Publié le 28 juillet 2014 | par Louis DAUBIN

La marque à l’emblème stylisé de l’hélice n’en finit pas de monter en régime de production. Un nouveau palier vient d’être franchi avec le lancement simultané sur notre marché Français de la berline « Gran coupé » série 4 et du SUV « X4 ». Cette nouvelle utilisation du chiffre 4 pour une berline et pour un SUV vient compléter un coupé et un cabriolet série 4 lancés il y a peu.

La série 4 n’est pas une montée en Gamme de la série 3 mais plutôt une déclinaison de modèles supérieures de la gamme en versions plus ramassées. Ce afin de suivre une tendance de la demande client vers la compacité des tailles de carrosserie tout en gardant un positionnement haut de gamme. La série 4 gran coupé est une petite sœur de Gran coupé série 6 comme le X4 est le petit frère du X6. En partant de base connue de la série 3 et du X3 on offre au client un alliage de compacité, de luxe ou de design attendus habituellement sur des véhicules plus imposants tant en taille qu’en tarif.

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BMW entend ainsi capter toutes les attentes des clients et y répondre sous la forme d’une infinité de variantes et de déclinaison de modèles en partant économiquement de plateformes communes. L’idée est séduisante.

Reste à constater cependant qu’en agissant de la sorte, BMW s’est engagé résolument dans la voie du constructeur généraliste. Preuve en est le lancement prochain de la BMW série 2, sorte de monospace premium à traction avant. L’image flatteuse du constructeur spécialiste du haut de gamme résistera-t-elle longtemps aux sirènes financières de la rentabilité de la production de masse de voitures « premium » concurrentes de marques automobiles plébéiennes ? L’avenir seul le dira et la faiblesse économique de certains constructeurs généralistes Européens amènera certainement BMW à protéger le mieux possible sa réputation qualitative aux yeux du public et des clients.

Pour l’exemple, La valeur de la production modèle d’une marque comme Ferrari aux alentours de 8000 unités par an quelle que soit la demande, devrait se comparer sur 20 ans avec la valeur d’une Porsche dont l’ensemble de la production modèles dépasse aujourd’hui les 150 000 exemplaires par an. Qui a raison ? Dans 20 ans, quand on trouvera quelques Ferrari aux enchères et des milliers de Porsche SUV sur le bon coin. Que voudra dire le mot Haut de gamme ? La Ferrari existera-t-elle encore sur ce modèle et y survivra t-elle ? Porsche sera-t-il toujours Porsche ?

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Lors des essais presse de ces nouvelles BMW série 4 nous avons pu tester assez longuement la version 428 I X drive Gran coupé en BVA 8 vitesses et moteur essence. Sa puissance de 245 chevaux se rapproche de celle de la 430D gran coupé de 258 chevaux disponible elle aussi en X drive et bva 8 vitesses mais pas encore en production lors de la présentation.

Il existe bien sur des versions plus modestes en motorisation chez BMW pour satisfaire toutes vos attentes en matière de CO2 et de TVS. Mais la série 4 gran coupé nous semble s’apprécier mieux motorisée qu’une série 3 à vocation plus sage et fonctionnelle. Nous laisserons donc volontairement le 418d à 119 gr et le 420d à 121 gr disponibles à l’achat raison, pour de plus fortes puissances face à l’achat plaisir de la voiture de fonction. Pas de folie, une BMW série 4 Gran coupé en 430d avec un vrai 6 cylindres de 258 chevaux n’émettra que 134 gr de CO2 ! Votre comptable retrouvera le sourire ainsi que votre ministre de l’environnement. Vous auriez tort de vous priver.

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Elancée. C’est le mot qui vient à la bouche en découvrant cette voiture. La série 4 gran coupé est une berline 5 portes puisque dotée d’un hayon fort pratique. Sa ligne est plus basse que celle de la série 3, plus fine, plus longue, plus large bien que possédant le même empattement et un volume de coffre identique elle propose le même effet visuel de différence qu’entre une série 6 gran coupé et une série 7. Sorte de berline affinée la série 4 gran coupé se compare avec une Audi A5 sport back ou une Volkswagen CC et le, elle est à nos yeux la plus jolie des 3 impétrantes. Avec un CX annoncé à 0,28 on reste un peu sur sa faim tant le concurrent Mercedes nous a habitué à des résultats aérodynamiques sur ses carrosseries absolument stupéfiant. Dans l’absolu la performance aéro de la série 4 Gran coupé est bonne et le style très séduisant.

On pourrait s’attendre à de gros problèmes d’habitabilité avec ce genre de dénomination « Gran Coupé » qui ne sent pas le synonyme du mot « habitabilité ». Force est de reconnaitre que les plus grands ne gagneront pas en place disponible à l’arrière en hauteur de toit face un Gran tourismo série 3 essayé il y a peu dans nos colonnes. Mais notre mètre quatre-vingt-deux s’est logé sans difficulté aux places arrières et si le sommet du crâne effleure le tissu du plafond il faut constater qu’il ne le heurte pas. L’accessibilité par les quatre portes est excellente mais il vaudrait mieux considérer que vous achetez une vraie quatre places capable de cinq places occasionnelles. Une série 3 sera plus habitable pour cause de dessin de banquette arrière plus logique et moins « design »

Pour l’aménagement intérieur vous retrouverez quasi à l’identique le beau tableau de bord de la BMW série 3. La série gigantesque des options vous permettra de rajouter et de puiser autant d’équipements et d’accessoires que vous voudrez. Mais la finition, l’équipement, et la présentation de la version « business » faite pour les entreprises sur la base de la finition « Loundge » et qui propose moyennant 1700 € de plus un équipement étudié supplémentaire vous comblera d’aise lorsqu’elle sera prochainement disponible avec le moteur six cylindres.

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En matière de confort la série 4 gran coupé offre une assise très agréable pour peu que l’on évite l’option des sièges « Advanced » que je baptiserai « etriqued » tant le « look » de cette option semble plus important que sa fonction. En clair des flancs bouffis qui vous écrasent les cotes et les cuisses au détriment du confort n’ont aucun sens sur une voiture de série. Cette obsession marketing du sièges « sport, t’as le look coco » est contraire à une bonne position de conduite et a la sérénité du conducteur comme du passager. Rouler vite, bien et longtemps impose des sièges efficaces et confortables comme ceux qui équipent la version de base de la série 4 gran coupé ; c’est assez paradoxal.

Essayée en Xdrive, 4 roues motrices, la série 4 Gran coupé nous donné toutes satisfactions dans le domaine de la tenue de route et de la sécurité en général. La suspension est accueillante et bien contrôlée. A la limite, le tempérament est évidemment plus sous vireur qu’avec la seule propulsion. Mais une route de montagne abordée un peu sauvagement nous a montré toute l’intelligence d’intervention et la sécurité active qu’apporte cette option.
Rouler Pendant 48 mois à raison de 40 000 kilomètres par an avec une jolie voiture performante et sobre qui vous emmènera en toute sécurité avec ses 4 roues motrices, je connais des conditions de travail plus pénibles. Le compte pénibilité de votre employeur s’en trouvera allège d’autant. Voilà un bon argument pour le convaincre.

Louis DAUBIN

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