Publié le 7 avril 2016 | par Rédaction

Pas facile de se prononcer en faveur des voitures hybrides. Jamais l’offre des constructeurs n’a semblé aussi attrayante. Mais dans le même temps, le bonus écologique accordé aux voitures hybrides dont le montant a été fortement amputé pour l’année 2016 rend désormais onéreux l’accès à cette technologie. Pire, l’évolution incertaine de la fiscalité qui encadre les véhicules d’entreprises sème le doute quant aux choix à opérer pour constituer son parc de véhicules. Heureusement, jamais les nouveaux modèles annoncés n’ont été aussi nombreux ; de quoi vous aider à faire un choix.

1 – HYBRIDES : DES PROMESSES INCERTAINES !

Les promesses d’une progression des ventes de voitures hybrides sont certaines, mais il faut y croire …

C’est la grande inconnue de ce début d’année… et la question se pose. Les entreprises doivent-elles acquérir des voitures hybrides ? L’évolution des ventes de ce type de modèles associant un moteur thermique et un moteur électrique devrait nous incliner à proposer une réponse favorable.

Ainsi, l’an passé en France, les modèles hybrides ont représenté 42 % des immatriculations de la marque Toyota et assuré une progression de +8,5 % de ses ventes. « Toyota devrait réaliser en hybride 50 % de ses ventes en France dès cette année, alors qu’elle n’atteindra ce niveau qu’en 2020 en Europe », indique Pascal Ruch, Pdg de Toyota France. Il est vrai que le marché automobile français est ouvert aux modèles hybrides ; même si les ventes de ces modèles n’ont progressé que de + 0,8 % l’an passé, passant de 43 143 à 61 619 immatriculations. Soit une part de marché de 3,2 % alors que les modèles hybrides ne représentent que 2,1 % des ventes au Royaume Uni, 1,5 % en Italie et en Espagne et 1 % en Allemagne.

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Surtout, cette progression des ventes de modèles hybrides s’est prolongée jusqu’en janvier dernier permettant aux acheteurs de bénéficier du bonus accordé durant ces derniers jours à ces véhicules.
Pour rappel, les voitures hybrides ayant un taux de CO2 compris entre 61 et 110 g/km bénéficiait l’an passé d’un bonus de 2 000 € (ou 5 % du coût d’acquisition TTC du véhicule). Ce bonus est cette année de 750 € seulement.

Pour les hybrides (VP et VU) émettant entre 21 et 60 g/km de CO2, ceux-ci bénéficiaient en 2015 d’un bonus de 4 000 € (ou 20 % du coût d’acquisition TTC du véhicule). Cette année, ce bonus ne s’élève plus qu’à 1 000 €.

Pas de quoi donc encourager l’acquisition d’un modèle hybride. Pourtant, jamais ces modèles n’ont autant figuré à l’ordre du jour des futures gammes des constructeurs automobiles. Ainsi, le groupe VW lancera une vingtaine de modèles électriques et hybrides rechargeables d’ici 2020. Hyundai propose sa nouvelle berline compacte, la Ioniq, avec un choix de trois modes d’alimentation : hybride tout d’abord, puis hybride rechargeable ou électrique. De même, Kia, la marque coréenne cousine de Hyundai, lance son nouveau petit crossover, le Niro, dans une unique version hybride ! Chez Toyota, il y aura bientôt un véhicule hybride dans chaque catégorie de modèle.

Comme l’explique Pascal Ruch, Pdg de Toyota France : « en 2016, avec l’arrivée du RAV4 hybride, de la nouvelle Prius et le lancement du petit crossover C-HR, nous poursuivons notre stratégie de développement de modèles hybrides. Nous avons un fort potentiel de ventes de RAV4 hybrides auprès de la clientèle des entreprises et des professions libérales. Ainsi, beaucoup de flottes notamment dans le domaine médical, se dotent de modèles hybrides pour leurs commerciaux lorsque ceux-ci ne parcourent pas plus de 25 000 à 30 000 km par an ».

Surtout, le patron de Toyota France est persuadé que la déductibilité de la TVA sur l’essence sera effective l’année prochaine après avoir été repoussé in-extremis l’an passé du texte de la loi de Finances 2016. L’atout fiscal issu de la déductibilité de la TVA sur l’essence associé à l’exonération de taxe sur les cartes grises et de TVS durant les deux premières années d’utilisation des hybrides devraient conduire les entreprises à réétudier la composition de leurs flottes, autant pour ne pas prendre de risque avec un parc 100 % diesel que pour introduire des modèles hybrides essence auprès de leurs managers qui roulent moins de 20 000 à 30 000 km par an.

2 – FISCALITE : LA GRANDE INCONNUE

Présentés en masse dès le Mondial de Paris en 2014, les nouveaux modèles hybrides qui apparaissent désormais dans les gammes des constructeurs ont mis tous les atouts de leur côté. Surtout s’ils s’agit d’hybrides rechargeables.

Pour rappel, les hybrides rechargeables ou plug-in associent également un moteur électrique et un moteur essence. Mais ils sont aussi équipés de batteries (rechargeables) qui leur permettent de circuler près de 30 km selon les modèles, en mode purement électrique contre seulement 2 à 3 kilomètres pour les modèles hybrides simples. De fait, bien qu’onéreux à l’achat, les hybrides rechargeables offrent la possibilité de rouler sans émettre d’émissions polluantes sur des trajets quotidiens, de pouvoir pénétrer dans des centres-villes réservés aux voitures propres, de bénéficier d’une autonomie importante en associant les deux modes d’alimentation électrique et thermique et même, de recharger ses batteries en carburant à l’essence afin de bénéficier d’une autonomie électrique complète à l’approche d’une zone réservée aux véhicules électriques.

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La plupart des marques, hormis l’Audi Q7 e-Tron, se sont en effet tournées vers l’hybride rechargeable essence… Même Maserati qui vient de présenter son SUV baptisé Levante en version hybride. Quant à BMW, ce constructeur fait le forcing avec l’arrivée de versions hybrides sur les Série 3, X5, Série 2 Active Tourer et Série 7.
Rien d’étonnant à cela puisque d’ici 2021, les constructeurs automobiles devront se soumettre à la réduction d’émissions de CO2 exigée par Bruxelles, soit 95 g/km en moyenne pour l’ensemble de leur gamme. Pas d’autre solution dès lors pour les constructeurs, notamment premium, que d’ajouter des versions hybrides rechargeables à leurs gammes.

Toutefois, quelques aberrations pourraient ternir les espoirs mis dans l’adoption de modèles hybrides. La fiscalité des véhicules d’entreprises tout d’abord est totalement calculée sur la base des émissions de CO2 des voitures de fonction. Désormais, avec la mise en avant des modèles essence et la pression mise par les partisans d’un bannissement des voitures diesel, on prend seulement conscience que les modèles essence émettent beaucoup plus de CO2 que ceux carburant au gazole.
Ensuite, l’incertitude se porte sur 2017, date à laquelle devrait être élaboré le WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures). Cette nouvelle méthode de mesure des consommations des véhicules développée depuis l’affaire VW devrait rendre caduc les anciennes normes NEDC et refléter davantage les conditions réelles d’utilisation des véhicules.

Mais si les consommations vont ainsi se rapprocher des niveaux constatés par les automobilistes, il va en aller de même des relevés de CO2. Si les voitures diesel verront leurs relevés d’émission de CO2 croître fortement, que dire de ceux établis pour les modèles essence beaucoup plus émetteurs de CO2.

Quant aux modèles hybrides qui affichent selon les normes d’homologation NEDC actuelles des taux de seulement 40 à 60 g/km, ceux-ci se retrouveraient avec des relevés dépassant les 150 g/km. On peine à imaginer le séisme fiscal qu’engendreraient dans les entreprises ces nouvelles normes de relevé des émissions polluantes tout comme on conçoit mal les modèles hybrides pouvoir conserver leurs atouts en appliquant ces nouvelles méthodes de mesure des émissions de CO2.

3 – TOYOTA, LEXUS ET FORD…

Avec plus de 130 000 voitures hybrides vendues en France depuis 2000, Toyota et sa filiale haut de gamme Lexus font figure de précurseurs. Les nouveaux modèles proposés par ces marques montrent qu’elles ne veulent pas céder leur place de N°1 de la discipline.

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– Chez Toyota, la nouvelle version hybride 197 ch du RAV4 doit conquérir une nouvelle clientèle ; notamment auprès des entreprises. Pour l’occasion, le RAV4 a amélioré son système hybride et modifié la cartographie de l’accélération. Le système de transmission CVT est en effet accouplé sur ce modèle à un moteur 2,5 l essence de 152 ch (206 Nm de couple) associé à un moteur électrique synchrone de 143 ch lesquels, conjugués, offrent une puissance de 197 ch qui contribue fortement à réduire cette impression de sur-régime permanent ressenti jusqu’ici à l’accélération sur les modèles hybrides de la marque.

Sa consommation est annoncée pour 4,9 l/100 km pour un taux de CO2 de 115 g/km en version 2 roues motrices. Afin de viser une clientèle plus premium, cet SUV est très bien équipé. On note surtout le système de sécurité active Safety Sense avec moniteur d’angle arrière, avertisseur de circulation arrière, le système de sécurité précollision avec détection des piétons, l’alerte de franchissement de ligne, le régulateur de vitesse adaptatif, la lecture de panneaux de signalisation et la gestion automatique des feux de route. Prix à partir de 33 400 € en version 4×2.

En attendant, le crossover compact C-HR proposé dans le courant de cette année en version hybride, Toyota commercialise la nouvelle Prius, quatrième du nom. Premier modèle hybride commercialisé depuis 1997, cette grande berline trouve sa voie peu à peu. Cette nouvelle mouture gagne encore en agrément de conduite et en douceur de fonctionnement. Dotée d’un moteur essence 1.8 I de 98 ch couplé toujours grâce à la transmission à variation continue à un moteur électrique de 72 ch, la Prius gagne en confort de conduite et en tenue de route. A bord, il faut même tendre l’oreille pour distinguer de l’électricité ou de l’essence, laquelle de ces deux énergies est celle qui vous conduit. Prix : 30 400 €

– Pour Lexus, la marque premium du groupe Toyota qui a réalisé 99 % de ses ventes l’an passé avec des modèles hybrides, l’avenir passe naturellement par l’extension de sa gamme dotée de cette technologie. Cousin du RAV4, le Lexus RX450h avec ses lignes futuristes, sa calandre massive et son dessin taillé à coup de serpe ne passe pas inaperçu. Ce modèle premium est équipé d’un moteur V6 de 3,5 I complété par deux moteurs électriques placés chacun sur un train. La puissance cumulée est de 313 ch et la marque annonce une consommation de 5,3 l/100 km pour 122 g/km de CO2 résultant de l’association des motorisations. Prix : à partir de 64 900 €.

Fraichement restylée, la Lexus GS300h bénéficie d’un nouveau dessin avec sa calandre trapézoïdale et d’une longueur rehaussée de 3 cm à 4,88 m permettant un habitacle plus spacieux. Ce modèle richement doté et bénéficiant de nombreux équipements de conduite haut de gamme dispose d’une puissance full hybrid de 223 ch pour une consommation de 4,4 l/100 km. Désormais moins « coincée », la marque Lexus propose aussi une version GS 450h AWD de 345 ch, laquelle accélère de 0 à 100 km/h en 5,9 sec. Sa consommation est annoncée pour 5,9 l et ses CO2 à 137 g/km.

Enfin, Lexus affirme son goût pour le premium débridé avec son nouveau coupé LC 500h équipé du système hybride de prochaine génération Lexus Multi Stage Hybrid System. Ce nouveau dispositif a pour mission sur les futurs modèles de la marque d’accentuer la sportivité et le plaisir de la conduite offerts par un système hybride en alignant au plus près le régime moteur sur les sollicitations de l’accélérateur tout en garantissant le meilleur équilibre possible entre puissance et consommation.

Sans complexe, ce coupé de luxe est associé à un moteur V6 3.5 litres de quelque 354 ch, dont 59 ch pour le seul bloc électrique alimenté par des batteries lithium-ion. De quoi abattre le 0 à 100 km/h en moins de 5 secondes.

– On notera que la technologie full hybrid développée par Toyota et Lexus est aussi celle utilisée par Ford sur la version hybride de la Mondeo. Cette grande berline est ainsi équipée d’un moteur essence 2.0 à cycle Atkinson couplé à un moteur électrique de 88 kW. Au total, ce sont 187 ch qui sont proposés, lesquels n’offrent pas le même confort de conduite qu’une version diesel TDCi 150 ch. Confortable, économique, silencieuse, rassurante, la Mondeo va séduire les cadres dirigeants des entreprises amenés à parcourir de nombreux kilomètres. Stable, dotée d’une excellente tenue de route et de cap, cette grande familiale du constructeur américain, reste un peu lourde et sacrifie son vaste coffre afin de loger ses batteries (383 l. contre 557 l.).

4 – HYBRIDES : LE PREMIUM SONNE LA CHARGE

Confrontés d’ici 2020 à une forte réduction des émissions de CO2 imposée par Bruxelles, les gammes des constructeurs se doivent d’abaisser la moyenne de leur niveau de rejet. C’est notamment le cas pour les marques premium.

– Révélation de l’année 2015, le Volvo XC 90 est désormais proposé dans une version hybride rechargeable. Ce SUV dans sa version T8 aligne une puissance de 407 ch, 640 Nm de couple et des émissions de 59 g/km de CO2 pour une consommation de 2,5 l/100 km. Dans cette version hybride rechargeable essence, le mode tout électrique offre au XC90 T8 plus de 40 km d’autonomie. Surtout, même dans cette version hybride, le XC 90 ne perd aucune de ses qualités de confort ou de conduite et encore moins d’habitabilité puisque celui-ci conserve ses 7 places. Récemment dévoilée, la grande berline de Volvo, S90 reprendra naturellement à son compte ce système d’hybridation.

– Mercedes s’implique également dans le développement de modèles hybrides. Il en va ainsi notamment de sa Classe S dans sa version plug-in hybrid. Une alternative intéressante aux modèles diesel puisque le vaisseau amiral de Mercedes dans cette configuration aligne un moteur 3.0 l essence bi-turbo de 333 ch accouplé à un moteur électrique de 115 ch. Soit quelque 442 ch disponibles couplés à une boite auto 7 rapports. Cette version affiche ainsi une consommation homologuée à 2,8 l/100 km et 65 g/km de CO2. Elle sera bientôt accompagnée dans la gamme Mercedes par une version hybride de la nouvelle Classe E 350e (279 ch – 49 g/km) laquelle disposera d’une autonomie électrique de 30 km. De même, le nouveau SUV Mercedes GLC est également annoncé dans une proposition hybride rechargeable 350e. Celui-ci est homologuée pour 60 g/km de CO2 et offrira une autonomie tout électrique de 34 km.

– Autre marque japonaise à s’investir dans les modèles hybrides, Mitsubishi marque des points avec l’Outlander PHEV. Hybride rechargeable le plus vendu en Europe avec plus de 50 000 exemplaires, l’Outlander PHEV exploite les 200 ch cumulés par son moteur essence 2.0 l et par deux moteurs électriques de 82 ch. Sa consommation normalisée de 1,8 l/100 km engendre des rejets de 42 g/km. Confortable et bien insonorisé, l’Outlander PHEV dispose en mode purement électrique d’environ 30 km d’autonomie. Prix 46 900 €.

– Toujours parmi les marques japonaises, on relève aussi l’existence dans la gamme Infiniti du Q70 Hybrid GT. Cette grande berline de 364 ch fournis par un moteur essence V6 (306 ch) et un moteur électrique (68 ch) permet d’adopter une conduite enthousiaste dans un environnement confortable et un agréable silence de fonctionnement. Sa fonction hybride limite à 2 km son autonomie électrique. Prix : 56 520 €

– Dans la catégorie des modèles premium, Porsche diffuse le Cayenne dans une configuration hybride équipée d’un moteur V6 à compresseur de 333 ch et d’un moteur électrique de 95 ch lesquels lui assurent une mise en régime de 0 à 100 km/h en 5,9 s. Cette chaine de traction hybride plug-in issue de la Panamera SE hybrid peut se recharger sur le secteur, elle permet une consommation réduite de 3,4 l/100 km pour des émissions CO2 limitées officiellement à seulement 79 g/km. Le Cayenne peut parcourir de 25 à 30 km en mode zéro émission et 100 % électrique. Tarif : 84 000 €.

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– BMW multiplie aussi les versions hybrides dans sa gamme. La Série 3 est ainsi désormais proposée en version 330e hybride rechargeable. Elle adopte un moteur essence 2.0 l et un moteur électrique de 88 ch, soit un total de 252 ch (99 g/km CO2 – 2 l/100 km) pour une configuration lui permettant désormais de parcourir 40 km en mode électrique.

Le monospace de la marque allemande 225xe est lui aussi proposé en version hybride essence commercialisé à partir de 38 950 €. Particularité, il exploite un moteur 3 cylindres essence 1.5 l de 136 ch et propose la traction intégrale grâce à un moteur électrique qui entraine les roues arrière. 40 km d’autonomie électrique sont disponibles grâce à des batteries qui se rechargent en 3h15 sur une prise domestique.
Le SUV BMW X5 est aussi proposé en version hybride rechargeable avec là aussi un petit moteur puisqu’il est équipé d’un 2.0 turbo essence de 245 ch et d’un moteur électrique de 113 ch. Son autonomie électrique est de 30 km et il revendique une consommation de 3,3 l/100 km pour 77 g/km de CO2. La présence d’imposantes batteries sous le plancher du coffre condamne cependant la troisième rangée de sièges et limite ce SUV à 5 passagers.

Enfin, la BMW Série 7 est également disponible dans une version hybride rechargeable. Dans sa version 740e, elle est équipée d’un moteur 2 l. turbocompressé de 258 ch assisté d’un moteur électrique de 113 ch poussant la puissance globale à 325 ch pour des émissions de CO2 homologuées à 49 g/km et une consommation de 2 l/100 km. En mode électrique seul, cette berline hybride plug-in peut rouler jusqu’à 120 km/h et dispose dans ce cas d’une autonomie électrique de 40 km. La 740e peut être rechargée en moins de quatre heures à partir d’une prise domestique, ou en moins de trois heures à partir d’un chargeur mural rapide.

– Audi ne dispose pour l’heure que de deux modèles hybrides. D’un côté le Q7 e-Tron 3.0 TDI quattro, ce gros SUV de luxe équipé d’un V6 diesel de 258 ch et d’un moteur électrique de 128 ch affiche une puissance globale de 373 ch et un couple de 700 Nm. Ainsi, cet SUV hybride accélère de 0 à 100 km/h en 6 s mais est homologué pour une consommation de 1,7 l/100 km et 46 g/km de CO2. Audi propose aussi l’A3 e-Tron laquelle dispose de 204 ch et de 350 Nm de couple grâce à son moteur 1.4 TFSI de 140 ch accouplé à un moteur électrique de 75 kW. A la conduite, le moteur thermique n’intervient qu’au-delà de 130 km/h. Quant à l’accélération en mode électrique, celle-ci permet de passer de 0 à 60 km/h en 4,9 secondes. Les 350 kg de batteries placées sous la banquette arrière ne modifient pas l’assise des passagers et laissent un volume de coffre de 280 litres.

– VW enfin dispose également de deux offres hybrides rechargeables, l’une adoptée sur la Golf GTE laquelle reprend la technologie développée sur l’Audi A3 e-Tron, l’autre commercialisée sur la Passat GTE. Cette dernière équipée de la technologie plug-in hybrid propose trois modes de conduite : tout électrique, hybride ou recharge. Pour cela, la Passat GTE associe un moteur essence turbocompressé 1.4 TSI 156 ch à un moteur électrique de 115 ch : ce dernier permet de rouler en mode zéro émission à une vitesse maxi de 130 km/h et durant 50 km. Ses batteries peuvent être rechargées sur une prise 220 V ou sur une « wall box ». Prix : 47 360 €.

A noter que VW devrait également proposer prochainement une version hybride rechargeable du nouveau VW Tiguan GTE doté de 225 ch composés d’un moteur turbo essence de 150 ch et de deux moteurs électriques de 40 kW à l’avant et de 85 kW à l’arrière. Cet SUV offrira la transmission intégrale permanente et 32 km d’autonomie électrique à 120 km/h maxi.

5 – LES NOUVELLES HYBRIDES EN VUE

Les constructeurs automobiles ne vont pas se contenter d’ajouter des versions hybrides dans leurs gammes ; certains nouveaux modèles seront proposés uniquement en versions hybrides.
S’agit-il de répondre à une demande qui doit s’affirmer dans les prochaines années ou d’imposer au sein de leurs gammes des modèles hybrides moins émetteurs de CO2 ? Force est de constater que les versions hybrides sont très présentes dans les projets des constructeurs. Le récent salon de Genève en témoigne qui a vu la présentation de nombreux nouveaux modèles.

– Il en va ainsi notamment du coréen Hyundai, lequel propose désormais sa technologie hybride sur sa nouvelle grande berline baptisée Ioniq. Dotée d’un design affûté, celle-ci est équipée dans cette version d’un moteur 1,6 litre GDi de 105 ch associé à un moteur électrique de 43,5 ch. Ensemble, ils affichent une puissance de 141 ch et un couple de 265 Nm. Ioniq propose également de nombreux équipements de confort, d’agrément, de sécurité et de connectivité, parmi lesquels Apple CarPlay et Android Auto compatibles avec la plupart des smartphones. Par la suite, ce modèle sera proposé en version hybride rechargeable puis en version 100 % électrique.

– Chez l’autre coréen, Kia, le lancement de son petit crossover baptisé Niro va s’accompagner d’une première. Ce nouveau modèle proposé sur le segment des crossover compact ne sera commercialisé que dans une version hybride développée par la marque. Long de 4,36 m, il est équipé d’un moteur de 1.6 GDi de 105 ch associé à un moteur électrique de 43 ch et à une boite de vitesse DCT6 à double embrayage. Ce petit SUV disposera d’une autonomie électrique de 20 km. Une version hybride rechargeable ou « plug-in » devrait suivre.

A noter que ce constructeur proposera au second semestre une version hybride rechargeable de sa berline familiale Optima. Celle-ci adoptera un moteur essence de 156 ch ainsi qu’un moteur électrique de 50 kW pour une puissance cumulée de 205 ch et un couple de 375 Nm. L’optima aura en mode électrique une autonomie de 54 km et une vitesse maxi de 120 km/h. Elle est annoncée pour des émissions de 37 g/km de CO2. 11 modèles hybrides et électriques sont attendus dans la gamme Kia d’ici cinq ans.

– Enfin, la marque Skoda annonce à son tour l’arrivée de modèles hybrides dans sa gamme. Son concept Skoda VisionS présenté début mars introduit non seulement un SUV dans la gamme de la marque Tchèque mais également la technologie hybride. Plutôt séduisant, ce modèle de 4,70 m de long sera doté de 3 rangées de sièges permettant jusqu’à sept passagers. Il devrait être proposé avec des motorisations 1.4 TSI 125 et 150 ch ainsi que 2.0 de 180 ch ou en diesel avec le moteur 2.0 TDI de 150 et 190 ch. La version hybride rechargeable AWD sera, elle, proposée équipée d’un moteur 1.4 TSI de 156 ch, un moteur électrique de 40 kW et une boîte à double embrayage 6 rapports.

Dossier réalisé par Jean-Pierre Lagarde

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