Publié le 17 juillet 2012 | par Rédaction

Le nouveau Mazda CX-5 contribue à redistribuer les cartes sur son segment en tablant sur des gains de poids et de consommation, sans entamer le principe d’agrément… critère souverain dans la catégorie. Mission (presque) réussie.

Des lignes rappelant un caractère volontaire enclin à une certaine sportivité, des cotes assez haut dessus de la moyenne de la catégorie : le CX-5 cultive volontiers le paradoxe en proposant un SUV compact très habitable, doté d’un vaste coffre modulable (503 L) et équipé de motorisations puissantes (160 et 165 ch essence, 150 et 175 ch diesel), s’inscrivant dans la stratégie d’allègement de la marque et profitant des avancées de la technologie-maison baptisée SkyActiv (performances techniques et environnementales accrues). De quoi motiver une clientèle de plus en plus attirée par le rapport statut/prix/services servi par cette catégorie.

Capacité d’attraction

Esthétiquement racé, sans ajouts superflus, relativement haut (1,67 m) et plutôt long (4,55 m vs. 4,33 m pour un Nissan Qashqai), le CX-5 attire le regard sans ostentation. À bord, l’idée prédominante est celle du confort, notion qui se confirme quelles que soient les routes empreintées. Essayé en version 150 ch et transmission intégrale tantôt avec le boîte manuelle, tantôt avec la version automatique (toutes deux à 6 rapports), le CX-5 offre un agrément de conduite certain.

CX-5_2012_skyblue_action_07.jpg

Constance et progressivité du couple (y compris avec la boîte automatique), silence d’utilisation, freinage puissant et linéaire… ce sont là les qualités majeures d’un véhicule bien né. Sa polyvalence d’utilisation, évidente en ville et sur autoroute, intéressera les professionnels à la recherche d’une belle image pour leur entreprise, mais également demandeurs de souplesse et d’espace utile. Bien équipé dès son premier niveau de finition “Harmonie” (sart/stop, connectique, assistances dynamiques multiples), le CX-5 monte en puissance progressivement.

Retenons, par exemple, la version 2,2 L diesel de 150 ch en 4×2 équipé de la boîte manuelle qui, en finition “Dynamique”, propose en outre le Bluetooth, le navigateur Tom Tom (écran couleur tactile de 5,8”), l’aide au stationnement, mais également les systèmes d’alerte de véhicule en approche, d’avertisseur de changement de ligne et de changement des feux de route. Tout cela pour 30 800 €, ce qui constitue un prix tout à fait compétitif.

Oui, mais…

Au chapitre des bémols, trois points sont critiquables. D’abord, on regrettera que Mazda n’ait pas profité de cette refonte intégrale pour imaginer un intérieur plus attractif en termes de design et d’ergonomie. De même, on est assez déçu par la qualité de la plupart des plastiques et un certain manque de soin apporté aux ajustements et à la finition en général (gageons que nos véhicules d’essai étaient des “têtes de ligne” de montage).

CX-5_2011_skyblue_action_09__jpg300.jpg

Enfin, on se gardera de pousser le CX-5 sur les routes de campagne, à l’approche de virages taquins : la belle bête montre là ses limites en termes d’adhérence, avec un centre de gravité haut placé, une suspension souple (confort oblige) et des transferts de masse susceptibles, malgré les louables efforts de l’ESP, de générer des mouvements de caisse inattendus. H

eureusement, le crossover n’a pas pour vocation de réaliser des prouesses dans ce domaine et, une fois conduit avec toute la sagesse requise, confirme sa vocation de voyageur tranquille et sécurisant. Ceux qui voudraient faire fondre leur TVS opteront, bien sûr, pour la version BVM 150 ch en traction (4,6 l et 119 g/km CO2). Quant au CX-5 AWD (All Wheel Drive) de 150 ch en BVA, il faudra compter sur une consommation théorique de 5,5 l et 136 gr/km, ce qui est déjà autre chose… Mix tous marchés prévus par Mazda : 80 % de diesel, 40 % de transmissions intégrales et 30 % de BVA.

Axel Ekman


En Chiffres :
Mazda CX-5 2,2l D BVM Dynamique

– Puissance : 150 ch
– Moteur : 4 cylindres Diesel
– Couple : 380 Nm
– Vitesse maxi : ± 200 km/h

– Consommation mixte (2×4) : 4,6 l/100 km
– Émissions CO2 : 119 g/km
– Prix : 30 800 euros ttc

Boris Ilic, Responsable des Ventes Sociétés d’Audi France : “Accompagner et fidéliser pour progresser”. Challenger émérite sur le segment Premium, Audi apporte sa pierre à la reconstruction très écologique du paysage…

Lire la suite
edito

Le covid 19 depuis plus de 2 ans, la crise des composants et semi-conducteurs, le conflit Russo/Ukrainien, le déficit d’approvisionnement gazier, pétrolier, et électrique, l’envolée des couts de ces énergies et matière …

Lire la suite
Les articles les plus lus

Toyota C-HR Hybride Business : Un crossover hybride

Parce que le segment du crossover est désormais incontournable dans la compétition commerciale, To...

Renault Kangoo Maxi : Le Kangoo dopé aux anabolisants

Après le Kangoo « normal » et la version Compact dédiée aux professionnels des villes, Renault ...

Augmentation de salaire vs voiture de fonction ?

Si l'automobile n'a plus le même pouvoir de séduction, la voiture de fonction conserve ses droits ...

Législation : ZFE-m : 33 supplémentaires en 2024 ?

La loi “Climat et Résilience” prévoit d’étendre les Zones à Faibles Émissions mobilité (...

« Il faut apprendre à lire et résister au politiquement correct » (Elisabeth Badinter)

En une phrase simple, madame Badinter aura résumé ce qui doit nous guider dans nos métiers. Lire ...