Publié le 7 décembre 2011 | par Rédaction

Conçue avant tout pour être un véhicule familial, l’ancienne Mercedes Classe B avait également séduit les professionnels avec 15 % des ventes soit 70 000 commercialisations depuis 2005. La nouvelle génération ne pouvait donc délaisser ce marché. Mercedes a donc concocté quelques arguments pour vous séduire.

En découvrant la nouvelle Classe B, les pourfendeurs de monospaces compacts devraient assouplir leur discours. Car, cette nouvelle génération a été dessinée pour apporter à ses utilisateurs une image de dynamisme plutôt que celle de simple familiale. Vous retrouverez ainsi les codes stylistiques en vigueur actuellement avec une ligne plongeante, de multiples arêtes entrecroisées ou encore une calandre imposante et agressive.

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Face à l’ancienne génération, il n’y a pas photo sur l’aspect statutaire ! Une jolie performance de la part des designers qui sont en plus parvenus à soigner l’habitabilité. La nouvelle Classe B gagne ainsi 8,6 cm en longueur (4m35), 0,9 cm en largeur (1m78) et perd 4,6 cm en hauteur (1m55) afin d’affiner l’aérodynamisme et atteindre un Cx de 0,26… primordial pour contenir la consommation.

Deux finitions réservées aux professionnels

Chez Mercedes, le message était clair. Les professionnels sont une cible à choyer. Marc Langenbrinck, directeur général de Mercedes Car Benz, nous a ainsi confiés : « Avec l’ancienne Classe B, nous avons eu un volume de ventes significatif chez les professionnels et les professions libérales. Avec la nouvelle, nous espérons et même attendons beaucoup mieux grâce aux deux finitions Business et Business Executive, organisées à partir de la finition Classic ».

Résultat, en plus des équipements Stop/Start, radio CD, connexion bluetooth, ABS, BAS (freinage d’urgence assisté), système de détection de somnolence, ESP, ASR, la ligne Business apporte des sièges confort, des jantes alliage de 16 pouces à 10 branches, une peinture métallisée, une prise 12 volts, le régulateur de vitesse et une caméra de recul qui fait la fierté de Mercedes car unique sur le segment.

Concernant le tarif, il faut ajouter, quelle que soit la motorisation, 1500 euros ce qui représente environ 25 % d’avantage client (500 euros).

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Concernant la ligne Business Executive, les équipements ajoutés sont des éléments décoratifs chrome sur les buses d’aération, commande d’éclairage, vitres et levier de vitesse, des baguettes de protection de seuil de chargement, de feux de jour cerclés de chrome, une grille de calandre à trois lamelles ton argent brillant, des rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, des projecteurs bi-xénon avec lave-phares, une navigation Becker MAP PILOT, etc, etc. Le supplément pour cette version est de 4050 euros ce qui représente un avantage client de 14,7 % soit 700 euros.

Après cette énumération, Mercedes nous a annoncés : « La nouvelle Classe B démontre tous ses atouts aux entreprises. Un design peaufiné, statutaire et une technologie de pointe pour convaincre les clients sociétés. Pourquoi pas, mais à la question de savoir comment Mercedes allait faire connaître ce produit… un léger flou s’est installé dans la conversation. Till Conrad, Président de Mercedes France, nous a simplement répondu : « Nous regardons le marché des particuliers et évidemment celui des professionnels mais pour le moment nous n’avons pas encore défini de plan d’action envers les PME/ TPE ».

Des progrès en conduite

Les clients de l’ancienne Classe B remontaient souvent l’information concernant le manque de souplesse des suspensions. Pour cette deuxième mouture, la mission des ingénieurs était donc simple sur le papier : optimiser le confort sans sacrifier le dynamisme. Or après cet essai sur les routes autrichiennes, force est de constater que la pratique a rejoint la théorie.

La Classe B octroie à ses occupants un bon confort sans pénaliser la conduite. Contrairement à certains monospaces, la Classe B ne prend quasiment pas de roulis et permet d’enchaîner les virages en toute sérénité. Et si cet agrément ne suffit pas aux conducteurs les plus dynamiques, Mercedes propose en option un châssis sport et des jantes imposantes de 17 ou 18 pouces qui revers de la médaille procure moins de confort. A vous de choisir.

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Au niveau moteur, Kilomètres Entreprise s’est naturellement tourné vers le bloc diesel 180 CDI BlueEfficiency. Et bonne surprise, malgré ses 109 ch, la Classe B s’est révélée beaucoup moins « faiblarde » que sa petite puissance pouvait le laisser craindre. Attention cependant à choisir la boîte manuelle car la version automatique 7 rapports à double embrayage étouffe un peu le moteur.

Une fois encore, il faudra choisir entre confort et dynamisme. Sinon pour les amateurs de chiffres, la Classe B 180 CDI atteint une vitesse maxi de 190 km/h, abat le 0 à 100 km/h en 10,9 s, consomme 4,4 l/100 km en cycle mixte et n’émet que 114 g/km de CO² soit 16 % de moins par rapport à l’ancien modèle.

Des progrès dans l’habitacle

Avec des mensurations en hausse, la Classe B ne déçoit pas au niveau de l’habitabilité. A l’arrière, les occupants mesurant d’1m85 voyageront avec un espace suffisant au niveau des jambes mais aussi de la garde au toit. La place centrale en revanche est moins confortable. Si vous avez besoin de transporter cinq personnes mieux vaudrait vous tourner vers un monospace plus grand.

Au niveau du chargement, la Classe B se place parmi au niveau de la concurrence un volume compris entre 486 et 1545 l. Petite précision pratique, le dossier du siège passager à l’avant se replie afin d’offrir une longueur de chargement appréciable pour les professionnels qui ont besoin de transporter des objets longs. Dans l’habitacle enfin, les habitués de la marque à l’étoile retrouveront une qualité de finition sans reproche. La présentation, quant à elle, est dans la même veine : efficace et sans fioriture. On peut cependant regretter les plastiques durs sur les côtés de la console centrale.

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En conclusion, la Mercedes Classe B avec cette nouvelle génération s’est clairement bonifiée. Le monospace allemand est en effet parvenu à gommer les défauts de l’ancienne génération en étant plus confortable, plus performant et mieux équipé !

Et pour couronner le tout, aucune inflation n’est venue se greffer. Mercedes commercialisera les versions 180 CDI en finition Business et Business Executive aux tarifs de 28 900 euros et 31 450 euros. A noter enfin que trois autres motorisations sont disponibles : B 200 CDI BlueEfficiency de 136 ch ainsi que les essence B180 BlueEfficiency de 122 ch et B200 BlueEfficiency de 156 ch.

Benoît Le Floc’h


En chiffres :
Mercedes Classe B 180 CDI BlueEFFICIENCY finition Business

– Moteur : 4 cylindres en ligne
– Cylindrée (cm3) : 1796
– Puissance : 109 ch de 3200 à 4600 tr/min
– Couple (Nm) : 300 de 1600 à 3000 tr/min
– Vitesse maximum : 190 km/h
– 0 à 100 km/h : 10,9 s
– Consommation (cycle mixte) : 4,4 l/100 km
– Emissions de C0² : 114 g/km
– Prix : 28 900 euros

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