Notre offre d'abonnement
au magazine

Accueil > Articles parus > Table ronde > Équipements de sécurité : un plus évident

Équipements de sécurité : un plus évident

lundi 26 janvier 2015, par Guillaume GENESTE, Louis DAUBIN

L’essentiel en 5 points
- Les systèmes de sécurité se développent et deviennent de plus en plus accessibles
- Le surcoût lié à un véhicule bien équipé est largement compensé par la diminution de la sinistralité
- Le conducteur reste toujours le facteur essentiel dans la sécurité au volant
- L’intégralité des systèmes peuvent être paramétrés ou même déconnectés
- Les VUL ont davantage besoin de ces systèmes

Les nouveaux modèles des constructeurs proposent, en série ou en option, de plus en plus d’équipements de sécurité, active ou passive. Ces équipements permettent d’améliorer efficacement le niveau de sécurité des occupants, permettant ainsi des gains grâce à l’abaissement de la sinistralité de l’entreprise et des coûts d’entretien et de réparation du parc roulant.


ABS, ESP, régulateur de vitesse adaptatif, alerte de franchissement involontaire de lignes, alerte de perte de vigilance du conducteur, maintien du véhicule dans la file, caméra recul etc. Auparavant réservés aux modèles les plus prestigieux, ces équipements équipent désormais les berlines et même les compactes de très nombreux constructeurs, premium ou généralistes.

Ces systèmes sont certes très efficaces mais quels sont les équipements légalement obligatoires et quels sont ceux réellement utiles dans le cadre d’une utilisation professionnelle ? Vincent Breton, manager LLD et Grands Comptes Nissan West Europe répond : « de nombreux systèmes sont obligatoires : airbags, ABS, ESP, feux de jour et désormais la surveillance de la pression des pneus par exemple. La sécurité active des véhicules est liée au conducteur mais aussi à l’environnement du véhicule. Dans le cadre d’une utilisation professionnelle, tous les équipements sont les bienvenus.

Le chef d’entreprise se doit de prendre soin de ses collaborateurs. En plus, ces équipements sont de réelles sources d’économies si l’on met en face les coûts liés à un arrêt de travail. Les équipements de sécurité sont naturellement au centre de nos préoccupations. Côté conducteur, l’alerte de franchissement involontaire de lignes ou la détection de présence dans l’angle mort permettent d’éviter des dommages ; côté environnement, les systèmes de caméras avec détection des objets en mouvement ou le freinage automatique en cas d’urgence, intégrés dans le safety shield chez nous, est un plus et permet, là encore, de préserver l’utilisateur de certains accrochages qui, sans être graves, peuvent entraîner des coûts pour l’entreprise.

Olivier GALLIC Ford France

Notre gamme de modèle business intègre ce safety shield, notamment sur le nouveau Qashqai. Il me semble que les entreprises ont désormais compris cet enjeu et sont prêtes à dépenser de l’argent pour la sécurité. Nous nous efforçons de prouver l’efficacité de ces systèmes et surtout de montrer le retour sur investissement que cela représente pour l’entreprise. Le safety shield coûte moins de 1 000 euros, ce qui n’est rien en regard du coût d’un accident et des frais de remise en état inhérents ». « Les entreprises ont décidé d’agir au niveau de la sécurité automobile.

Chez nous, de nombreuses sociétés ont choisi de migrer vers des modèles Quattro équipés de la transmission intégrale, élément important de la sécurité. Nous avons fait des efforts afin de permettre à ces modèles, malgré la transmission intégrale, de rester dans la zone neutre du bonus/malus » explique Richard Croc, responsable relations presse corporate Audi France. Pour Hugues de Monteville, directeur de l’exploitation chez ALD Automotive, « l’un des facteurs essentiels reste la valorisation de ces équipements. Avec les packs business, les constructeurs ont fait des efforts important afin de permettre d’avoir des véhicules bien équipés, plus sûrs et qui ont des valeurs résiduelles intéressantes, permettant ainsi d’afficher des loyers attractifs.

Marc DEBORD Volvo France

En matière de sécurité, nous sommes très sollicités par les entreprises disposant du document unique d’évaluation du risque professionnel. Il s’agit d’un sujet très sensible, surtout pour les entreprises qui ont eu à faire face à un accident corporel, voire à un accident mortel. Heureusement, cette part des accidents grave reste très faible dans l’entreprise, mais cela peut amener à une réflexion plus globale sur la gestion du parc automobile. Si la sécurité est un sujet que l’on abordait que très peu avec nos clients auparavant, cela est en train de changer ».

Transmission intégrale : trop peu développée

Présente dans de nombreuses marques y compris des généralistes il y a encore une quinzaine d’années, les versions à quatre roues motrices, facteur important dans la sécurité des véhicules, sont peu nombreuses aujourd’hui : « Chez Audi, nous faisons un peu exception à cette règle puisque, sur l’ensemble des ventes à entreprise, les versions Quattro représentent 37 % de nos ventes. Dans les PME, une Audi sur deux est en Quattro » sourit Richard Croc. Un point de vue partagé par Alexandre Cornillon, responsable marketing ventes aux entreprises BMW France : « Nous sommes dans les mêmes trends de vente en ce qui concerne nos versions équipées d’une transmission intégrale. Si notre label reste moins fort que le Quattro, beaucoup d’entreprises s’intéressent à nos autos à quatre roues motrices ». « Malgré notre immense expérience et savoir-faire en matière de 4x4, 90 % de nos ventes à entreprises sont en deux roues motrices, y compris sur certains modèles déclinés avec une transmission intégrale. La recherche du grammage de CO2 le plus faible possible et l’accessibilité prix expliquent cela.

Vincent BRETON Nissan West Europe

Les quatre roues motrices restent un produit premium » précise Vincent Breton. « Il est vrai que le critère prix et la fiscalité française favorisent les deux roues motrices même si les quatre roues motrices restent un vrai plus au niveau de la sécurité. Volvo dispose d’ailleurs de toute une gamme avec une transmission intégrale. Nous accompagnons le mouvement imprimé depuis la Suède avec un objectif ambitieux : zéro décès ou blessé grave dans une Volvo d’ici 2020. Il s’agit d’un projet extrêmement fédérateur et qui oblige tous les collaborateurs de la marque à s’impliquer dans cette démarche. Chaque nouveau modèle apporte son lot de nouveauté dans le domaine de la sécurité à l’image de l’airbag piéton qui équipe la V40. Cela est important sur le marché des entreprises puisque la sécurité arrive dans les trois premiers critères de choix auprès de nos clients professionnels » confirme Marc Debord, directeur communication corporate Volvo Cars France.

Divers systèmes de sécurité

« Le niveau d’équipement de sécurité souhaité par les entreprises est fonction des métiers ainsi que de l’évolution de la société. Il ne faut pas oublier que les utilisateurs professionnels ont des besoins spécifiques et sont généralement de gros rouleurs. Il faut aussi leur apporter des outils pour leur quotidien comme la gestion des smartphones, l’auto devenant de plus en plus souvent un second bureau pour les professionnels. Permettre à l’usager de téléphoner avec un système mains libres concourt à la sécurité de tous » explique Gilles Gautherot, responsable communication d’Infiniti France. « C’est vrai et cela peut aussi inciter les utilisateurs à s’intéresser à la conduite autonome ou semi-autonome.

Richard CROC Audi France

Nous proposons ainsi notre système de freinage automatique autonome sur tous nos modèles. Cela peut s’avérer pertinent pour lutter contre les sources de distraction, dont le téléphone bien sûr » renchérit Marc Debord. « Lorsque l’on est un gros rouleur, il est intéressant d’avoir une voiture capable d’intervenir seule pour palier les moments de moindre concentration » confirme Gilles Gautherot. « En ce qui nous concerne, nous ne constatons pas de surcoût dans l’entretien ni au niveau de la fiabilité de ces différents systèmes de sécurité qui, au contraire, peuvent permettre d’éviter des coûts de remise en état importants en cas d’accident » confirme Guillaume Cazenave, responsable marketing Opteven. « Il est évident que le type d’accidents des professionnels est différents de ceux des particuliers. Les professionnels sont de plus gros rouleurs et ont des besoins différents.

Sur un véhicule à usage professionnel, la première des préoccupations doit être l’alerte face à la perte de vigilance et la possibilité, pour la voiture, de palier à cela. Nos modèles sont capables de freiner seul et une remise en ligne automatique en cas de besoin. Aujourd’hui, tous ces systèmes embarqués de sécurité sont automatiques mais les conducteurs peuvent les paramétrer ou les contrarier comme ils le souhaitent » précise Philippe Flon, directeur de Ford Entreprise France. Selon Vincent Breton, « le problème est que le client ne sait pas toujours comment fonctionnent ces systèmes. L’arrêt automatique de la voiture en ville n’est pas une notion évidente ; tout comme le paramétrage du radar adaptatif par exemple. Cela nécessite de prendre du temps lors de la prise en main de la voiture. Cette prise en main dure environ 1h30 sur un Qashqai par exemple ». « La prise en main est effectivement essentielle pour la bonne appréhension de ces différents systèmes par l’utilisateur.

Guillaume CAZENAVE Opteven

Nous réinvitons d’ailleurs le client à revenir en concession un mois après la livraison pour refaire un point. En entreprise, les véhicules sont conservés entre 36 et 39 mois ; ces systèmes ne sont rapidement plus une source de stress. Par ailleurs, les assureurs estiment que les véhicules équipés de l’active city stop qui permet un freinage automatique en cas d’urgence en ville permet une réduction d’environ 27 % des accidents. Pourtant, il faut avouer que trop peu d’entreprises investissent dans des équipements de sécurité optionnels. Pourtant, chez nous, l’active city stop ne coûte que 200 euros. Cela est à l’image de ce qui s’était passé avec l’ABS ou l’ESP avant qu’ils ne deviennent obligatoires.

Enfin, au niveau des VUL, l’aspect sécurité n’est pas beaucoup pris en compte alors qu’il s’agit de véhicules pouvant rouler beaucoup et sous forte charge » reprend Philippe Flon. Pour Marc Debord « L’assurance est un vrai sujet. En Grande-Bretagne, les assureurs proposent des bonifications des montants des primes pour des véhicules ainsi équipés, ce qui n’est pas le cas en France. Le city safety, montés sur tous nos modèles en série, permet une diminution des sinistres et donc des coûts d’entretien. Il s’agit là d’un bénéfice réel mais qui n’est pas pris en compte par la classification des assureurs simplement parce qu’il manque une case dans cette classification. Cela devrait néanmoins bouger en 2015 avec le développement de ce type d’équipement chez de plus en plus de constructeurs, y compris des généralistes ». « A ces éléments, il convient de mettre en face des coûts de réparabilité et de remise en état de plus en plus important qui viennent contrebalancer cet effet positif. Par ailleurs, un plan de prévention dans l’entreprise permet aussi de faire baisser le montant de la prime d’assurance » ajoute Hugues de Monteville.

Vers une meilleure interface

La multiplication de ces équipements et de leurs commandes ainsi que le développement de nouveaux services à bord « d’infotainment » via des écrans multifonctions, véritables tablettes intégrées, peuvent entraîner une distraction plus importante du conducteur. Comment y remédier ? « L’interface homme machine va devenir de plus en plus importante » confirme Marc Debord. « Désormais, le bluetooth est utilisé par quasiment 100 % des utilisateurs dont le véhicule est équipé. C’est vers ce type de système, qui ne demande plus d’intervention humaine après paramétrage qu’il convient d’aller » ajoute Vincent Breton. « Les éléments de sécurité ne sont pleinement utilisés que s’ils sont automatiques. Nous avons aussi développé des commandes vocales pour tout ce qui est téléphonie, permettant ainsi au conducteur de ne pas avoir à quitter la route des yeux » explique Philippe Flon.

Pierre-Alexandre Cornillon BMW Frabce

Olivier Gallic, chef du service de presse, direction de la communication Ford France, rappelle que « les commandes vocales du système Sync 2 permettent de définir une destination dans le système de navigation, d’appeler un numéro et même de recevoir un SMS sans avoir à quitter la route des yeux. Ces dix ou quinze dernières années, nous avons changé de « sources » de distraction dans nos autos. Aujourd’hui, ces sources sont principalement le téléphone et le système de navigation ». « Sur nos modèles, certaines applications ne sont pas accessibles en roulant, justement pour ne pas distraire le conducteur » précise Gilles Gautherot. « Le système BMW on line permet, grâce aux commandes vocales, de lire les messages tout en restant concentré sur la route » ajoute Pierre-Alexandre Cornillon.

Selon Guillaume Cazenave, responsable marketing Opteven, « les jeunes n’ont pas les mêmes critères d’achat automobile que par le passé mais ils restent toujours intéressé par l’auto. Ils portent davantage d’intérêt à l’interconnexion avec leur smartphone qu’aux performances ».

Quels coûts d’entretien ?

Si les équipements liés à l’électronique de bord et à la gestion du véhicule sont de plus en plus abordables, certains autres équipements, tels les phares au xénon pourtant source de sécurité, sont encore très coûteux. « Les nouveaux systèmes d’éclairage ont un coût, c’est évident » lance Guillaume Cazenave. « Il faut néanmoins reconnaître leur efficacité par rapport aux phares traditionnels » rétorque Marc Debord. « Concernant les systèmes optiques à LED, ils offrent une durée de vie équivalente à celle de la voiture ce qui n’est pas le cas avec des systèmes traditionnels à lampe. Cet investissement est à mettre en parallèle avec le gain du point de vue de la sécurité » précise Vincent Breton. Pour Hugues de Monteville « il faut prendre en compte le coût de réparabilité de ce type d’éclairage qui est beaucoup plus élevé ». « Cela étant, le fait est que le chiffre d’affaire de l’après-vente est en baisse chez les constructeurs. Cela prouve la bonne fiabilité des équipements actuels. Si les phares modernes coûtent plus cher, ils ont été repositionnés sur les véhicules et sont moins exposés que par le passé.

Hugues de Monteville ALD Automotive

Si vous ajoutez à cela le système de freinage automatique, il y a peu de chance pour que vous cassiez vos phares ou sinon c’est qu’il s’agit d’un accident grave et alors il n’y a pas que les phares et le bouclier à changer » ajoute Philippe Flon. « Aujourd’hui, le but de tous les constructeurs et de Nissan en particulier est de rendre la sécurité accessible. L’exemple des systèmes d’éclairage à LED est parlant de ce point de vue » renchérit Vincent Breton. Selon Marc Debord « Ce constat vaut aussi pour le radar adaptatif qui s’avère particulièrement performant en cas de brouillard et peut ainsi éviter des accidents et donc des blessures et des frais de remise en état. Un autre équipement « moderne » est aussi un élément de sécurité par le moindre stress qu’il peut générer : il s’agit de la boîte automatique. Désormais, les problèmes de CO2 de ce type de transmission ont été résolus et les boîtes modernes sont aussi voire plus efficaces que les boîtes mécaniques même si nous n’assistons pas encore à une réelle démocratisation du fait du poids de la fiscalité ». « En quatre ans, la part des boîtes automatiques et robotisées a doublé dans le portefeuille de véhicules que nous suivons. Aujourd’hui, la part de ce type de transmission est d’environ 20 % » confirme Guillaume Cazenave, responsable marketing Opteven.

Chez Audi, les choses sont un peu différentes puisque Richard Croc reconnaît que « 45 % de nos ventes sont des modèles équipés de boîtes automatiques ». Un taux élevé qui se retrouve aussi chez BMW, comme l’explique Alexandre Cornillon, responsable marketing ventes aux entreprises BMW France : « Entre 40 et 45 % des BMW vendues sont équipées d’une boîte automatique sachant que certains modèles ne le sont qu’avec ce type de transmission, ce qui explique ce fort taux d’équipement ». « Cette progression s’explique par l’évolution technologique des transmissions mais aussi par l’évolution des mentalités des clients » explique Vincent Breton, responsable LLD et Grands Comptes chez Nissan West Europe. « Cela s’explique aussi par l’évolution des conditions de circulation et de la façon de conduire en Europe et en France.

Philippe FLON Ford France

Nous allons arriver de plus en plus vers un niveau de conduite aseptisé » précise Philippe Flon, directeur de Ford Entreprise France. Hugues de Monteville, directeur de l’exploitation chez ALD Automotive pense que « la part des voitures équipées de boîtes automatiques va exploser et que cela concourt à la sécurité routière, ce type de transmission permettant d’être plus concentré sur sa conduite ».

SUV et Crossovers : plus sûrs ?

Les SUV et les Crossovers sont très à la mode en ce moment et remporte un réel succès dans les entreprises. Ce type de véhicule peut-il être considéré comme plus sûr que les berlines et les breaks classiques ? Si oui, pourquoi ? « Les SUV et les crossovers ne sont pas moins sûrs que les berlines classiques. En revanche, une chose plaît particulièrement et procure un sentiment de sécurité : c’est la position de conduite en hauteur. Etre en hauteur, cela rassure les conducteurs, surtout en ville et lors des manœuvres » explique Vincent Breton. « Le développement des SUV et des crossovers correspond à une évolution de fond du marché face à la disparition progressive des monospaces du fait du bonus malus.

Nos prévisions sont que les SUV devraient représenter 1/3 des ventes mondiales d’automobiles, preuve que ce type de véhicule plaît. Les SUV ne sont ni plus ni moins sûrs que les berlines » confirme Richard Croc. « Les SUV sont appréciés pour leur position de conduite et aussi parce que leur design les rends plus solides en apparence » ajoute Alexandre Cornillon. Pour Philippe Flon, « Les SUV ou crossovers sont soumis aux même tests de sécurité Euro NCAP que les berlines, ce qui ne les empêchent pas d’obtenir de bonnes notes. En plus, dorénavant, nous arrivons à proposer des SUV ou des crossovers qui affichent des niveaux de consommations identiques à ceux des berlines grâce aux efforts technologiques mis en œuvre.

Gilles GAUTHEROT Infiniti France

Enfin, la position de conduite surélevée peut être considérée comme un plus du point de vue du champ de vision que cela offre ». « Certains utilisateurs se sentent rassurés par la position de conduite en hauteur et par le fait que de disposer de pneus plus hauts évite d’abîmer les jantes » précise Hugues de Monteville, directeur de l’exploitation chez ALD Automotive.

Formation et suivi des conducteurs

Le comportement et la formation des conducteurs sont et restes les éléments essentiels à la sécurité routière et à la sinistralité en entreprise. D’ailleurs, la majorité des accidents dans une entreprise sont souvent le fait d’un très faible nombre de collaborateurs de la société, bien connus pour avoir plus d’accidents que les autres. Quelles actions mener pour permettre d’enrayer ce phénomène : formation ou « flicage » avec des systèmes télématiques de remontées d’informations ? « Ces sujets sont essentiels. Les formations à l’éco-conduite permettent d’abaisser de façon efficace la sinistralité en entreprise, à condition qu’elles soient suivies dans le temps par des actions régulières.

Par ailleurs, la mise en place dans les véhicules de boîtiers électroniques de remontées d’information peut permettre de mieux cibler les actions à entreprendre, conducteur par conducteur, mais aussi d’améliorer les coûts d’entretien des véhicules par un suivi quotidien des conditions d’utilisation des véhicules. Mais ces systèmes de remontées d’information doivent être mis en place avec circonspection et bien amenés par les responsables de l’entreprise pour ne pas être subis comme un simple flicage par les collaborateurs » explique Vincent Breton. « Il s’agit d’une demande de la part de nos clients.

Ces systèmes de remontées d’information permettent une meilleure maîtrise des kilométrages et des conditions d’utilisation des véhicules avec, à la clé, une diminution de la consommation de carburant pour l’entreprise, un poste de plus en plus important financièrement, ainsi qu’une meilleure gestion de l’entretien du parc roulant » confirme Philippe Flon. « Certaines expériences ont prouvé l’efficacité de ces systèmes avec des hausses de productivité et des diminutions des coûts d’entretien parfois très importantes » ajoute Guillaume Cazenave. « Il est possible d’élargir ce débat jusqu’aux voitures connectées qui permettent de nombreuses remontées d’information sur le véhicule mais aussi sur son environnement routier avec de possibles déclenchements d’alertes y compris auprès des autres usagers présents à proximité. Ce système « car to car » en live représente un réel progrès du point de vue de la sécurité routière » explique Richard Croc.

Pneus hiver : oui pout tous !!!

A la question de savoir si le passage aux pneus hivers est un plus pour la sécurité, l’ensemble de nos intervenants ont répondu un oui franc et massif en précisant qu’il existe aujourd’hui diverses solutions de gardiennage. Les pneus hiver ont une efficacité supérieure aux pneus été dès lors que la température extérieure est inférieure à 7° C et même s’il n’y a pas de neige. Une action simple et efficace pour faire diminuer la sinistralité dans l’entreprise durant six mois de l’année et sans modifier la composition du parc automobile de l’entreprise.

En conclusion

Pour Guillaume Cazenave, responsable marketing Opteven, « les systèmes de sécurité actifs et passifs permettent d’améliorer la sécurité sans grever le poste entretien du fait de la moindre fréquence des réparations à opérer. Les coûts de garantie des véhicules bien équipés sont au pire stables et au mieux diminuent. Un véhicule bien équipé ne coûte donc pas plus cher à l’entreprise. Les versions à quatre roues motrices coûtent logiquement un peu plus cher mais les extensions de garanties proposées par les constructeurs peuvent permettre de lisser ce surcoût à moindre frais ». « La sécurité est un des piliers de la marque Nissan et de la stratégie de développement des nouveaux modèles. Le « safety shield » permet de disposer d’un véhicule très sûr à un coût très compétitif. Nissan travaille aussi sur le véhicule autonome et a récemment présenté une Leaf autonome, preuve de l’implication du constructeur dans le domaine de la sécurité » affirme Vincent Breton, manager LLD et Grands Comptes Nissan West Europe.

Autre marque du groupe, Infiniti est elle aussi largement impliquée dans le développement de nouveaux systèmes de sécurité comme le rappelle Gilles Gautherot, responsable communication d’Infiniti France : « La marque est impliquée dans une politique de « package » sécuritaire de série avec un très haut niveau technologique. La marque est précurseur et le laboratoire de développement pour l’ensemble du groupe ». Selon Hugues de Monteville, directeur de l’exploitation chez ALD Automotive, « tous nos clients nous parlent de sécurité, de TCO et de CO2. La sécurité est une préoccupation importante. L’équipement des voitures avec les systèmes déjà évoqués a un impact positif sur le TCO.

Nous devons conseiller davantage les clients en la matière car de nombreux systèmes ne sont pas encore assez connus ou mis en valeur. Enfin, il faut que les entreprises forment leurs conducteurs à l’éco-conduite et aient une analyse dynamique de leur sinistralité ». « Chez BMW, la sécurité est très importante depuis longtemps. Nos modèles disposent de systèmes de haute technologie comme la vision tête haute qui permet au conducteur de ne pas quitter la route des yeux. Le système d’appel d’urgence intelligent est présent sur 90 % de notre gamme et à 100 % en finition Business » explique Alexandre Cornillon, responsable marketing ventes aux entreprises BMW France. Pour Olivier Gallic, chef du service de presse, direction de la communication Ford France : « La sécurité est au cœur des préoccupations de Ford avec le développement de nombreux systèmes d’aide à la conduite dont la commande vocale disponible sur l’ensemble de la gamme, l’active city stop en option à seulement 250 euros ou le pack sérénité intégral à seulement 850 euros. Autant de systèmes qui permettent d’assurer une meilleure sécurité aux occupants de la voiture mais aussi aux autres usagers de la route ».

Marc Debord, directeur communication corporate Volvo Cars France a beau jeu de rappeler que « la sécurité fait partie des fondamentaux de la marque Volvo. Il y a d’ailleurs une part de Volvo dans chacune des voitures qui roulent dans le monde, la ceinture trois points ayant été inventé par Volvo. Nous proposons et nous recherchons toujours des innovations de plus en plus performantes du point de vue de la sécurité afin de pouvoir tenir notre objectif zéro décès à bord en 2020 ». « La pédagogie est tout aussi importante que l’équipement des véhicules. Il faut sensibiliser les utilisateurs et les acheteurs des voitures en entreprise sur ces équipements de sécurité. Un autre point essentiel est et reste l’ergonomie des commandes. Les équipements doivent être au bon endroit pour faciliter leur utilisation et la conduite des voitures. Enfin, il convient de rappeler le facteur sécuritaire que représente une transmission intégrale Quattro » conclut Richard Croc.

Guillaume GENESTE et Louis DAUBIN

titre documents joints

Répondre à cet article



Kilomètres Entreprise Contacts | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | SPIP | Briag.com Briag.com
KILOMETRES ENTREPRISE est édité par la SARL de presse KMS édition 33, avenue du Général Leclerc 75014 Paris - Tél. + 33 1 40 64 11 30 - Fax + 33 1 40 64 15 80