat. Elle reste typiquement professionnelle. A l’arrière, les multiples assises, disposées en deux rangées, offrent une modularité appréciable. Néanmoins, un problème majeur intervient lorsque la configuration doit être changée (augmenter le volume du coffre par exemple). Comme les sièges ne sont pas escamotables, il faut les soulever et les retirer... or ces derniers pèsent tout de même 28 kilogrammes !

Une conduite particulière

Dès les premiers tours de roues, le Classe V affiche son gabarit imposant. Il est vrai que ce grand monospace suivant la carrosserie choisie peut afficher des longueurs de 4,89 m, 5,14 m et même 5,37 m soit des configurations six, sept ou huit places. A titre de comparaison, le Renault Grand Espace mesure 4,86 m. Heureusement, la hauteur reste raisonnable avec 1,88 m et permet d’entrer sans souci dans la majorité des parkings souterrains. Sur la route, nous avons pris le volant des véhicules équipés des moteurs diesel 200 CDI et 220 CDI.

Le premier, doté d’une puissance de 136 ch, peine à tirer les 2 tonnes du Classe V. Les reprises sont faibles et doubler réclame une bonne dose d’anticipation. De plus, ce bloc quatre cylindres de 2143 cm3 se montre bruyant lors des accélérations. Heureusement, les passagers, installés au sein de l’habitacle arrière, subissent moins cet inconvénient. Avec 163 ch et 380 Nm de couple, le 220 CDI offre un meilleur agrément.

Pour preuve, les chiffres de performances : 11 s pour abattre le 0 à 100 km/h et 194 km/h en vitesse de pointe. Le volume sonore du 220 CDI reste malheureusement encore trop élevé. Concernant le comportement routier, le Classe V n’offre clairement pas le dynamisme d’une berline.

Les deux tonnes du grand monospace allemand entraînent, par exemple, des mouvements de caisse assez désagréables sur routes départementales. De même, le freinage manque de mordant. Néanmoins, au quotidien, le Classe V devrait contenter la majorité des utilisateurs grâce notamment à un niveau de confort correct. Les prises de roulis sont en effet assez bien maîtrisées et les suspensions absorbent efficacement bosses et trous.

Une sécurité digne des modèles Mercedes

Au chapitre sécurité, Le Classe V est dans la lignée de ce que proposent les derniers modèles Mercedes. Le Classe V possède un niveau d’équipements impressionnant. Ce grand monospace possède les systèmes ESP et ASR, l’avertisseur de perte de pression des pneumatiques, le régulateur de vitesse, le limiteur de vitesse, des airbags latéraux thorax et bassin, un système de verrouillage actif de la porte arrière coulissante, le système de détection de somnolence Attention Assist (apparition d’une icône « tasse de café » entre les compteurs puis en cas d’absence de réaction, émission d’un signal sonore) et surtout le Crosswind Assist. Grâce à une action sur les freins et la direction, ce système amenuise les effets négatifs du vent latéral en corrigeant automatiquement les écarts de trajectoire consécutifs aux rafales de vent.

Commercialisé à partir de mi-juin, le Classe V est affiché à partir de 42480 euros dans la version 200 CDI 136 ch et boîte mécanique 6 rapports. Le 220 CDI 163 ch est proposé à partir de 47765 euros. La motorisation haut de gamme 250 BlueTec 190 ch avec boîte automatique 7 rapports (finition Executive) est vendue à partir de 59390 euros. Pour information, le tarif du Renault Grand Espace dCi 130 Zen débute à 37650 euros mais avec nettement moins d’équipements.

Benoît Le Floc’h

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