Publié le 16 juin 2014 | par Rédaction

L’essentiel en 5 points :

– Le marché des utilitaires connaît une légère reprise début 2014
– Les nombreuses nouveautés devraient animer le marché
– Le marché des aménagements des VUL reste très difficile à quantifier
– Les équipementiers travaillent sur l’allégement des aménagements afin de préserver la charge utile des utilitaires
– L’aménagement en « do-it » reste omniprésent ; or il ne prend pas en compte l’aspect sécuritaire

Aménager les fourgonnettes et fourgons de l’entreprise permet de transformer de simple outils de transport en de véritables ateliers de production nomade, d’améliorer la productivité des collaborateurs ainsi que l’image de l’entreprise via un véhicule parfaitement rangé. Pourtant, de très nombreuses entreprises hésitent encore à franchir le pas. Après des années chaotiques et particulièrement difficiles du fait de la conjoncture économique, il semble que le marché des utilitaires retrouvent un peu de dynamisme en ce début 2014, comme en atteste Pierre Laromiguière, responsable véhicules Utilitaires chez Citroën Business : « Le marché des utilitaires connaît une légère reprise sur le premier trimestre 2014 après une année 2013 morose. TR103_OUVerture_HD.jpg Les fourgonnettes et les gros fourgons affichent des niveaux de ventes stables. Nous assistons à une légère reprise sur le segment des petits fourgons qui est tirée par les nouvelles offres et plus particulièrement l’arrivée du Transit Custom. Sur l’année, le bilan devrait être meilleur qu’en 2013 avec un volume de vente qui devrait avoisiner les 360 000 véhicules dont 100 000 dérivés de VP ». Gabriel Hacquebart, chef de produit et de promotion fourgons légers, ventes sociétés et véhicules utilitaires chez Nissan West Europe, partage ce point de vue : « le marché des véhicules utilitaires reprend doucement ». Tout comme Eric Lemonnier, directeur général Renault Tech : « Le mois de janvier a été particulièrement compliqué. Celui de février a été meilleur, tout comme mars. Les effets de l’arrivée du nouveau Trafic devraient se faire sentir lors du second semestre de cette année ».

Un marché difficile à quantifier

A l’intérieur de ce marché des véhicules utilitaires global, quelle est la part des véhicules aménagés ? « Tout dépend bien sûr de ce que l’on entend par aménagement puisque cela peut aller de la grille d’aération aux fourgons ateliers complets » affirme Pierre Laromiguière. « Selon les sources officieuses du fait de l’absence de source officielle, il y a environ 20 % des véhicules qui sont aménagés, y compris un plancher ou une galerie. En ce qui nous concerne, nous estimons qu’environ 12 à 15 % des fourgons utilitaires sont équipés avec des casiers ou du mobilier. Cela étant, nous restant loin du niveau d’équipement des marchés nordiques » explique Alain Thomas, directeur commercial Sortimo. TR103_Sebastien_MULLER.jpg « Il ne faut pas oublier que les dérivés de voitures particulières ne nous concernent pas. Nous considérons qu’environ 250 000 véhicules sont potentiellement aménageables par an. Sur ce total, environ un quart des véhicules sont transformés c’est à dire intégrant une étagère ou un établis » précise Olivier Hutteau, directeur général Optima System. De son côté, Eric Lemonnier, directeur général Renault Tech, estime « qu’environ 20 % des utilitaires vendus sont aménagés. Mais il faut définir ce que l’on entend par aménagement. Chez Renault Tech, nous effectuons des opérations post-production ». « La différence tient au type d’activité. Nous, aménageurs, estimons qu’il y a transformation à partir du moment où il y a pose d’un casier dans le compartiment de chargement. Ce qui représente un potentiel d’environ 15 % du marché VUL » précise Alain Thomas. « Je considère qu’un utilitaire est aménagé à partir du moment où sont installés des casiers, des meubles. A partir du moment où la carrosserie est modifiée, ce n’est plus de l’aménagement, c’est du carrossage » confirme Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France. « C’est l’agencement du véhicule qui doit être pris en compte » souligne Marc Lepetit, responsable marketing chez Kit Utilitaire. En considérant les chiffres avancés par nos intervenants (seulement 15 à 20 % des utilitaires sont aménagés), cela signifie que près de 85 % du parc d’utilitaires ne reçoivent aucun aménagement. Ce chiffre semble très élevé. Est-il réaliste ? « Pas vraiment dans la mesure où la quasi-intégralité des véhicules utilitaires sont aménagés, soit par le constructeur, soit par l’équipementier, soit, enfin, par l’entreprise utilisatrice en interne » lance Richard Renoux, responsable grands comptes et ventes spéciales chez Durisotti. « Il est exact qu’environ la moitié des aménagements est l’œuvre de non professionnels. Ce qui est gênant avec ces aménagements, c’est que l’aspect sécurité est souvent totalement oublié. Or, cela peut devenir très problématique en cas d’accident » affirme Alain Thomas. TR103_Richard_RENOUX.jpg « En tant que professionnel, nous devons avant tout répondre à une problématique d’exploitation et être à l’écoute du client. Nous transmettons ensuite ces besoins à notre bureau d’étude afin de trouver la solution la mieux adaptée et ce quelle que soit la taille de l’entreprise et du parc de véhicules » rappelle Richard Renoux. « Le temps passé à écouter les besoins précis de l’utilisateur est essentiel » confirme Olivier Civil, directeur des opérations commerciales et marketing chez Gruau. « La plupart des utilitaires mis à la route disposent au minimum de protections latérales. Après, les autres aménagements dépendent en grande partie du secteur d’activité de l’entreprise. Le kit bois simple n’est pas valorisé ; après, en fonction de l’aménagement, il peut y avoir ou pas valorisation » expose Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France. « Plus l’aménagement est sophistiqué, plus le client a recours à un appel d’offre complémentaire avec les équipementiers. Il peut même y avoir des transferts d’un véhicule à un autre si le coût de l’aménagement est important » rappelle Pierre Laromiguière.

Transférer un aménagement est rarement intéressant

A cette évocation du transfert possible d’un aménagement d’un véhicule à un autre, les équipementiers présents réagissent immédiatement : « S’il est possible de récupérer des éléments, nous ne réutilisons pas tout ce qui est en bois. Les éléments métalliques peuvent être réutilisés à condition qu’ils soient encore en bon état » explique Olivier Hutteau. TR103_Richard_Kolle.jpg « Le transfert est possible, mais sous certaines conditions » confirme Alain Thomas. « Le transfert est techniquement possible même si, effectivement, tout n’est pas toujours récupérable. Nous prenons en compte des critères techniques et esthétiques. Cela étant, il faut que le mobilier ait une valeur assez importante sinon le coût logistique est trop important » souligne Anthony Chevé, responsable des ventes Modul System. « Il faut être prudent avec le transfert des équipements. Le coût du démontage et du remontage est parfois supérieur au prix de l’équipement neuf » sourit Michel Stamenoff, président de SD Services. « Sans oublier les problèmes logistiques et le coût lié à l’immobilisation de deux véhicules en même temps ; celui sur lequel est démonté l’aménagement et celui sur lequel il est remonté » affirme Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France. « Heureusement, nous ne laissons pas deux véhicules immobilisés en même temps grâce à notre structure logistique qui comprend un stock tampon pour le matériel en attente de remontage. Sinon, le coût est prohibitif » rétorque Anthony Chevé. TR103_Pierre_LAROMIGUIERE.jpg « Chez Renault Tech, notre business permet justement d’éviter ces coûts logistiques sur VN qui peuvent grimper rapidement » lance Eric Lemonnier. « Nous savons tous faire ça et nous vendons au client un amortissement du matériel sur deux ou trois véhicules. Cela étant, il est rare de pouvoir tout réutiliser et nous changeons de façon systématique les fixations. En outre, le principe du reconditionnement n’est pas simple et nous nous heurtons régulièrement au problème de l’état du matériel en fonction de l’utilisateur. Les variations d’usure du matériel entre deux utilisateurs peuvent être très importantes. Dans les faits, le transfert n’est réalisé que dans 10 à 15 % des cas » reprend Alain Thomas. Selon Anthony Chevé « Il ne faut pas laisser croire au client qu’il pourra tout récupérer. Il y a une éducation à faire auprès des utilisateurs et leur expliquer que, dans le meilleur des cas, on ne pourra reconditionner qu’environ 75 % du mobilier ». « Le profil d’utilisateur du véhicule, unique ou multiple, a une influence importante sur l’état du véhicule et de ses aménagements. Par principe, le mono-utilisateur est plus soigneux et nous disposons bien évidemment d’un suivi plus simple » confirme Patrice Chanliau. « Il ne faut pas perdre de vue non plus que l’aménagement subit des contraintes d’utilisation quotidienne et qu’il protège aussi le véhicule sur lequel il est monté » rappelle Michel Stamenoff, président de SD Services. « Nous fournissons un guide d’utilisation avec notre matériel et nous sensibilisons plus particulièrement les utilisateurs à l’arrimage des charges. Cela peut éviter des projections qui s’avèrent souvent destructrices autant pour le mobilier que pour le matériel transporté » ajoute Olivier Hutteau. Pour Marc Lepetit, responsable marketing chez Kit Utilitaire : « Cette démarche de sensibilisation porte ses fruits et le taux d’aménagement des utilitaires poursuit sa croissance en France. Les entreprises prennent également davantage en compte l’aspect ergonomique du mobilier, la sécurité renforcée des occupants ainsi que les gains de productivité générés ».

Du matériel plus performant

TR103_Patrice_CHANLIAU.jpg L’année 2014 sera celle du renouvellement de nombreux modèles de fourgons. Ces nouveaux modèles sont généralement et à de rares exceptions près, de plus en plus confortables mais aussi de plus en plus lourds à vide. Ce qui entraîne une diminution régulière de la charge utile. Comment les équipementiers de l’aménagement appréhendent cette évolution et luttent contre elle ? « Nous sommes dans un process d’amélioration constante avec comme objectif de proposer des équipements plus légers permettant ainsi de faire baiser la consommation de carburant, les émissions de CO2 et de préserver la charge utile » explique Olivier Hutteau. « Du point de vue de la consommation de carburant et des émissions de CO2, il faut rappeler le rôle essentiel du pneumatique qui joue un rôle prépondérant sur ces deux données. Monter les bons pneus et les contrôler régulièrement peut permettre de réelles économies » lance Cédric Blanc, responsable trade marketing chez Pirelli France. L’autre représentant du manufacturier italien, Sébastien Muller, expert technique et responsable expertises chez Pirelli France, précise : « il faut aussi faire attention à la surcharge qui entraîne une usure prématurée du pneumatique voire une détérioration de l’intégrité de la carcasse et donc du pneu. Sans compter qu’un pneu mal utilisé entraîne une surconsommation de carburant. Un aménagement permet aussi de mieux répartir la charge ». TR103_Olivier_HUTTEAU.jpg « Nos amis les constructeurs nous poussent à évoluer. Effectivement, la limite des 3,5 tonnes qui ne change pas face à des véhicules plus lourds à vide, cela nous oblige à proposer de nouvelles solutions comme l’adoption de matériaux composites afin de préserver voire d’améliorer la charge utile du véhicule » affirme Alain Thomas. « Nous utilisons les mêmes réponses que les constructeurs et utilisons de plus en plus des matériaux de pointe comme l’acier UHSS qui permet de diminuer le poids des aménagements sans remettre en cause leur solidité ni leur endurance. Le tout à prix équivalent » sourit Anthony Chevé. « Les VUL récents ont pris entre 150 à 250 kilos d’embonpoint. Nous devons donc travailler sur l’allègement des solutions que nous proposons afin de préserver la charge utile. La charge utile est en baisse mais les utilisateurs n’ont pas changé leur comportement » confirme Olivier Civil. Ces points de vue font réagir Richard Kollé, dirigeant de la société Kollé : « La surcharge n’est-il pas un fantasme ? Je serais curieux de connaître les vrais chiffres concernant la surcharge. Nous avons tous travaillé sur de nouveaux matériaux plus légers, sur de nouveaux carrossages et, plus important encore, nous avons sensibilisé les utilisateurs à ce problème. A titre d’exemple, certains marchands de matériaux pèsent les véhicules avant la sortie et ne les laissent partir que s’ils ne sont pas en surcharge. TR103_Olivier_CIVIL.jpg C’est une vraie évolution des mentalités qui me laisse penser que le problème de la surcharge est devenu moins important que par le passé ». Pour Pierre Laromiguière, « Cette éducation est nécessaire mais il y a assurément une grande différence de sensibilité entre un petit artisan et une grande flotte d’une entreprise disposant d’un CHSCT. Un aménagement peut aussi permettre de lutter contre la surcharge en faisant disparaître le stock mort. D’après un cas pratique d’il y a une quinzaine d’année, les fourgonnettes traînaient environ 150 kilos de stock mort. Nous estimons qu’un plombier transporte au moins 500 kilos de « trucs » qui ne servent à rien ou une fois par an. Avec un aménagement, on range, on stocke efficacement et on sait ce que l’on emmène ». « L’entreprise qui achète un fourgon achète un véhicule dédié au transport de matériel. Avec un aménagement, ce véhicule se transforme en véritable outil de production, ce qui permet de générer des économies mais aussi de diminuer la quantité de choses transportées et donc le poids » confirme Michel Stamenoff, président de SD Services. « Tout comme le phénomène de downsizing présent chez les constructeurs, le fait d’aménager un utilitaire permet de diminuer le volume transporté et donc de générer des économies importantes au quotidien » résume Olivier Hutteau.

Aides financières simplifiées : un échec regrettable

La CNAM et les caisses régionales ont mis en place ces deux dernières années, des aides financières simplifiées afin d’aider les petites entreprises à acquérir des véhicules utilitaires mieux équipés et plus sûrs. Si le principe de ces aides reçoit un satisfecit général, leur mis en œuvre trop complexe a fait capoter ce projet ambitieux. Selon Olivier Hutteau, directeur général Optima System : « le bilan des aides financières de la CNAM et des CRAM est globalement mauvais. Au niveau de la CRAMIF, fin 2013 et après trois ans, il y a eu 7 véhicules subventionnés contre les 70 prévus ». « Il ne s’est concrètement pas passé grand-chose du fait d’une mise en place trop complexe » confirme Richard Renoux, responsable grands comptes et ventes spéciales chez Durisotti. TR103_Michel_STAMENOFF.jpg « Nous avons eu quelques demandes de la part d’entreprises et sous l’impulsion commerciale que nous avons mis en place, mais nous nous sommes heurté à une complexité de mise en œuvre beaucoup trop élevée » reprend, à son tour, Alain Thomas. « Nous avons été confronté à un problème de calendrier trop compliqué et inadapté aux réalités économiques » souligne Pierre Laromiguière. « Sans oublier les soucis liés à la formation obligatoire du personnel de l’entreprise qui représente, là encore, un gros frein » rappelle Michel Stamenoff, président de SD Services. « Ce système d’aide n’a commencé à fonctionner qu’à la fin uniquement » sourit avec malice Gabriel Hacquebart, chef de produit et de promotion fourgons légers, ventes sociétés et véhicules utilitaires chez Nissan West Europe. « Nous n’avons été sollicité que trois ou quatre fois seulement pendant toute la durée de ces opérations » explique Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France. « Pour que ces opérations soient réussies, il faut envisager un système administratif plus simple » résume Richard Renoux. « Une simplification du système administratif et une offre unifiée sur tout le territoire national sont indispensables pour que ces aides financières puissent devenir une vraie réussite » conclut Alain Thomas. VUL électriques : quelles contraintes ? Si les véhicules utilitaires électriques restent encore peu répandus dans les entreprises, ils représentent sans aucun doute un avenir prometteur dans le cadre des livraisons urbaines « propres ». Ces véhicules posent-ils des problèmes particuliers pour leur aménagement ? « Les véhicules utilitaires électriques nécessitent de bien respecter les points d’ancrage pour éviter des déconvenues avec la chaîne de traction électrique ainsi qu’une habilitation spécifique pour pouvoir intervenir dessus » explique Anthony Chevé, responsable des ventes Modul System. TR103_Alain_THOMAS.jpg « Nos collaborateurs sont effectivement formés. Heureusement puisque nous avons aménagé ou transformé plus de 5 000 Kangoo Z.E. en 2013 » sourit Eric Lemonnier. « En ce qui nous concerne, nous avons apporté des choix différents en matière de VUL électrique. Ainsi, notre offre comprend, pour les véhicules dotés d’équipements électriques comme de la signalisation ou de groupes électro-pompes, de batteries supplémentaires rechargeables sur secteur. Ces batteries permettent de ne pas puiser l’énergie du groupe moto-propulseur. Cela permet de préserver l’autonomie du véhicule » explique Richard Kollé, dirigeant de la société Kollé. « Chez Nissan, nous croyons au véhicule électrique. Nous allons lancer dans quelques semaines la version 100 % électrique de notre fourgonnette : le e-NV200. Celui-ci disposera d’une prise accessoire 220 v connectée à la batterie du groupe propulseur » affirme à son tour Gabriel Hacquebart, chef de produit et de promotion fourgons légers, ventes sociétés et véhicules utilitaires chez Nissan West Europe. « Gruau est constructeur d’un véhicule utilitaire électrique : l’Electron. Nous sommes capables de proposer toutes les transformations possibles sur cette base, y compris en incluant des solutions d’alimentation pour alimenter les équipements présents dans les véhicules » rappelle Olivier Civil, directeur des opérations commerciales et marketing chez Gruau.

En conclusion

TR103_Cedric_BLANC.jpg Selon Richard Renoux, responsable grands comptes et ventes spéciales chez Durisotti : « Pour répondre précisément aux besoins des entreprises, il faut être à l’écoute et bien identifier les besoins d’exploitations pour apporter une réponse parfaitement adaptée tant du point de vue des matériaux que de l’ergonomie du poste de travail ou encore l’optimisation de l’exploitation du véhicule ». Cette approche est aussi celle que préconise Anthony Chevé, responsable des ventes Modul System : « Par rapport à la problématique du client, il ne faut pas tenter de l’influencer mais comprendre parfaitement la méthode de travail actuelle afin de proposer des évolutions permettant de rechercher des gains de productivité et une meilleure ergonomie des postes de travail ». « Chez Sortimo aussi nous sommes à l’écoute du client afin de pouvoir proposer la solution la plus sûre, la plus légère et la plus ergonomique possible. En outre, nous jouons la carte de la proximité avec les entreprises grâce à nos trente stations de montage en France. Ces stations permettent aussi une vérification annuelle de notre matériel, ce que nous recommandons pour une meilleure fiabilité dans le temps » affirme Alain Thomas, directeur commercial de Sortimo. Chez Kollé, Richard Kollé rappelle « que nous sommes un soutien technique aux vendeurs des constructeurs afin d’apporter un soutien, développer la sensibilisation des utilisateurs aux problèmes d’usage et de toucher l’ensemble de la population des pme et pmi ». « Chez Arval, nous nous efforçons d’être à l’écoute pour définir les besoins précis de l’entreprise tout en étant en contact avec des spécialistes de l’aménagement en fonction de la profession et de l’utilisation à venir des véhicules » explique à son tour Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France. TR103_Anthony_Cheve.jpg « Bien identifier les besoins du client est fondamental. Nous devons apporter une réponse pertinente à chaque niveau et ne pas hésiter à passer du temps avec le client pour bien comprendre et analyser ses désidératas. Notre valeur ajoutée est là » ajoute Olivier Civil, directeur des opérations commerciales et marketing chez Gruau. Chez Kit utilitaire, Marc Lepetit, responsable marketing, affirme que « nous souhaitons avant tout nous mettre à la place de l’utilisateur et être partenaire des distributeurs pour proposer nos aménagements ». « Notre objectif est d’apporter une solution clé en main la plus simple possible et la mieux adaptée à l’utilisateur » explique à son tour Florent Pichereau, responsable développement VU et moto chez ALD Automotive. Pour Citroën, Pierre Laromiguière, responsable véhicules Utilitaires chez Citroën Business, rappelle « qu’en tant que constructeur, il faut différencier les équipements basiques que nous rapatrions dans nos usines pour garantir un volume d’activité et les aménagements qui nécessitent des informations auprès des clients utilisateurs ». «Pirelli, comme tous les manufacturiers, développe des produits spécifiques pour les VUL qui prennent en compte les problème de poids et d’émission de CO2 » explique Cédric Blanc, responsable trade marketing chez Pirelli France. Un propos corroboré par l’autre représentant du manufacturier italien, Sébastien Muller, expert technique et responsable expertises chez Pirelli France : « Il faut toujours prendre en compte et avoir à l’esprit la charge utile des véhicules utilitaires. Les pneus comportent des indices de charge qu’il faut impérativement respecter, tout comme les pressions de gonflage ». TR103_Eric_LEMONNIER.jpg Selon Olivier Hutteau, directeur général Optima System : « nous sommes, chez Optima, tout naturellement à l’écoute de nos clients. Nous leur apportons des équipements optimisés du point de vue de la sécurité, de l’ergonomie et de la productivité. Les pouvoirs publics continuent à sensibiliser les utilisateurs à l’ergonomie du poste et aux conditions de travail. Il s’agit d’un argument positif pour nous et une moyen de lutter contre le « do-it » qui est notre principal rival ». Eric Lemonnier, directeur général Renault Tech explique « que Renault Tech à un positionnement un peu particulier puisque nous avons été créé par le constructeur pour abaisser les coûts logistiques. Notre positionnement dans l’usine permet d’éviter des déplacements tout en assurant un standard de qualité ». Michel Stamenoff, président de SD Services expose que « SD a choisi une stratégie selon trois axes : un développement régional avec une quinzaine d’agences pour être au plus près des clients et des réseaux des constructeurs ; la construction d’une usine de production moderne en Bourgogne ; une plate-forme d’accueil pour les véhicules afin d’assurer un standard de fabrication élevé. Je reste persuadé qu’il y a encore de très nombreuses PME ou PMI à conquérir et que l’optimisation de l’outil de travail a encore de l’avenir ». Quant à Gabriel Hacquebart, chef de produit et de promotion fourgons légers, ventes sociétés et véhicules utilitaires chez Nissan West Europe, c’est à lui que revient le mot de la fin : « Nos vendeurs ne sont pas des spécialistes même si le réseau Nissan Trucks maîtrise très bien ce sujet des véhicules carrossés et aménagés. Nous devons apporter du soutien à notre réseau afin de développer notre offre et répondre aux besoins des entreprises ». Table Ronde Animée par Guillaume GENESTE et Louis DAUBIN

Les participants de notre table ronde

Florent Pichereau, responsable développement VU et moto chez ALD Automotive : « « Notre objectif est d’apporter une solution clé en main la plus simple possible et la mieux adaptée à l’utilisateur » – Pierre Laromiguière, responsable véhicules Utilitaires chez Citroën Business : « Un aménagement peut aussi permettre de lutter contre la surcharge en faisant disparaître le stock mort. D’après un cas pratique d’il y a une quinzaine d’année, les fourgonnettes traînaient environ 150 kilos de stock mort » – Cédric Blanc, responsable trade marketing chez Pirelli France : « Il faut rappeler le rôle essentiel du pneumatique qui joue un rôle prépondérant sur le consommation de carburant et les émissions de CO2 » – Sébastien Muller, expert technique et responsable expertises chez Pirelli France : « Il faut aussi faire attention à la surcharge qui entraîne une usure prématurée du pneumatique voire une détérioration de l’intégrité de la carcasse et donc du pneu » – Olivier Hutteau, directeur général Optima System : « « Tout comme le phénomène de downsizing présent chez les constructeurs, le fait d’aménager un utilitaire permet de diminuer le volume transporté et donc de générer des économies importantes au quotidien » – Eric Lemonnier, directeur général Renault Tech : « Les effets de l’arrivée du nouveau Trafic devraient se faire sentir lors du second semestre de cette année » – Michel Stamenoff, président de SD Services : « L’entreprise qui achète un fourgon achète un véhicule dédié au transport de matériel. Avec un aménagement, ce véhicule se transforme en véritable outil de production, ce qui permet de générer des économies mais aussi de diminuer la quantité de choses transportées et donc le poids » – Gabriel Hacquebart, chef de produit et de promotion fourgons légers, ventes sociétés et véhicules utilitaires chez Nissan West Europe : « Nous allons lancer dans quelques semaines la version 100 % électrique de notre fourgonnette : le e-NV200. Celui-ci disposera d’une prise accessoire 220 v connectée à la batterie du groupe propulseur ». – Richard Renoux, responsable grands comptes et ventes spéciales chez Durisotti : « Nous devons avant tout répondre à une problématique d’exploitation et être à l’écoute du client. Nous transmettons ensuite ces besoins à notre bureau d’étude afin de trouver la solution la mieux adaptée et ce quelle que soit la taille de l’entreprise et du parc de véhicules » – Anthony Chevé, responsable des ventes Modul System : « Le transfert est techniquement possible même si, effectivement, tout n’est pas toujours récupérable. Nous prenons en compte des critères techniques et esthétiques. Cela étant, il faut que le mobilier ait une valeur assez importante sinon le coût logistique est trop important » – Alain Thomas, directeur commercial de Sortimo : « Environ la moitié des aménagements est l’œuvre de non professionnels. Ce qui est gênant avec ces aménagements, c’est que l’aspect sécurité est souvent totalement oublié » – Richard Kollé, dirigeant de la société Kollé : « La surcharge n’est-il pas un fantasme ? Je serais curieux de connaître les vrais chiffres concernant la surcharge. Nous avons tous travaillé sur de nouveaux matériaux plus légers, sur de nouveaux carrossages et, plus important encore, nous avons sensibilisé les utilisateurs à ce problème » – Patrice Chanliau, responsable marchés VUL chez Arval France : « Le profil d’utilisateur du véhicule, unique ou multiple, a une influence importante sur l’état du véhicule et de ses aménagements. Par principe, le mono-utilisateur est plus soigneux et nous disposons bien évidemment d’un suivi plus simple » – Olivier Civil, directeur des opérations commerciales et marketing chez Gruau : « Les VUL récents ont pris entre 150 à 250 kilos d’embonpoint. Nous devons donc travailler sur l’allègement des solutions que nous proposons afin de préserver la charge utile » – Marc Lepetit, responsable marketing chez Kit Utilitaire : « Cette démarche de sensibilisation porte ses fruits et le taux d’aménagement des utilitaires poursuit sa croissance en France. Les entreprises prennent également davantage en compte l’aspect ergonomique du mobilier, la sécurité renforcée des occupants ainsi que les gains de productivité générés ».

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