Publié le 29 septembre 2014 | par Rédaction

Reposant sur les mêmes bases techniques que l’actuel modèle qu’il remplace, le nouveau Peugeot Boxer apporte son lot d’évolutions esthétique, techniques et d’équipements permettant au plus gros des utilitaires Peugeot d’être à nouveau à la pointe.

Le temps passe et la collaboration entre PSA Peugeot-Citroën et Fiat pour les gros fourgons perdure. Si l’ingénierie est commune et « pilotée » par Fiat, le Boxer se distingue néanmoins de son cousin transalpin le Fiat Ducato par sa dotation d’équipements mais aussi et surtout par sa palette de moteur 2.2 l HDi « français » (il s’agit en fait de moteur d’origine Ford dans le cadre d’un autre partenariat industriel liant PSA à celui-ci).

Des lignes réussies

Si le nouveau Peugeot Boxer conserve toute sa partie arrière à l’identique, la face avant de cette nouvelle génération est aisément identifiable. Elle parvient à dynamiser le dessin du Boxer qui disposait pourtant d’un style très fort, ce qui ne simplifie pas la tâche des designers lors du restylage. Le nouveau capot et les nouveaux blocs optiques modernisent efficacement le Boxer tout en affinant son style.

PEUGEOT_BOXer_long.jpg

Les nouveaux phares disposent dorénavant de feux de jour (à LED en option). La nouvelle calandre avec la plaque de signature de la marque Peugeot à son sommet, le gros lion au centre du capot et de nouveaux boucliers permettent de différencier instantanément le nouveau modèle de l’ancien. Voici ce qui distingue extérieurement le nouveau Boxer de l’ancien. Les choses évoluent aussi en douceur dans l’habitacle, du moins du point de vue esthétique. Ainsi, à l’intérieur, les principaux changements portent sur l’adoption de nouveaux tissus, d’une nouvelle console centrale avec, en son sommet, un tout nouveau système avec écran tactile.

Pourtant le nouveau Peugeot Boxer reçoit de très nombreuses modifications mais celles-ci sont plus discrètes puisqu’il s’agit de nouveaux équipements d’aide à la conduite et à la sécurité. Ainsi, le nouveau Boxer dispose désormais en série de l’ESP en plus de l’ABS, ainsi que de l’aide au démarrage en côte, ce sur tous les modèles. En option, il est possible de disposer du contrôle de traction intelligent et du système de contrôle de vitesse à la descente, qui gère de façon entièrement automatique la vitesse en descente, sans aucune action du conducteur qui n’a qu’à diriger le véhicule.

PEUGEOT_BOXer_gamme2.jpg

Le régulateur de vitesse est couplé au limiteur et le Boxer peut aussi disposer du système d’alerte de franchissement involontaire de ligne ou encore d’une caméra de recul, un élément très pratique, surtout sur les fourgons de grande longueur. Ces différents équipements facilitent la vie au quotidien des utilisateurs mais sont aussi présentés par Peugeot comme des sources avérées de diminution des coûts de maintenance grâce à la baisse de sinistralité qu’ils peuvent permettre.

Des modifications techniques importantes

La gamme du nouveau Boxer ne comprend pas de nouvelle version par rapport à celle déjà existante. Le Boxer est proposé en fourgon tôlé, combi pour le transport de personnes (5 à 9 places), minibus (jusqu’à 19 places), châssis simple ou double cabine et une version plancher-cabine. La gamme des fourgons offre sept volumes utiles : 8 / 9,5 / 10 / 11,5 / 13 / 15 et 17 m3. Cette structure de gamme qui n’évolue pas dissimule en réalité de très nombreux changements techniques, notamment des renforts au niveau du « squelette » de la structure des fourgons.

Ces renforts ont été implantés au niveau du pavillon, du haut et du bas de l’espace de chargement ou encore des pieds de piliers (baie de pare-brise, entourages de portes…). Ces divers renforts ont permis un renforcement de la structure sans l’alourdir grâce à l’emploi d’acier à haute limite élastique. Ils améliorent la rigidité structurelle des fourgons, ce qui se traduit par un abaissement du niveau sonore mais aussi une meilleure fiabilité et une longévité accrue des ouvrants.

PEUGEOT_BOXer_gamme1.jpg

Les portes latérales coulissantes bénéficient également d’un nouveau rail et d’une nouvelle butée et les portes arrière disposent désormais de renforts. Le freinage, l’écoulement de l’eau au niveau du compartiment moteur ou encore de nouveaux supports d’amortisseurs empêchant le « piégeage » de corps étrangers font partie des éléments améliorés. Cela a permis à Peugeot de porter les intervalles de révision portés à 48 000 km ou tous les deux ans, synonymes de diminution des coûts de détention. Quant aux moteurs 2.2 e-HDi avec Stop&Start, ils permettent d’abaisser la consommation moyenne normalisée de 0,5 à 1,3 l/100 km selon la version.

Un agrément de conduite élevé

S’il est impossible de savoir quelle est la part d’auto-persuasion de ces modifications, toujours est-il que le Boxer est toujours aussi plaisant et confortable et semble désormais un peu moins sujet au roulis et plus silencieux. Ce qui ne fait que renforcer l’intérêt de ce véhicule qui dispose d’un des meilleurs comportements routiers et d’un confort permettant d’envisager les longs parcours avec le sourire.

PEUGEOT_BOXer_TableaudeB.jpg

Les commandes tombent naturellement sous la main sauf en ce qui concerne la commande du limiteur/régulateur de vitesse. Si la version HDi 110 avoue rapidement ses limites sous forte charge ou sur autoroute, les versions 130 et 150 ch affichent une très belle polyvalence sans grever le budget carburant. Enfin, la version 180 ch, avec son énorme couple de 400 Nm dès 1 400 tours/minute est taillé pour affronter les missions les plus périlleuses.

En conclusion

Les nouveaux Boxer parviennent à gommer les quelques défauts du modèle précédent sans remettre en cause ses nombreuses qualités routières. La nouvelle face avant donne assurément un coup de jeune au gros Peugeot et les nombreux équipements de confort et de sécurité lui permettent de rivaliser avec les références allemandes en la matière. En outre, Peugeot a le bon goût de limiter la hausse de prix puisque les nouveaux Boxer sont affichés 300 € HT de plus que les versions actuelles, un prix qui intègre désormais l’ESP avec « hill holder » et la cloison tôlée proposée en série.

Motorisations

:

2.2 HDi 110 : 2 198 cm3, 110 ch à 3 500 tours/minute, 250 Nm à 1 750 tours/minute, conso. : 6,8 l/100 km, vitesse maxi : 145 km/h

2.2 HDi 130 : 2 198 cm3, 130 ch à 3 500 tours/minute, 320 Nm à 1 800 tours/minute, consommation moyenne : 6,8 l/100 km, vitesse maxi : 155 km/h

2.2 e-HDi 130 Stop&Start : 2 198 cm3, 130 ch à 3 500 tours/minute, 320 Nm à 1 800 tours/minute, consommation moyenne : 6,6 l/100 km, vitesse maxi : 155 km/h

2.2 HDi 150 : 2 198 cm3, 150 ch à 3 500 tours/minute, 350 Nm à 1 750 tours/minute, consommation moyenne : 6,8 l/100 km, vitesse maxi : 162 km/h

2.2 e-HDi 150 Stop&Start : 2 198 cm3, 150 ch à 3 500 tours/minute, 350 Nm à 1 750 tours/minute, consommation moyenne : 6,6 l/100 km, vitesse maxi : 162 km/h

3.0 HDi 180 : 2 999 cm3, 180 ch à 3 600 tours/minute, 400 Nm à 1 400 tours/minute, consommation moyenne : 7,7 l/100 km, vitesse maxi : 171 km/h

Equipements de série

:

Confort : ABS avec aide au freinage d’urgence, airbag conducteur, volant réglable en hauteur et en profondeur, condamnation centralisée avec télécommande, siège conducteur réglable en hauteur, direction assistée, porte coulissante droite, vitres électriques, prise 12 V dans le compartiment de chargement

Pack CD Clim : Confort + autoradio CD, climatisation, cloison de séparation, rétroviseurs électriques dégivrants
Pack CD Clim Plus : radar de stationnement, kit Bluetooth, régulateur de vitesse

Dimensions / Capacités :
L x l x h : 4 963 / 5 413 / 5 998 / 6 363 x 2 690 x 2 254 / 2 522 / 2 760 mm
– Longueur de chargement : 2 670 / 3 120 / 3 705 / 4 070 mm
– Hauteur intérieure : 1 662 / 1 932 / 2 172 mm
– Largeur intérieure : 1 870 mm (1 422 mm entre passages de roues)
– Volume utile : 8 / 9,5 / 10 / 11,5 / 13 / 15 / 17 m3
– Charge utile : 950 à 1 995 kg
– A partir de : 25 150 € HT

Boris Ilic, Responsable des Ventes Sociétés d’Audi France : “Accompagner et fidéliser pour progresser”. Challenger émérite sur le segment Premium, Audi apporte sa pierre à la reconstruction très écologique du paysage…

Lire la suite
edito

Le covid 19 depuis plus de 2 ans, la crise des composants et semi-conducteurs, le conflit Russo/Ukrainien, le déficit d’approvisionnement gazier, pétrolier, et électrique, l’envolée des couts de ces énergies et matière …

Lire la suite
Les articles les plus lus

Toyota C-HR Hybride Business : Un crossover hybride

Parce que le segment du crossover est désormais incontournable dans la compétition commerciale, To...

Renault Kangoo Maxi : Le Kangoo dopé aux anabolisants

Après le Kangoo « normal » et la version Compact dédiée aux professionnels des villes, Renault ...

Augmentation de salaire vs voiture de fonction ?

Si l'automobile n'a plus le même pouvoir de séduction, la voiture de fonction conserve ses droits ...

Législation : ZFE-m : 33 supplémentaires en 2024 ?

La loi “Climat et Résilience” prévoit d’étendre les Zones à Faibles Émissions mobilité (...

« Il faut apprendre à lire et résister au politiquement correct » (Elisabeth Badinter)

En une phrase simple, madame Badinter aura résumé ce qui doit nous guider dans nos métiers. Lire ...