Publié le 15 avril 2014 | par Rédaction

Après son lancement en 2009, le Skoda Yeti reçoit l’incontournable restylage de milieu de carrière. Les modifications sont légères et peut-être trop face à une concurrence de plus en plus nombreuses. Pourtant, le Yeti offre des atouts qui méritent de s’y pencher.

Avant de détailler les changements apparus sur le nouveau Skoda Yeti, petit tour d’horizon du marché. En 2013, le marché des crossovers compacts a été dominé par deux acteurs : le Nissan Qashqaï et le Volkswagen Tiguan qui représentent respectivement 25 % et 15 %. Derrière, la bataille est serrée entre le Kia Sportage (7 %), le Hyundai iX35 (6 %), le Ford Kuga (6 %), le Toyota RAV- 4 (6 %) et le Skoda Yeti (2 %).

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A noter enfin que plus de 60 % de ces modèles sont commercialisés avec une transmission à 2 roues motrices… ce qui confirme un usage principalement urbain. Pour le constructeur tchèque, l’arrivée de la nouvelle mouture du Yeti doit donc permettre de raccrocher le wagon de tête.

Deux versions disponibles

Contrairement à l’ancienne génération, le Skoda Yeti offre désormais deux styles baptisés Yeti et Yeti Outdoor. Comme son nom l’indique, ce dernier se veut plus baroudeur et reçoit des boucliers et des bas de caisse en plastique noir ou encore une calandre et un bouclier arrière affublés d’une protection gris argenté et surtout d’un angle d’attaque supérieur de 2° par rapport à la version Yeti.

En dehors de ses spécificités, le crossover tchèque dispose maintenant d’une calandre sur laquelle les deux optiques rondes ont disparu. Un changement désiré par Skoda afin que tous les modèles de la marque soient immédiatement identifiés. Une stratégie de design employée par la majorité des constructeurs qui se défend d’un point de vue markéting et économique mais qui malheureusement enlève de la personnalité aux voitures.

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Vous ne serez donc pas étonné de découvrir que l’arrière adopte des feux arrière « cristallins » ou des angles en trapèze de part et d’autre de la plaque d’immatriculation déjà implantés sur les Rapid, Octavia et Superb. Dans l’habitacle, la recette est identique. Le Yeti restylé se distingue uniquement par des ambiances inédites avec de nouvelles teintes pour les selleries, ou encore des inserts décoratifs façon aluminium. Les volants et leviers de vitesse sont maintenant estampillés Skoda comme le reste de la gamme.

Cornélien choix de moteurs

Conscient du potentiel du marché professionnel, Skoda a concocté un Yeti 1.6 TDI 105 GreenLine Business. Kilomètres Entreprises s’est donc attelé à tester cette définition. Et le bilan est mitigé. Au quotidien, l’agrément du 1.6 TDI est agréable avec notamment un couple de 250 Nm dès 1500 tr/mn. En ville, par exemple, repartir sur le troisième rapport, après un ralentissement, au lieu de rétrograder en seconde se réalise sans problème pour le Yeti.

De même, le niveau sonore du bloc diesel nous a agréablement surpris tellement il se fait discret. En revanche, côté performances, le Yeti avec ses 105 ch peine au moment de doubler et même dans les côtes. Résultat, vous serez tenté de rétrograder et donc de consommer plus que les 4,6 l/100 km annoncés sur le papier. Heureusement une solution existe même si elle est un plus onéreuse. Le Skoda Yeti, sans devenir une foudre de guerre, devient complet avec le moteur 2.0 TDI de 140 ch. Grâce à sa boîte manuelle 6 rapports, il est plus dynamique et procure des reprises suffisantes pour doubler et sa consommation de 5,1 l/100 km n’explose pas comparativement au 1.6 TDI de 105 ch.

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Le bât blesse surtout au niveau du tarif car le 2.0 TDI réclame 1500 euros de plus et un malus de 150 euros (neutre pour le 1.6 TDI). Néanmoins, si économiquement, votre entreprise peut assumer ces deux surplus, n’hésitez pas.

Sur la route… et les chemins

Le Skoda Yeti ne peut masquer son statut de crossover après quelques kilomètres. Il reste dans l‘ensemble assez agréable à conduire avec notamment un poste de conduite un peu surélevé. Les ingénieurs ont également bien travaillé sur les trains roulants avec par exemple un compromis confort/efficacité intéressant. Les prises de roulis dans les virages sont bien contrôlés. En revanche, nous avons regretté des trépidations verticales présentes surtout sur autoroute.

Dans sa catégorie, le bilan est donc néanmoins positif surtout lorsque le Yeti sort des routes bitumées. Malgré une simple transmission deux roues motrices, le SUV compact tchèque impressionne par sa motricité. Sur les quelques chemins de terre sec ou boueux que nous avons emprunté, le Yeti ne s’est jamais laissé surprendre par une adhérence faible. Soulignons également, le bon fonctionnement de la boîte de vitesse à 5 rapports dont la précision et la douceur facilite le quotidien. De même, les nombreux rangements sont pratiques et les emplacements des commandes autour du volant et sur la console centrale tombent bien sous les mains.

Une modularité bien pensée

Comme tout crossover qui se respecte, le Skoda Yeti se doit d’offrir une modularité simple d’utilisation et efficace au niveau du volume de chargement. Pour parvenir à cette polyvalence, le constructeur tchèque met en avant son système VarioFlex. Dans le détail, les trois sièges arrière 40/20/40 sont indépendants, peuvent se retirer de l’habitacle et coulissent dans le sens longitudinal et même latéral lorsque l’assise centrale est ôtée.

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En pratique, le Yeti propose ainsi une vingtaine de configurations possibles et surtout un volume de coffre s’étirant de 416 à 1760 l. Pour emmener des clients déjeuner, plus besoin de vider son véhicule ! Et pour saluer définitivement le Yeti, l’habitabilité arrière offre un espace très confortable au niveau des jambes et de la tête. Dans le coffre enfin, les astuces « Simply Clever » selon l’appellation Skoda, vous trouverez une lampe amovible à LED, un double plancher de chargement et un système de filets de coffre.

Une finition dédiée aux professionnels

Face au marché des particuliers pas assez marchand, les constructeurs scrutent avec de plus en plus d’envie celui des entreprises. Le Skoda Yeti dispose ainsi d’une finition nommée GreenLine Business. Au menu, les équipements sont 6 airbags, une climatisation à régulation mécanique et non automatique, un ESC (correcteur électronique de trajectoire), un ordinateur de bord grand écran, un régulateur de vitesse, une fermeture centralisée à distance, des vitres teintées naturel et électriques à l’avant et à l’arrière, un volant cuir trois branches multifonctions radio/téléphone et bien évidemment un système de navigation avec écran tactile.

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Le niveau est donc correct mais pas toujours très efficace. Nous avons ainsi bataillé avec le GPS qui distille des informations pour le moins étonnantes. Indiquer dans un rond-point de sortir à la quatrième sortie alors que seulement rois existent reste encore du domaine du mystère … A surveiller donc, car cet équipement indispensable pour les commerciaux, doit être infaillible.

Pour conclure, le Skoda Yeti 1.6 TDI 105 ch est difficile à cerner. Son style atypique parmi ses rivaux, sa modularité, son habitabilité et son niveau d’équipement en font un véhicule à clairement considérer. Cependant, le moteur 1.6 TDI, avec sa puissance de 105 ch et ses émissions de CO² à 119 g/km et donc une TVS de 476 euros, affiche des performances globales en retrait face à une concurrence mieux placée en CO2.

Benoît Le Floc’h


En chiffres
Skoda Yeti 1.6 TDI 105

Moteur : 4 cylindres diesel
Cylindrée : 1598 cm3
Transmission : boîte manuelle 5 rapports
Puissance : 105 ch
Couple : 250 Nm
Vitesse maxi : 176 km/h

Conso mixte : 4,6 l/100
CO2 / TVS : 119 g/km / 476 euros
Volume coffre : 416 l

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