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Pneumatiques : un marché sous pression

mardi 29 avril 2014, par Guillaume GENESTE, Louis DAUBIN

L’essentiel en 5 points

- Les entreprises plébiscitent toujours les pneus des marques Premium
- Un suivi régulier et une conduite prudente permettent d’augmenter de façon très importante la durée de vie et le kilométrage moyen des pneus
- Les pneumatiques « hiver » sont plus efficaces dès lors que la température extérieure est inférieure à 7° C
- La « course » aux pneumatiques taille basse et aux jantes de grand diamètre se ralentit, surtout sur les versions Business à destination des entreprises
- Plus que les pneus, le comportement du conducteur a une influence primordiale sur la consommation de carburant


Lien indispensable entre le véhicule et la route, le pneumatique est souvent mal-aimé et méprisé par les conducteurs. Il représente pourtant un poste important dans le budget d’entretien global. Produit hautement technique, le pneumatique suit l’évolution imposée par les constructeur dans l’élaboration de leurs modèles. Face à cette technicité importante et à la difficulté de choisir entre une marque et un modèle, la solution pour l’entreprise est de s’en remettre aux professionnels du secteur de l’entretien tout en privilégiant les marques « Premium » à la notoriété forte.

Ainsi, la part des manufacturiers « Premium » reste prépondérante au sein des véhicules de société comme le confesse Pierre David, responsable technique à la direction des opérations chez Arval France : « les marques Premium représentent environ 97 % des pneus que nous choisissons. De toute façon, notre choix est simple puisque nous ne retenons que les pneumatiques homologués par les constructeurs. La seule limite au choix des pneus Premium peut être l’impossibilité de fournir des pneus hivers en Premium ; alors là, et seulement là, nous pouvons faire appel à des marques différentes ».

« En ce qui concerne le pneu hiver, nous sommes souvent confrontés à un problème de pénurie de produits comme cela a pu se produire il y a quelques années. Si nous privilégions les marques Premium comme Michelin, Pirelli, GoodYear, Dunlop, Bridgestone ou Continental, nous sommes parfois obligés de nous tourner vers des marques de « second rang » comme Kléber, Uniroyal, BF Goodrich ou Firestone » confirme Arnaud Ledun, directeur marketing et communication chez Profil +. « En revanche, avec le dernier hiver très doux que nous avons connu, il n’y a pas eu de problème de disponibilité sur les pneus hiver cette année » sourit Cédric Blanc, Trade and Consumer Marketing chez Pirelli France. Signe des temps, le pneu hiver entre petit à petit dans les mœurs, surtout auprès des entreprises qui prennent en compte l’aspect sécuritaire renforcé que ces pneus spécialement développé pour les conditions hivernales apportent.

Pneus hiver : une évolution lente mais régulière

« Le volume de pneus hivers demandés et montés sur les véhicules de nos clients progresse régulièrement. Nous avons constaté une évolution des mœurs en la matière. Alors que le pneu hiver était assimilé au pneu neige il y a encore peu de temps, les manufacturiers et les tests routiers que nous pouvons mettre en place à destination de nos clients ont prouvé le bien-fondé de ces enveloppe dès que la température descend en dessous des 7° C, neige ou pas neige. Les pneus hiver sont beaucoup plus efficaces au freinage dans ces conditions » souligne Pierre David.

« Le principal souci des pneus hiver, pour l’entreprise, c’est le stockage des enveloppes sur la durée pendant laquelle elles ne sont pas utilisées. C’est pour cela que nous avons mis en place un service de gardiennage en partenariat avec Speedy. C’est la deuxième année que ce service a été mis en place et il reçoit un très bon accueil de la part des entreprises qui trouvent ainsi une solution simple et intéressante au stockage des pneus inutilisés. Le montage des pneus hiver sur un deuxième jeu de jantes n’est rentable qu’au bout de plusieurs années, surtout s’il s’agit de jantes alliage qui sont coûteuses » rappelle Cédric Blanc.

« Il est exact que la monte de pneus hivers sur un second jeu de jantes alliage est très peu développé du fait de son coût » confirme Bruno Le Breton, directeur technique chez ALD Automotive. « Le coût d’une jante est bien supérieur à celui du montage-démontage des pneus. Il faut aussi remarquer que la différence de coûts entre des pneus été et des pneus hiver a fortement diminué ces dernières années. Aujourd’hui l’écart est minime, au moins sur des dimensions courantes, ce qui incite les entreprises à avoir recours à cette permutation pneus été – pneus hiver.

Il faut aussi souligner le fait qu’en cas d’accident, la responsabilité du chef d’entreprise peut être engagée. Cela incite à maximiser la sécurité du personnel sur la route et les pneus hiver y participent » renchérit Edouard Rance, président de la société de consultants ERCG. « Nous constatons que de plus en plus de conducteurs, surtout des particuliers, roulent toute l’année en pneus hiver. Cela n’est pas conseillé ; il vaut mieux effectuer des permutations pour profiter des meilleures performances en toutes saisons » lance Hubert Plouchart, directeur commercial France chez Cooper Tire & Rubber Company France.

« Nous ne conseillons effectivement pas de rouler toutes l’année en pneu hiver. Mieux vaut changer en fonction de la période de l’année » confirme Carine Chevalier, responsable du département Marques chez GoodYear Dunlop France. « Il faut aussi faire attention aux indices de vitesse des pneus hiver qui ne sont pas toujours identiques à ceux des pneus été ce qui peut poser des problèmes de sécurité en conditions estivales » reprend Bruno Le Breton. « De très nombreux progrès ont été apportés aux pneus hiver, notamment avec la lamellisation 3D. Cette augmentation des performances et du comportement routier des pneus hiver fait que le conducteur n’a pas toujours conscience de la différence entre pneus été et pneus hiver » explique Charles-Edouard Jarlot, chef de produit chez Pirelli France.

« Les pneus hiver s’usent plus rapidement que les pneus été dès que la température dépasse les 7° C. La communication importante des manufacturiers à ce sujet a permis de faire évoluer la demande et à prendre conscience de l’importance de disposer du bon pneu en fonction de la saison » souligne Bruno Le Breton. « La part de marché des pneus hiver est d’environ 15 % auprès du consommateur final. Cette part progresse d’environ un point tous les ans. Les manufacturiers ont effectivement concouru à ce changement grâce à leur communication importante sur le sujet. Chez GoodYear nous avons aussi développé des pneus toutes saisons avec des mélanges de gommes spécifiques qui peuvent représenter une alternative intéressante pour les utilisateurs qui ne peuvent pas se permettre de changer pour des pneus hiver » explique Carine Chevalier.

« Quelques véhicules seulement sont homologués avec des pneus toutes saisons » rappelle Pierre David. « Pirelli a décidé d’arrêter les pneus All Seasons, le compromis qu’impose ce type de pneus n’était pas au niveau de performances que nous souhaitons. D’où, encore une fois, l’importance du service de gardiennage des pneus hiver qui garantit l’utilisation de pneus très performants en toute saison » affirme Cédric Blanc. « Le gardiennage devient effectivement primordial pour les entreprises, mais peuvent nécessiter une grosse logistique.

Quant au coût d’environ 5,5 € HT par pneu pour six mois, il reste raisonnable compte tenu que, dans certains cas, il est impossible de ramener les quatre enveloppes dans la voiture compte tenu de leurs dimensions » sourit Pierre David. « Chez Eurogom, nous avons mis en place un process complet. Nous effectuons une pige précise des pneus lorsqu’ils sont démontés afin d’éviter tout éventuel conflit dans le futur. Nous disposons d’un suivi précis du stock de pneus et nous avons mis en place un service d’acheminement entre les différentes agences.

Et, en cas de stock dormant, nous sommes à même d’envoyer une alerte aux entreprises » annonce fièrement Hervé Géronutti, directeur Grands Comptes chez Eurogom. « Il faut en effet prendre en considération le fait que les collaborateurs d’une entreprise peuvent se déplacer sur le territoire et être à même de faire livrer les pneus au bon endroit » confirme Bruno Le Breton, directeur technique chez ALD Automotive. « Aujourd’hui, le prix du stockage des pneus hiver est concurrentiel compte tenu de la problématique logistique que cela peut poser et de la possibilité effectivement de pouvoir livrer les pneus sur toute la France.

En Ile-de-France, le stockage des pneus hiver représente un véritable enfer pour nous » affirme Rodolphe Noulin, directeur Flottes Entreprise chez Speedy France. « Cette possibilité de livraison dans un centre à travers la France est un réel argument en faveur de l’enseigne qui la propose » confirme Pierre David. « Et le stockage des pneus des véhicules d’une société équivaut généralement à la garantie de sa clientèle en cas de renouvellement des pneus ce qui est un vrai plus pour l’enseigne » renchérit Bruno Le Breton.

Quelle durée de vie pour les pneus ?

De multiples facteurs influencent la durée de vie des pneumatiques des véhicules. Est-il possible de connaître la durée de vie moyenne des pneus aujourd’hui ? « La longévité d’un pneu dépend de très nombreux paramètres à commencer par la façon de conduire et la région dans laquelle le véhicule roule. Un pneu dure entre deux à quatre ans en moyenne » explique Carine Chevalier, responsable du département Marques chez GoodYear Dunlop France. « La durée de vie d’un pneu dépend de qui conduit mais aussi de qui paye ! » lance avec un large sourire Pierre David, responsable technique à la direction des opérations chez Arval France.

« Nous changeons les pneus, en moyenne, tous les 30 000 km quelle que soit la marque du véhicule » affirme Bruno Le Breton, directeur technique chez ALD Automotive. « Le revêtement et le profil de la route ont une influence importante sur l’usure » précise Hervé Géronutti, directeur Grands Comptes chez Eurogom. « L’usure peut être très variable d’un véhicule à un autre et d’un conducteur à un autre. L’autoroute a tendance à user moins les pneus, la montagne énormément avec parfois un kilométrage moyen de seulement 15 à 20 000 km.

Enfin, les gros monospaces ont tendance à user plus rapidement leurs pneus ; nous avons connu certains modèles où il fallait changer les quatre pneus à chaque fois » affirme Edouard Rance, président de la société de consultants ERCG. Par ailleurs, la crevaison devient de plus en plus rare, incitant les constructeurs de véhicules à proposer des modèles sans roue de secours et avec un système de réparation à base de bombe réparatrice qui ne donne que rarement satisfaction.

Selon Edouard Rance « Même si la crevaison devient rare, en entreprise, de plus en plus de conducteurs souhaite disposer d’une roue de secours. Le kit de réparation n’est que rarement efficace et quand il marche, cela oblige ensuite à remplacer un voire deux pneus si l’usure entre les deux roues est trop importante. Le kit de crevaison est une vraie régression ». « La disparition de la roue de secours ne s’explique que par la chasse au CO2 mise en place par les constructeurs » affirme Bruno Le Breton.

Vers une monte pneumatique plus « décente »

Les voitures tout comme les utilitaires ont connu une inflation très importante de la taille de leurs pneus et des diamètres des jantes ces dix dernières années. Ce phénomène semble se ralentir ces derniers temps. Qu’en est-il sur le terrain ? « « Nous avons effectivement constaté un ralentissement de la course à la taille des pneus ces derniers temps. Il faut souligner que, sur les gammes Business, les dimensions des jantes sont moins importantes que sur les modèles équivalent proposés aux particuliers » expose Bruno Le Breton.

« La première raison de ce phénomène de diminution de la taille des jantes et des pneus, c’est le coût des enveloppes. Le second, c’est le confort qui se détériore lorsque la voiture est équipée de grandes jantes et de pneus taille ultra basse. Il ne faut pas perdre de vue que nous parlons de véhicules d’entreprise et de certains collaborateurs qui roulent beaucoup et passent beaucoup de temps à bord. La notion de confort est essentielle ? De ce point de vue, le rôle des constructeurs est primordial. Ce sont eux qui font évoluer l’offre avec désormais, la possibilité d’avoir une option négative ou gratuite en cas de diminution de la taille des pneus. Sinon, cela peut avoir des conséquences fâcheuses pouvant aller jusqu’à l’exclusion de l’appel d’offre » confirme Edouard Rance.

« Les pneus très larges ont une incidence sur le niveau d’émission de CO2 du fait de la plus grande résistance au roulement qu’ils offrent. Cela peut effectivement entraîner l’éviction d’un modèle dans un appel d’offre. Les entreprises regardent de plus en plus les coûts et nous devons élaborer des car-policy avec des niveaux de CO2 limités » renchérit Bruno Le Breton. « Les pneumatiques répondent au cahier des charges élaboré par les constructeurs. Il y a un très gros travail en amont effectué par le manufacturier. Je tiens également à souligner l’importance des pneus avec marquages, comme les pneus avec une étoile chez BMW. Ce marquage est le gage que le pneumatique est parfaitement adapté aux performances de la voiture » affirme Cédric Blanc, Trade and Consumer Marketing chez Pirelli France.

« Tous les pneus que nous développons sont homologués. Le marquage concerne principalement les constructeurs allemands et ils sont un gage de réassurance. Cela étant, cela créé des gammes de plus en plus complexes » précise Carine Chevalier, responsable du département Marques chez GoodYear Dunlop France. « Il y a souvent deux à trois manufacturiers premium qui proposent des pneus avec marquages qui sont, encore une fois, un gage de qualité. Les pneus sans marquage répondent à un cahier des charges plus light » confirme Cédric Blanc.

Quid des pneus « écolos »

Cela fait plusieurs années que les pneus « écolos ou verts » ont fait leur apparition. Elaborés autour de nouveaux mélanges de gommes permettant d’offrir une moindre résistance au roulement, les pneus verts ne parvenaient toutefois pas à égaler les performances des pneus classiques. Qu’en est-il aujourd’hui ? « Le pneu « vert » répond à plusieurs critères dont la minimisation de l’impact environnemental tout au long de sa vie, y compris lors de la production ; l’emploi de matériaux éco-compatibles avec, notamment l’absence d’huiles aromatiques ; la faible résistance au roulement afin de minimiser la consommation de carburant du véhicule ; une durée d’usage élevée permettant d’effectuer de forts kilométrages » explique Charles-Edouard Jarlot, chef de produit chez Pirelli France.

Pour Hubert Plouchart « Ces pneus diffèrent par les composants utilisés comme liants dans la composition de gomme. Il faut souligner le fait que, désormais, les « huiles propres » sont obligatoires au sein de l’Union Européenne ». « Chez GoodYear Dunlop, nous ne parlons pas de pneu vert. Nous travaillons sur l’ensemble de nos produits pour qu’ils offrent de meilleures performances environnementales sans développer une gamme spécifique.

Le pneu vert devient un standard et permet des économies lors de l’utilisation du véhicule. Dans le même temps, nous travaillons en amont sur nos sites de production pour les rendre moins polluants » affirme Carine Chevalier, responsable du département Marques chez GoodYear Dunlop France. « Cela étant, le pneu vert n’est pas un sujet pour le gestionnaire de parc d’une entreprise. Je n’ai pas encore rencontré de responsable d’un parc de véhicule ayant une exigence vis-à-vis de l’étiquetage de son pneu depuis que ce système de classement a fait son apparition » tempère Rodolphe Noulin, directeur Flottes Entreprise chez Speedy France.

« L’étiquetage des pneus représente une nouvelle démarche que nous avons pris en compte dans nos outils de gestion » explique Bruno Le Breton, directeur technique chez ALD Automotive. Selon Cédric Blanc « les critères évalués sur l’étiquetage sont importants mais ne doivent pas être les seuls à être pris en compte. Il faut tenir compte de la bonne adéquation du pneu au véhicule et de la performance recherchée. Typiquement, le PZéro offre une résistance au roulement forte mais permet de disposer d’un niveau de performance très élevé ».

« Le pneumatique est toujours un compromis » rappelle Pierre David, responsable technique à la direction des opérations chez Arval France. « Même s’il ne s’agit pas d’une panacée, l’étiquetage est la seule donnée factuelle pour évaluer les gammes dont tout le monde dispose. Cela permet de comparer certaines données importantes dont la consommation qui peut varier jusqu’à un litre aux cent kilomètres et la distance de freinage qui peut varier jusqu’à trois mètres » souligne Carine Chevalier. « Je pense qu’il est important de rappeler que, bien plus que les pneumatiques, c’est le conducteur qui a une influence sur le coût d’utilisation et de détention des véhicules dans l’entreprise.

Le simple fait de contrôler la pression des pneus régulièrement a une influence sur la consommation moyenne de carburant, sans même parler de la formation à l’éco-conduite » lance Arnaud Ledun, directeur marketing et communication chez Profil +. « Cela est exact et il est regrettable que de moins en moins de personnes contrôlent régulièrement la pression et l’état des pneus de leurs véhicules » confirme Carine Chevalier. « Le système de contrôle de la pression des pneus embarqué se développe et cela est bien car il s’agit d’un véritable élément de sécurité. Par ailleurs, je tiens à rappeler que la règle d’or dans l’entreprise est que lorsqu’un collaborateur veut changer ses pneus, on ne discute que très rarement et on dit oui » rappelle Edouard Rance président de la société de consultants ERCG.

Pour Rodolphe Noulin, directeur Flottes Entreprise chez Speedy France « le contrôle de la pression et de l’état des pneus est un facteur essentiel à la sécurité routière dans l’entreprise et tous les acteurs du secteurs doivent lancer des actions en ce sens auprès des conducteurs. Chez Speedy, nous envoyons tous les ans un mailing à tous nos clients pour qu’ils viennent faire contrôler la pression de leurs pneus dans nos centres. Cela ne prend que 5 minutes et peut éviter de nombreux soucis ». « Les systèmes de contrôle de la pression des pneus au tableau de bord va devenir obligatoire sur les véhicules neufs en 2015 » rappelle Carine Chevalier.

Quel pneu pour l’avenir ?

Si le pneumatique sans air, déjà dévoilé en tant que prototype ne reste pour l’instant qu’un projet d’ingénieur, quel sera le pneu de demain ? « Nous allons certainement aller vers le développement de modèles de pneus spécifiques par voiture notamment pour tenir compte de la comptabilité avec l’électronique embarquée du véhicule » explique Charles-Edouard Jarlot. « Nous allons effectivement de plus en plus vers un pneu « intelligent ». Il pourra proposer un « auto-gonflage » pour garantir la sécurité ou générer une alerte en cas d’avarie » confirme Carine Chevalier. « Nous développons chez Pirelli un « cyber pneu » qui pourra converser avec la voiture » acquiesce Charles-Edouard Jarlot.

En conclusion

Selon Edouard Rance, président de la société de consultants ERCG, « les pneumatiques représentent un poste important que toutes les entreprises essayent d’optimiser. Il n’y a pas de solution universelle mais une multitude de réponses au cas par cas. La chasse aux grands diamètres de jante n’a que des avantages : des coûts inférieurs et un confort supérieur ». « Les pneus ne sont pas seulement noirs et ronds. Ils sont un véritable concentré de technologie et les manufacturiers apportent une attention particulière à la recherche et au développement et peuvent afficher des performances très différentes.

L’étiquetage permet de comparer ces différents pneus même si tous les critères ne sont pas pris en compte » explique Catherine Dumoutier, responsable des relations publiques et presse chez GoodYear Dunlop France. Autre représentante de cette même société, Carine Chevalier, responsable du département Marques chez GoodYear Dunlop France, rappelle que « nous apportons un soin particulier à l’amélioration continue de nos gammes de produits. L’objectif est de répondre aux attentes de tous les clients, particuliers comme professionnels.

Cela passe par l’augmentation du potentiel kilométrique, la diminution de la résistance au roulement et du bruit ainsi qu’un meilleur confort pour l’utilisateur ». « Les réseaux de pneumaticiens sont les derniers maillons de la chaîne. Professionnels, nos collaborateurs disposent d’un savoir-faire important. Notre niveau d’exigence est très élevé dans tous nos centres présents à travers le territoire. Cela nous permet de satisfaire aussi bien « M. Toutlemonde » que les flottes d’entreprise. Je pense néanmoins que la première préoccupation des décideurs des parcs autos en entreprise est assez éloignée de tous les thèmes abordés aujourd’hui et peut se résumer en trois mots : le prix, le prix et le prix ! Enfin, il faut souligner le fait que les « pure players » présents au niveau de la vente de pneus sur internet ne sont pas compatibles avec les attentes des entreprises » affirme Rodolphe Noulin, directeur Flottes Entreprise chez Speedy France.

Pour Arnaud Ledun, directeur marketing et communication chez Profil + « le chef d’entreprise est le seul qui décide de la façon dont il va gérer ses véhicules et les pneumatiques. Il n’y a pas de mauvais pneus, mais de bons et de très mauvais ; il faut donc bien choisir en fonction des véhicules et de leur utilisation. Il ne faut pas non plus hésiter à former les conducteurs à vérifier les pressions, respecter la géométrie, la permutation des roues permettant ainsi de prolonger la durée d’utilisation ». Selon Cédric Blanc, Trade and Consumer Marketing chez Pirelli France : « le service, aussi bien auprès du consommateur final que de l’utilisateur professionnel, est primordial.

C’est pour cela que nous proposons le service de gardiennage pour les pneus hiver ou que nous mettons en avant le montage sur site ou à domicile de nos pneus. Enfin, il est très important de monter un pneu étudié et développé pour la voiture, surtout avec les grandes dimensions. La complexification des gammes et de l’offre entraîne une importance croissante du conseil auprès de l’utilisateur ». Autre collaborateur de Pirelli France, Charles-Edouard Jarlot, chef de produit, souligne le fait que « un pneu c’est très complexe et l’écart de prix entre les marques premium et les autres s’explique par les évolutions importantes apportées aux pneus ces dix dernières années.

A l’achat, il faut considérer les performances du pneu dans sa globalité. Nous devons aussi poursuivre notre travail de sensibilisation aux pneus hiver ». Sabine Julien-Laferrière, responsable communication chez Pirelli France, tient à revenir sur « le manque encore très important du conducteur en matière de pneumatique. En tant que manufacturier de premier rang, nous devons beaucoup travailler, notamment sur la méconnaissance de l’importance du pneu sur la conduite des véhicules ». « Il n’y a pas que les manufacturier Premium ; il y a aussi les secondes lignes. Nous aussi investissons beaucoup dans la recherche et le développement. Cela étant, je rejoins tout à fait ce qui a été dit et il faut poursuivre l’éducation des conducteurs et inciter les entreprises à effectuer des formations à l’éco-conduite qui a un effet positif sur l’usure des pneus et permet de réelles économies » explique Hubert Plouchart, directeur commercial France chez Cooper Tire & Rubber Company France.

De son côté Hervé Géronutti, directeur Grands Comptes chez Eurogom, affirme qu’en tant que « réseau, nous devons avant toute chose être au service du client, particulier ou professionnel. La différence se fait sur le conseil et les services dont le gardiennage et la gestion des pneus hiver ». « Aujourd’hui, l’utilisateur se plaint du montant du poste pneumatique mais néglige leur entretien au cours de l’utilisation. Les pneus coûtent cher et il faut en prendre soin. Quant à la prestation pneu du loueur, elle ne se limite pas à la fourniture des enveloppes.

Il faut enfin poursuivre les efforts au niveau des pneus hivers qui sont plus sûrs et limitent le risque d’accident sur chaussée glissante » explique Bruno Le Breton, directeur technique chez ALD Automotive. « Le pneu, c’est le premier élément de sécurité de la voiture. C’est cela qui explique pourquoi nous privilégions les marques et réseaux premium. Si la plupart des marques de pneus connues offrent des enveloppes de qualité équivalentes, il existe encore de très mauvais pneus qui peuvent mettre à mal la sécurité des occupants de la voiture » lance en guise de conclusion Pierre David, responsable technique à la direction des opérations chez Arval France.

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