Publié le 1 décembre 2014 | par Rédaction

La citadine « made in France » de Toyota s’offre un profond restyling avec un nouveau regard inspiré de l’Aygo, des progrès acoustiques et des équipements modernisés. Si sa proposition « full hybrid » reste unique dans la catégorie, nous avons également essayé la version Diesel D-4D : laquelle répond le mieux aux attentes des entreprises ?

Trois ans après l’apparition de cette troisième génération, la Yaris s’offre, à première vue, des optiques redessinées et une nouvelle calandre en « X » rappelant la nouvelle Aygo. Moins ostentatoire que cette dernière, la Yaris y ajoute quelques touches de chromes sur les finitions haut de gamme pour gagner en élégance. Bien sûr, la reconduction de la motorisation « full hybride » apparue en 2012 sonne comme une évidence puisqu’elle constitue la meilleure vente d’hybride en France, soit 45 % des ventes de Yaris. Du coup, le Diesel D-4D ne représente plus « que » 17 %. Un succès « hybride » sans précédent, propre à la marque japonaise. Ou plutôt franco-japonaise puisque la Yaris est assemblée en France, à l’usine de Valenciennes.

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Mise à jour

A bord, on note un design plus moderne et des combinaisons de matériaux plus valorisants, avec notamment une partie supérieure moussée. Si les efforts sont suffisants pour se positionner un cran au dessus d’une Renault Clio, la finition apparaît un cran en dessous des références Volkswagen Polo ou Audi A1. La principale en terme d’équipement concerne le système multimédia « Touch & Go 2 » (en option à 600 €) comprenant un écran tactile 7’’ avec le GPS Europe, le Bluetooth, la comptabilité Smartphone avec des applications connectées telles que Coyote ou Twitter.

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On note que l’habitabilité ne progresse logiquement pas d’un iota : les grands gabarits doivent composer avec une garde au toit limitée à l’arrière. La position de conduite reste également perfectible en raison d’un volant seulement réglable en hauteur et d’un accoudoir central haut perché. En revanche, son coffre de 286 litres demeure une performance pour une auto mesurant moins de quatre mètres de long (3,95 mètres, soit 8 cm de plus que l’ancienne génération).

La « zenitude » hybride… en ville !

Sans révolutionner la précédente mouture, cette cuvée 2014 apporte tout de même quelques améliorations en terme d’autonomie électrique et de liaisons au sol. Une pression sur la touche « Start » et les premiers tours de roues s’opèrent comme une voiture électrique. On apprécie son silence et sa douceur de fonctionnement, même lorsque le quatre cylindres essence 1,5 litres de 75 ch intervient discrètement… à condition d’accélérer sur des œufs. Le jeu étant de solliciter le moteur thermique le moins possible, les 25 ch « seulement » du moteur électrique suffisent en ville (la puissance cumulée atteint 100 ch). Plus rugueux, le D-4D s’en sort toutefois très bien grâce à son couple à bas régime et son système Stop & Start. Côté confort, les suspensions retravaillées en matière de filtration ménagent mieux les occupants. Dommage que le diamètre de braquage soit pénalisé avec les jantes de 16 pouces (10 mètres au lieu de 9,6 entre trottoirs en 15 pouces), par ailleurs pénalisantes pour l’amortissement.

Le D-4D pour la route

Une fois sortie de son terrain de prédilection que représente la ville, la Yaris Hybride perd de sa superbe. D’abord en raison de sa transmission à train épicycloïdal qui se comporte comme une boîte à variation continue (CVT) : le moteur a en effet tendance à hurler lors des accélérations franches. Dans ces conditions, l’intérêt du moteur électrique s’amenuise et les performances apparaissent inférieures à la version Diesel de 90 ch (11,8 secondes au 0 à 100 km/h contre 10,8). Une différence confirmée à la conduite, même si le D-4D profite d’une boîte manuelle à six rapports.

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De plus, le Diesel adopte un régulateur de vitesse dès le premier niveau de finition Active. Par rapport à l’ancienne génération, l’insonorisation se révèle plus soignée et le comportement routier affiche un feeling un brin plus joueur. Le train avant offre un pouvoir directionnel appréciable, pour une tenue de route saine en toutes circonstances.

A vos calculettes

Si Toyota revendique un coût d’usage de l’hybride inférieur de 15 % par rapport au Diesel, précisons que l’Hybride tire essentiellement son épingle du jeu en cycle urbain et par son coût d’entretien réduit. Car la course à la sobriété rebascule en faveur du Diesel dès que l’on quitte les agglomérations : au terme de notre essai, nous avons relevé une moyenne de 5,6 l/100 km en Hybride, contre 5,1 en D-4D sur le même parcours alternant ville, route et autoroute (l’Hybride annonce pourtant 3,3 l/100 km en cycle mixte contre 3,8 l/100 km en D-4D).

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Si vous êtes un tantinet « rouleur », le Diesel risque de s’imposer rapidement malgré son tarif supérieur de 850 €, soit 18 400 € (contre 17 750 € pour l’hybride, bonus de 1 650 € déduit), et sa TVS de 198 € (contre 150 € pour l’hybride après deux ans d’exonération). Une auto fabriquée en France qui n’est pas hors de prix, c’est donc possible ! Et pour preuve que Toyota n’oublie pas les sociétés, les Yaris Hybride et D-4D sont disponibles en finition Business sur la base de la finition Dynamic avec le système Touch & Go 2 de série… et les jantes de 15 pouces.


En chiffres…
Toyota Yaris 1.5 VVT-i Hybride
Moteur : 4 cylindres essence + électrique synchrone
Cylindrée : 1 497 cm3
Puissance théorique : 75 ch + 45 ch
Puissance cumulée : 100 ch
Couple : 111 Nm à 3 800 tr/min + 169 Nm
Vitesse maxi : 165 km/h
Accélérations : 0 à 100 km/h en 11,8 s
Consommation mixte : 3,3 l/100 km
Emissions de CO2 : 75 g/km
TVS : 150 euros
Prix : à partir de 17 750 euros


En chiffres…
Toyota Yaris 1.4 D-4D
Moteur : 4 cylindres Diesel
Cylindrée : 1 364 cm3
Puissance : 90 ch à 3 800 tr/mn
Couple : 205 Nm à 1 800 tr/mn
Vitesse maxi : 175 km/h
Accélérations : 0 à 100 km/h en 10,8 s.
Consommation mixte : 3,8 l/100 km
Emissions de CO2 : 99 g/km TVS : 198 euros
Prix : à partir de 18 400 euros

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