Publié le 24 mai 2017 | par Rédaction

Atypique et plus polyvalente que ses concurrentes du segment A, la Suzuki Ignis forme un cocktail étonnant composé d’une motorisation hybride sobre et un style particulièrement affûté.

Chez Suzuki, on travaille les petites voitures comme Audi les modèles hauts de gamme. Il s’agit de multiplier les offres et les carrosseries pour séduire plusieurs types de clientèle. Après la Baleno, une citadine polyvalente assez banale mais particulièrement compétente, le constructeur ajoute à sa gamme l’Ignis, une lilliputienne surélevée longue de seulement 3,70 m mais plutôt haute sur pattes avec 18 centimètres de garde au sol, soit 1 cm de plus que la Fiat Panda 4X4. Voilà qui n’est pas tout à fait un hasard puisque la voiture est disponible en transmission intégrale et est présentée comme un petit Crossover.

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Présentée au dernier Mondial de Paris, ce modèle se distingue d’abord par son style tout en angles suffisamment spectaculaire pour en faire un véhicule d’image. Un parti-pris qui se retrouve dans l’habitacle : le style de la planche de bord est étonnamment sophistiqué pour un modèle de ce segment. L’auto se fait également remarquer par un rapport encombrement habitabilité très au-dessus du lot. Deux adultes peuvent en effet prendre place sur la banquette arrière coulissante en restant à l’aise tandis que le coffre propose un volume qui ne déparerait pas dans la catégorie supérieure avec 267 litres.

Une hybridation efficace

Nous avons choisi d’essayer la Japonaise dans sa version deux roues motrices équipée du système hybride essence 12V de la Baleno, qui occasionne un surpoids de seulement 15 kg. Un système qui lui permet de passer sous la barre des 100 g/km de CO2 mais pas seulement. Le moteur électrique lui confère en effet un surcroît de couple à bas régime particulièrement notable en ville, où l’auto paraît toujours un peu plus vive que ce que le bruit du moteur indique.

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Avec 90 ch pour 835 kg, les performances apparaissent suffisantes pour s’aventurer sur route, où le quatre cylindres fait preuve de bonne volonté si on se souvient que la puissance se trouve plutôt à haut régime. En définitive, le seul véritable défaut de l’Ignis se situe au niveau des trains roulants. Contrairement à la Baleno, elle se montre en effet mal amortie et inconfortable, la suspension de notre modèle d’essai n’étant efficace qu’aux alentours de 90 km/h. Suzuki affirme que cet aspect sera amélioré sur les modèles définitifs, à vérifier bientôt sur nos routes.

Camille PINET

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FICHE TECHNIQUE

Moteur : quatre cylindre essence et moteur électrique
Cylindrée : 1242 cm3
Transmission : manuelle à 5 rapports
Puissance : 90 ch
Couple : 120 Nm
Vitesse Maxi : 170 km/h
Consommation : 4,3 l/100 km
Emissions de CO2 : 96 g/km
TVS : 0 € par an (hybride)
Prix : 16.190 €

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