Publié le 4 décembre 2014 | par Rédaction

Arès avoir développé une importante gamme de crossovers avec Juke, Qashqai et X-Trail, Nissan revient aux basiques en dévoilant une berline compacte baptisée Pulsar. Une carrosserie cinq portes du segment C qui pourrait bien attirer certains professionnels grâce à des qualités différentes.

Après le lancement des multiples crossovers depuis plusieurs années, l’arrivée de la Pulsar dans la gamme Nissan n’a pas manqué d’intriguer. Face à notre interrogation, Bernard Loire, Président de Nissan West Europe, nous a répondu : « Avec par exemple 300 000 ventes par an en France, sans compter les monospaces et les crossovers, le segment C constitue un marché essentiel. Et je ne parle pas de l’Europe. Nissan, qui souhaite devenir le premier constructeur japonais en Europe, se devait de proposer une offre. En outre, parmi les modèles de notre gamme, la Pulsar arrive au bon moment car elle comble le trou qui existe entre le Juke et le Qashqai. D’ailleurs, j’ai tendance à décrire la Pulsar comme le baby Qashqai ! Et plus particulièrement pour vos lecteurs, je peux ajouter que, depuis 2 à 3 ans, nos volumes de ventes en entreprise sont en croissance grâce notamment au Qashqai. Avec l’arrivée de la Pulsar, nous pouvons consolider cette hausse. Et je pense que la Pulsar va très rapidement prendre une place importante dans nos ventes aux professionnels. Car au-delà des qualités de la voiture, la finition Business Connect est, j’en suis persuadé, très attractive car elle répond à leurs besoins ».

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Le projet est donc ambitieux mais attention car sur le segment C, la Nissan Pulsar trouvera sur son chemin les Volkswagen Golf, Peugeot 308, Citroën C4 ou encore Renault Mégane.

Une habitabilité remarquable

Les mensurations du segment C tendent à augmenter depuis plusieurs années. La Nissan Pulsar ne viendra pas contrecarrer cette tendance. La berline japonaise affiche en effet une longueur record de 4,387 m soit 13 cm de plus que le Golf ! Mieux, l’empattement de la Pulsar, qui profite directement à l’habitabilité, supplante toutes ses rivales avec 2,70 m. Idem pour la hauteur avec 1,52 m. Le résultat est, par conséquent, impressionnant. Les passagers à l’avant mais surtout à l’arrière peuvent jouir d’un espace digne d’une limousine.

Les ingénieurs Nissan ont ainsi insisté sur le fait que leur berline offrait plus d’espace aux genoux que la moyenne du segment supérieur avec 692 mm. Et pour satisfaire définitivement les professionnels qui ont besoin d’un volume de coffre conséquent, la Pulsar offre une capacité de 385 litres, supérieure à la moyenne du segment, et même 1395 l, banquette rabattue ! Dommage néanmoins que cette dernière n’offre pas un plancher plat toujours pratique. Enfin, pour information, les Peugeot 308 et Volkswagen Golf affichent des volumes de coffre de 470 l et 1309 l banquette rabattue pour la première et 380 l et 1270 l pour la seconde.

Une ligne classique en retrait

Malheureusement pour les amateurs de belles lignes, les designers nippons n’ont pas trouvé la recette pour allier esthétisme et habitabilité record. Il est vrai que le cahier des charges qui imposait une hauteur de 1,52 m ne facilitait pas la tâche pour concevoir un véhicule dynamique. Le dessin général n’est pas inélégant mais après les Qashqai et Juke, Nissan nous avait habitués à mieux. Les designers, à la peine sous le flot des questions, se sont ainsi contentés de décrire l’évidence : « Nous avons dessiné l’avant de la Pulsar avec une calandre et un bouclier dont le design rappelle les Qashqai et X-Trail.

Nissan_Pulsar_face_avant.jpg

Le logo Nissan est encadré par la calandre en V, signature de la marque, dont les angles s’étirent sur toute la longueur du capot. La face arrière, quant à elle, adopte les blocs optiques en forme de boomerang afin de joindre harmonieusement hayon et flancs. Et pour conforter les qualités pratiques de la Pulsar, nous avons implanté une échancrure au niveau du bouclier arrière pour assurer un seuil de chargement bas ». Avec ce dernier argument, Nissan démontre une nouvelle fois l’objectif recherché avec la Pulsar : répondre au mieux à l’ensemble des attentes des consommateurs européens à l’égard d’une berline compacte et ainsi se garantir un volume de ventes suffisant. Une logique économique et commerciale qui se tient parfaitement.

Un dynamisme tout en contrôle

Les premiers kilomètres effectués à bord de la compacte japonaise ne contredisent pas son style. La Pulsar possède des réglages qui incitent plus aux croisières qu’aux conduites dynamiques. Sur les petites routes, types départementales, le comportement routier manque de mordant. La Pulsar n’est certes pas un véhicule sportif mais un peu plus de rigidité au niveau de l’amortissement n’aurait pas nui. De même, la boite de vitesse manuelle à 6 rapports dispose d’un étagement trop long. Lors de notre essai, plusieurs pentes ont nécessité de rétrogradé pour relancer la « machine ».

Il est vrai que cette transmission doit s’acquitter d’un moteur diesel 1.5 dCi de 110 ch un peu juste pour tracter une Pulsar pesant 1382 kg. Cependant, pour être honnête, la compacte de Nissan devrait satisfaire une majorité d’entre vous pour un usage quotidien. Ses performances sont d’ailleurs honorables avec un 0 à 100 km/h abattu en 11,5 s et une vitesse maximum qui plafonne à 190 km/h. La consommation moyenne sur parcours mixte est annoncée par Nissan à 3,6 l/100 km. Une valeur intéressante pour les émissions de CO2 (94 g/km) mais qui, comme souvent, se révèle en-dessous de la réalité car nous avons atteint la valeur de 5,9 l/100 km.

Un équipement de série richement doté

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Commercialisée à partir de 24 890 euros, la Nissan Pulsar, motorisée avec le diesel 1.5 dCi 110 ch, est certes un peu plus chère qu‘une Peugeot 308 1.6 e-HDi de 115 ch. Cependant, il ne faut surtout pas s’arrêter à ce prix facial. La Pulsar est doté d’un équipement particulièrement riche et surtout supérieur à l’ensemble de ses rivales. Ainsi, la Pulsar dispose de série du Nissan Safety Shield. Ce système, conçu pour optimiser la sécurité, intègre une surveillance des angles morts, une alerte de franchissement de ligne et une détection des objets en mouvement. Ce dernier repose sur un moniteur de vision panoramique AVM-Vision 360 à quatre caméras qui est en mesure de construire une image à 360° susceptible de détecter le moindre mouvement sur les côtés, à l’avant et à l’arrière. Et donc de prévenir le conducteur du danger.

Pour les plus réticents aux multiples « bip bip », le système Safety Shield peut se déconnecter très facilement à partir des commandes disposées sur le volant. Toujours sur ce chapitre sécurité, la Pulsar offre également le freinage autonome d’urgence, capable de déclencher automatiquement le freinage s’il détecte un danger proche. Trois niveaux d’action sont prévus : un simple signal sonore puis en cas d’absence de réaction du conducteur, un freinage partiel et en dernier recours, un freinage à pleine puissance.

Pour le confort et le style, la finition Business Edition possède la peinture métallisée, le nouveau Nissan Connect (système de navigation, Bluetooth et système audio) avec un écran tactile de 5,8 pouces, l’aide au stationnement, la climatisation automatique bi-zone, l’ouverture et le démarrage sans clé, l’allumage automatique des phares et des essuie-glaces, etc.

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La Nissan Pulsar ne révolutionne pas le marché des berlines compactes notamment par un look classique. Mais les armes de la Pulsar sont ailleurs avec une habitabilité sans égale et un niveau d’équipement supérieur à ses concurrentes. Au final, le constructeur japonais confirme que le lancement de la Pulsar a bien été décidé pour compléter le succès de ses crossovers et non le remplacer.

Benoît Le Floc’h


EN CHIFFRES…
Nissan Pulsar 1.5 dCi 110*

Moteur : 4 cylindres diesel
Cylindrée : 1461 cm3
Transmission : boîte manuelle 6
Puissance : 110 ch / Couple : 260 Nm
Vitesse maxi : 190 km/h
Prix : 24 890 euros
Conso mixte : 3,6 l/100
CO2 / TVS : 94 g/km / 188 euros
Volume coffre : 385 l

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