Publié le 22 janvier 2015 | par Rédaction

Tradition oblige, la Classe C se décline en break. Plus longue, plus spacieuse et plus raffinée que la précédente génération, l’Estate cultive toutes les qualités de la berline, les aspects pratiques en plus. Dans cette version 250 BlueTEC, elle offre un agrément de conduite à même de séduire les grands rouleurs.

Au sein du segment M2, la part des breaks est souvent plus importante que celle des berlines en Europe. Principale raison : la malle « classique », jugée peu pratique par rapport à un hayon. C’est le cas des Audi A4, BMW Série 3… et Mercedes Classe C. L’alternative break permet ainsi de profiter d’aspects pratiques nettement supérieurs sans sacrifier l’agrément de conduite. Comme sur la berline, on retrouve un habitacle d’un très grand raffinement pour la catégorie.

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Utilitaire quatre étoiles

La volonté de Mercedes étant de dynamiser le design, la ligne de toit apparaît plus élancée et le hayon plus incliné. De quoi s’attendre en contrepartie à des sacrifices sur le volume intérieur. Pour se déjouer du phénomène, cette nouvelle mouture arbore un gabarit extérieur plus imposant avec 4 cm de plus en largeur (1,81 m) et surtout 9,6 cm de plus en longueur (4,70 m), essentiellement dû à l’empattement majoré de 8 cm (2,84 m). Une croissance profitable à l’habitabilité puisque les passagers arrière disposent de 4,5 cm de plus pour leurs jambes et d’une meilleure garde au toit.

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Si le volume de chargement gagne seulement 10 litres (490 à 1 510 litres, soit un volume supérieur à l’A4 Avant mais équivalent à la Série 3 Touring), la modularité fait un bond en avant. Le seuil de chargement est abaissé et le plancher devient parfaitement plat avec la banquette rabattue. Celle-ci est fractionnable en 40/20/40 (comme chez BMW) tandis que l’ancien modèle comptait seulement deux parties 60/40. La hauteur du cache-bagages à enrouleur est réglable sur plusieurs niveaux et se replace à sa position initiale après la fermeture du hayon, comme sur l’A4 Avant. En option, l’ouverture électrique dite « mains libres » permet d’ouvrir le coffre d’un simple passage du pied sous le bouclier arrière via un capteur. Un équipement déjà aperçu notamment chez BMW. Mercedes aurait pu friser le sans faute en proposant une ouverture séparée de la lunette arrière… comme sur la Série 3 Touring.

Toujours aussi dynamique

Autre bénéfice de l’empattement allongé : la stabilité du comportement routier. En outre, sa carrosserie composée à 46 % d’aluminium (contre 9 % précédemment) autorise un poids en baisse de 50 kg en moyenne, et jusqu’à 65 kg selon les versions. Comme sur la Berline, on retrouve un savant compromis entre confort et dynamisme. Malgré les roues de 18 pouces, notre modèle d’essai, équipé de la suspension pneumatique Airmatic (en option à 1 300 euros), s’est révélé impérial en matière de filtrage et d’amortissement.

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La marque à l’Etoile fait donc honneur à sa réputation, pourtant écornée dans ce domaine avec la dernière Classe A. Même l’insonorisation semble faire jeu égal avec la berline, l’habitacle du break étant pénalisé par l’absence de véritable séparation avec le coffre. Irréprochable, sa tenue de route demeure saine, précise et dénuée de tout effet « sac à dos ». Avec un soupçon de caractère lié à sa transmission aux roues arrière, les amateurs apprécieront… même si elle ne va pas chercher le degré de sportivité de la Série 3.

Sous le capot, le 2,2 litres Diesel fort de 204 ch anime vigoureusement la Classe C tout en restant assez sobre (nous avons relevé 6,6 l/100 km sur un parcours « mixte »). Le surcoût de cette version Estate par rapport à la berline s’élève à 1 300 euros (contre 1 550 € sur le précédent modèle), ce qui se justifie au regard des prestations supplémentaires.

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En chiffres…
Mercedes Classe C Estate 250 BlueTEC
Moteur : 4 cylindres Diesel
Cylindrée : 2 143 cm3
Puissance : 204 ch à 3 800 tr/mn
Couple : 500 Nm de 1 600 à 1 800 tr/mn
Vitesse maxi : 241 km/h
Accélérations : 0 à 100 km/h en 6,9 s.
Consommation mixte : 4,5 l/100 km
Emissions de CO2 : 117 g/km
TVS : 468 euros
Prix : à partir de 45 300 euros

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