Publié le 15 novembre 2018 | par Rédaction

Mercedes entre de plein pied dans le monde de l’électrique en lançant un nouveau label, appelé EQ. Premier modèle à être commercialisé, l’EQC, un SUV qui se glisse entre le GLC et le GLE. Présentation.

Jusqu’à présent, la présence de Mercedes dans l’électrique était assez discrète. Il y avait certes une déclinaison carburant aux ions de la Classe B et les deux modèles Smart, mais cela n’allait pas beaucoup plus loin. La donne va changer. Le constructeur allemand a investi dix milliards de dollars et prévoit de lancer dix nouveaux modèles 100 % électriques d’ici 2022 sous l’appellation EQ, une nouvelle (sous)marque qui vient compléter les labels AMG et Maybach. Le premier, prévu l’été prochain, sera l’EQC.

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Affichant une longueur de plus de 4,70 m (4,76 m pour être précis), « la taille la plus demandée sur le segment des SUV dans le monde », précise Dieter Zetsche, président de Daimler, lors de la conférence de presse, ce nouveau SUV a plus que des faux airs de GLC. « C’est un choix délibéré, nous explique-t-on, car une Mercedes doit rester une Mercedes. » Certes. De là à afficher le même empattement de 2,87 m… L’EQC cède à la mode des SUV qui se « berlinisent », entendez par là qu’il affiche une garde au sol assez bas et une hauteur de seulement 1,62 m.

À l’avant, les designers ont décidé de conserver une grande calandre, pas vraiment utile, car elle ne refroidit rien. Elle est surlignée par un bandeau lumineux qui rejoint les deux projecteurs à LED. C’est joli, mais cela ne sera pas disponible en France pour des raisons réglementaires, pas plus que la grosse étoile à trois branches rétro-éclairée, implantée sur ladite calandre.

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Habitacle d’une thermique

À l’intérieur, le client Mercedes ne sera pas perdu. Les designers ont repris l’esprit des précédentes productions de la marque avec un immense écran qui s’étire sur les deux tiers de la planche de bord. Divisé en deux, il regroupe à gauche, derrière le volant, les compteurs digitaux et à gauche, tactile, tout le système de divertissement et de gestion du véhicule avec la fameuse commande vocale active « Hey Mercedes ! ».

La planche de bord se pare d’un revêtement très agréable au toucher tandis que les aérateurs abandonnent leur design de turbine d’avion pour un dessin s’inspirant des circuits imprimés. Le coffre affiche un volume de 500 litres avec une architecture assez particulière. Sous le plancher plat, se trouve une zone vide. Pas assez profonde pour recevoir une roue de secours, elle accueillera peut-être les câbles de recharge.

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L’habitabilité aurait pu être optimisée, car pour une voiture de cette taille, elle apparait assez moyenne, tout comme l’accès aux places arrière, très étroit. Autre bizarrerie, Mercedes a conservé le tunnel central, lui aussi inutile, car la transmission intégrale est de fait électrique grâce aux deux moteurs, placés sur chaque train.

Sérieuse concurrence

Ces derniers développent une puissance totale de 300 kW (408 ch). Pesant 650 kg, la batterie est située sous le plancher. Comme Tesla, Daimler produit ses propres batteries. Elle affiche une puissance de 80 kWh ; Mercedes communique sur une autonomie de 450 km en normes NEDC, ce qui devrait correspondre dans la réalité à moins de 400 km.

Cinq modes de conduite sont disponibles afin d’offrir selon le constructeur le meilleur rapport plaisir de conduite/autonomie. Pour atteindre l’autonomie maximale, il faudra avoir le pied léger, car la voiture, elle, ne l’est pas vraiment : près de 2,5 tonnes ! Combinés, les deux moteurs assurent un couple conséquent de 765 Nm. Les démarrages au feu vert risquent d’être joyeux car le 0 à 100 km/h est avalé en 5,1 secondes. La recharge s’effectue via un chargeur embarqué refroidi par eau de 7,4 kWh et Mercedes prévoit un boîtier mural annoncé comme trois fois plus rapide que les prises domestiques.

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La concurrence directe de l’EQC est le Jaguar i-Pace et sa batterie de 90 kWh (480 km d’autonomie – normes WLTP) et le prochain Audi Q6 e-tron qui affichera une batterie de 95 kWh fournie par trois moteurs et une autonomie de plus de 500 km. Il va y avoir de l’électricité dans l’air.

Christophe Bourgeois

Fiche technique
Mercedes EQC 400

Moteur : Deux moteurs asynchrone, transmission intégrale
Puissance : 408 ch (300 kWh)
Couple : 765 Nm dès 0 tr/min
Vitesse maxi : 180 km/h
Consommation : 22,2 kWh l/100 km
Autonomie : 450 km (NEDC)
Émissions de CO2 : 0 g/km
Prix : à partir de 75 000 € (estimation)

Une application pour choisir l’électrique
La voiture électrique est-elle faite pour vous ? Pour le savoir, Mercedes lance une application mercedes.me qui en analysant votre comportement au volant avec votre propre voiture, vous indique quelle serait votre autonomie, le nombre de recharges nécessaires si vous rouliez en EQC. Ainsi, au-delà du beau discours marketing, cette application vous permettra (ou pas) de franchir le pas vers l’électrique.

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